II. — OBSERVATIONS CLINIQUES ET ANATOMO¬ PATHOLOGIQUES
La fièvre puerpérale d’autrefois et la fièvre puerpérale d’aujourd’hui
(En colîaboralioû avec M. le Df Lauadie-L.\gii.vve.)
L’avènement de la mclliode antiseptique, en obstétrique comme en chirurgie, n’a pas eu seulement pour effet de supprimer la plupart des complications des plaies, plaie chirurgicale ou plaie utérine, et d’abaisser ainsi considérablement la morbidité des opérés comme celle des femmes en couches. Il a exercé son influence à la fois sur la quantild et sur la qualild des infections. Non seulement, en effet, la fièvre puerpérale a aujourd’hui consi-
le temps d’intervenir. Nous décrivons en détail cette septicémie puerpérale atténuée, et nous montrons que, de même, la pyohémie puerpérale que l’on observe aujourd’hui a généralement un début plus tardif, des localisations moins multiples, et guérit le plus souvent. Enfin, la péritonite, jadis deux fois plus fréquente que la phlegmatia, est actuellement deux fois plus rare.
C’est qu’en effet l’antisepsie, alors môme qu’elle n’a pas suffi à prévenir l’infection, la modifie, produisant ainsi des formes mitigées, accessibles à la thérapeutique. Mais fièvre puerpérale atténuée ne signifie pas fièvre puerpérale sans danger, ni guérissant toute seule. Il importe donc de bien connaîtreces formes atténuées de la septicémie et de la pyohémie puerpérales et d’être prévenu de leur curabilité, de façon à intervenir activement et en temps
Péritonite puerpérale généralisée avec érysipèle de la face et du pharynx. Apyrexie
tion, aucun autre travail d’ensemble n’avaient alors paru en France sur cette question.
Après une période d’invasion de quelques jours à plusieurs semaines de durée, caractérisée par une courbature générale, avec phénomènes d’embarras gastrique, surviennent des douleurs musculaires quelquefois atroces, accompagnées d’une raideur permanente des muscles atteints. Bientôt se produit un œdème dur, frappant à la fois la peau et les muscles, et parfois assez accusé pour doubler le volume d’un membre. Enfin, il s’y ajoute presque toujours un exanthème d'aspect variable (rougeur érysipéloïde, roséole, urticaire, purpura, etc.). Des sueurs profuses, une fièvre sans type régulier, intermittente ou rémittente, mais jamais très élevée, enfin l’hypertrophie de la rate, complètent le tableau.
Ce sont d’abord les muscles des membres inférieurs, surtout ceux des mollets, qui sont atteints. Puis ce sont ceux des membres supérieurs, souvent ceux du tronc, parfois même ceux du cou et de la face. Mais la marche ne présente aucune régularité.
semés de petits foyers hémorrhagiques, avec naire périfasciculaire et atrophie, état troub laire, ou graisseux, des fibres musculaires, névrite.
5, congestionnés, parî infiltration embryon-
il s’agissait presque toujours du streptocoque.
L’étiologie est des plus disparates. L’alTection survient soit à la suite de maladies infectieuses les plus diverses, soit après une intoxication, soit enfin sans cause appréciable.
S’agit il d’une maladie spéciale, autonome?Nous croyons plutôt qu’il faut considérer la polymyosite comme un syndrome clinique
l’absence constante de lésions valvulaires et d’antécédents rhumatismaux, le siège habituel à la pointe, sont autant d’arguments à l’appui de celte pathogénie.
Le rein cardiaque peut aboutir à l'atrophie. Mais les grosses bosselures de sa surface, son aspect cyanolique, les étoiles de Verheyen gorgées de sang, la presence fréquente d’un ou plusieurs infarctus, la prédominance de la sclérose dans la substance médullaire, ne permettent pas de le confondre avec la néphrite interstitielle ordinaire. En revanche, cliniquement, les symptômes observés (hypertrophie du cœur, bruit dtf galop, absence d’arliythmie, ainummurie) sont de nature à en imposer pour une sclérose rénale primitive, et l’erreur a été plus d’une fois commise.
Granulie avec microsplénie
Observation do granulie généralisée, chez un homme de quarantesix ans, avec une rate extrêmement petite, malgré l’absence de toute déperdition aqueuse ou sanguine.
biliaires. Appendicite suppurèe. Rate