I. — MOELLE
Hématomyélie par décompression brusque (maladie des
Syndrome de Brown-Séquard et syphilis spinale. Itemede Médecine, 1903, p. 1015.
Accidents laryngés tabétiques, contribution à l’étude des lésions. Société de Biologie, 21 novembre 1003.
1“ Hématomïélies.
A. Étiologie. — La division classique en hématomyélieS:
l’aboutissant, le collecteur d un système complexe et ténu d’espaces lymphatiques. Lorsqu’on produit chez l’animal des hémorragies légères, il est fréquent de voir, dans la substance centrale, les globules rouges cheminer par les gaines périvasculaires et les interstices du tissu, dans la direction de l’épendyme. Et parfois on trouve de ces globules dans le canal central, sans que l’épithélium, examine avec soin sur une longue série de coupes, paraisse lésé.
M. Guillain, expérimentant chez l’animal, a vu de même les granulations d’encre de Chine injectée dans la moelle passer dans le canal central.
Depuis longtemps, déjà, on avait décrit des hématomyélies limitées à la région centrale de la moelle, mais s’étendant sur une grande hauteur (hématomyélies tubaires de Levier). Le mode de propagation de ces hémorragies avait donné lieu à différentes controverses.
Sauf exception, c’est dans le canal central ou son voisinage immédiat que le sang se répand en pareil cas. Il n’y a là que l'exagération d’un fait banal : en effet, quand le foyer est très limité, en s’éloignant de la lésion initiale, on peut.toujours suivre le sang dans l’épendyme jusqu’à un niveau oü on ne le rencontre plus dans le parenchyme de la moelle.
Les foyers hémorragiques offrent à considérer soit les seules lésions destructives causées par l'épanchement, soit aussi des lésions concomitantes ou préexistantes (ramollissement, myélite, tumeurs).
L’interprétation des phénomènes tardifs présentés par certains malades atteints d’iiématomyélie est à l'heure actuelle l’un des points de cette question qui a excité le plus d’intérêt. Cet intérêt se lie surtout aux théories pathogéniques de la syringomyélie d’origine traumatique.
guer facilement de la myélite aiguë. On sait aujourd’hui que les hématomyélies spontanées sont infiniment rares, et que leur début n’est pas nécessairement soudain. Par contre il existe des myélites apoplecliformes, ce qui fait que le diagnostic de l’hématomyélie ne peut reposer sur sa seule évo-
2“ Commotion médullaire.
A. Anatomie 'pathologique. — Mes expériences m’ont permis
Schmaus en 189Ü (dégénérescence des cylindre-axes avec intégrité relative de la gaine de myéline), des foyers hémorragiques multiples, mais très limités chacun. U s’agit le plus souvent de simples extravasations sanguines, suites de la: congestion intense de la moelle que produit la commotion.
mentalion nette, mais légère, des noyaux névrogliqnes dans la région de la moelle soumise aux commotions (cobaye).
temps qui varie de quelqu suivant l’intensité du coup ] Lorsqu’elle a disparu, on conditions.
Mais lorsqu'on poursuit
rique ; cloches à plongeurs, caissons à air comprimé, scaphandres, etc. J’ai rapporté l’observation d’un malade frappé de paraplégie, flasque d’abord, puis spasmodique, à la suite de l’explosion d’un caisson dans lequel il travaillait. La différence brusque de pression à laquelle il fut soumis était de deux atmosphères et demie. On sait que chez l'animal, comme Paul Bert l’a montré, il faut des différences beaucoup plus
MYÉLITE TYPHIQUE
abolition des réflexes, incontinence des sphincters, eschares. La durée fut d'un peu plus de trois semaines. Les phénomènes nerveux étaient apparus vers le cinquième jour de la
Le sérodiagnostic, plusieurs fois pratiqué, et l'autopsie montrèrent qu'il s’agissait bien d'une fièvre typhoïde. Le système nerveux central et divers nerfs périphériques furent étudiés systématiquement.
Les désordres étaient à leur maximum dans la région lom-;
région sacrée. On constatait une inflammation diffuse, débutant au Yoisinage de la pie -mère et le long des vaisseaux, avec réaction névroglique manifeste. De plus l’épithélium épendymaire était entouré d’une zone de prolifération active des cellules névrogliques.
Les cellules du groupe antérieur des cornes motrices présentaient des lésions de chromatolyse variable, avec neuronophagie, allant ju.squ’à la disparition complète.
La substance blanche antéro-latérale était atteinte des lésions ordinaires de la myélite aiguë, avec état vacuolaire {Blasiger Zustand de Leyden). Lésions insignifiantes des nerfs périphériques.
Donc la fièvre typhoïde peut réaliser une myélite aiguë au même titre que les autres infections. Il est intéressant de noter l’intensité de la réaction névroglique observée dans ce cas surtout au voisinage du canal central.
Étude comparée des autres cas publiés.
résultats de ces examens ne sont pas concordants; tantôt ce sont âes lésions des nerfs, surtout des récurrents, qui prédominent, comme dans les recherches de MM. le prof. Dejerine et Petren, de Schlesinger, de Grabower, d’Oppenheim, tantôt
cornage, dû à une paralysie typique des abducteurs, constatée dès le début à l’examen laryngoscopique. Cette paralysie et le cornage persistèrent à peu près sans changement pendant six mois, puis survint un ictus laryngé dont on put sauver le
racines du pneumogastrique et du spinal atteintes de lésions insignifiantes. Lésions très légères des récurrents, et considérables des laryngés supérieurs.
V SïSDIlOME DE BnOWS-SÉQUAnn ET SYPniLIS SPINALE
11 s’agit d’un cas de myélite aigué apoplectiforme chez un syphilitique avéré, ayant évolué sous la forme d'un syndrome de Brown-Séquard presque pur. Mort au bout d’un mois, le syndrome persistant.
Histologiquement, méningo-myélite aiguè, du type hyperé-
bral clans un autre travail, consacré à la critique de différentes théories. Il semble aujourd’hui bien démontré que la commotion résulte surtout de phénomènes vaso-moteurs.
Les antécédents nettement hystériques, l'évolution des phénomènes, la guérison, permettent d'éliminer l’hypothèse d'une paralysie générale aveu rémission.
m. — NERFS PÉRIPHÉRIQUES
pallo^én