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De l’occlusion au niveau de l’angle colique gauche

Revue de gynécologie , 1903.

L’angle splénique du côlon est le siège d’une variété spéciale d’occlusion qui parait indépendante de toute altération pathologique

paroi de l’intestin.

Si la réalité de ces occlusions a pu être mise en doute, leur existence aujourd’hui paraît indiscutable.

Le mécanisme de ces accidents n’est pas établi d’une façon formelle, mais par opposition à tous les cas où l’occlusion est manifestement secondaire à une lésion apparente, nous proposonsd’englober les divers faits se rapportant à cette variété sous le nom d’occlusions

Cette dénomination laisse entendre que l’intestin trouve dans les dispositions anatomiques particulières à cette partie de son trajet les conditions favorables à la production de l’occlusion sans lésions pathologiques, bien qu’elle ne se réalise que chez de rares sujets et à la

Si lemécanisme ordinairement invoqué d’une coudure simple n’est pas invraisemblable, il convient d’admettre comme plus rationnel encore un autre mode de production des accidents d’après lequel il se produirait un déplacement du transverse vers la gauche tel qu’il y aurait à la fois coudure horizontale et torsion de l’angle colique.

■ Parmi ;les signes qui éventuellement peuvent, dans une, certainemesure,'guider le diagnostic toujours I difficile des occlusions de

l’angle colique gauche, il convient de retenir la distension du transverse, donnant lieu à la production d’unë tumeur gazeuse sùs-ombilifcalè, signe qui pourtant, a priori, doit être inconstant et qui, s’il existe, nè saurait être regardé comme pathognomonique.

La fistulisation temporaire du gros intestin est l’expédient salutaire en cas de crise aiguë. Elle laisse le temps d’aviser et d’examiner tout

opération, jusqu’à nouvel ordre, ne parait pas formellement indiquée

ment nécessaire des occlusions intermittentes et récidivantes de l’angle colique gauche.

2t. Kyste du pancréas. —Thèse de Tulasne, 1899.

la malade fut observée pour la première fois, elle présentait les signes d’une hémorrhagie interne, et l’on pensa à une inondation péritonéale ayant pour cause la rupture d’une trompe gravide. L’ouverture du ventre permit d’évacuer une très grande quantité de liquide hématique, et montra l’intégrité absolue des annexes et de tout ce qu’on put reconnaître des viscères abdominaux. L’état fort inquiétant de la malade ne permit pas d’ailleurs de pousser très loin cet examen. L’opérée se remit rapidement.

Six mois après, elle revint avec une tumeur sous-hépatique où l’on soupçonna un kyste pancréatique, et la laparotomie suscitée par ce diagnostic aboutit à la marsupialisation de la poche au-dessus de

Une fistule persista longtemps, donnant issue à un liquide rappelant le suc pancréatique. Je me proposais d’aboucher cette fistule dans l’intestin grêle, créant ainsi une sorte de conduit pancréatique

La malade ayant succombé plus tard à une cirrhose hépatique, j’ai pu préparer la pièce ; elle montre que la guérison a été obtenue grâce à un énorme processus d'adhérences comblant l’arrière-cavité des épiploons.

Le pancréas est modifié dans sa forme, sa consistance et son aspect. Il présente aussi quelques lésions microscopiques, mais qui ne permettent nullement d’attribuer au kyste une origine néoplasique.

Dans les hernies dites par glissement, le sac n’enveloppe pas complètement l’intestin et la partie dépourvue de séreuse entre, en contact avec le tissu cellulaire.

que Scarpa a désigné sous le nom d’adhérence charnue naturelle. On peut dire qu’au point de vue de la cure opératoire l’étendue de ces adhérences charnues et leur degré ont aujourd’hui plus d’importance dans la majeure partie des cas, que les adhérences inflammatoires occupant la cavité du sac. Dans les hernies par glissement, la règle est que là difficulté soit en dehors du sac, dans la surface intestinale dépourvue de séreuse.

G’est par là, en effet, qu’elles échappent le plus souvent à une thérapeutique rigoureuse et régulière.

La solution, étant encore à trouver, je me suis efforcé, de tenir, compte des indications de l’anatomie pathologique et de la pathogénie,- et j’ai proposé et appliqué avec succès une technique nou-

i. Epiploïte consécutive à une opération de hernie ombilicale étranglée. Abcès.Fistule consécutive.Laparotomie.Extirpation d’une grosse masse d’épiploon enflammée. Marsupialisation du fond de la cavité suppurante contenue dans cette tumeur épiploïque. Guérison. — Bulletins de la Société anatomique, avril 1899.

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