DIABÈTE
État du pancréas dans certaines glycosuries toxiques, Intégrité des îlots de Langerhans. Société de Biologie,
Société de Biologie, 7 novembre 1903.
Glycosuries toxiques de longue durée. État du pancréas. Société de Biologie, 7 novembre 1903.
On sait que depuis quelques années l’étude des îlots de Langerhans a pris, dans l’anatomie pathologique du diabète pancréatique, une place primordiale. Les travauxde Laguesse, Opie, Ssoboiew, Herter, Herzog, Weichselbaum et Slangl ont
diabète. D’autres fois les îlots se^sont montrés indemnes.
Certains auteurs ont été tentés de négliger les faits négatifs, et ont considéré les îlots de Langerhans comme les
celle destruction physiologique du sucre, sans laquelle apparaissent l’hyperglycémie et le dmbète.
Cette idée est trop absolue; ce que l’on savait déjà des
sont diminués de volume; les espaces normaux entre la périphérie de l’îlot et le tissu glandulaire voisin d’une part, et entre les travées cellulaires de l’autre, sont légèrement élargis; le protoplasma cellulaire egt clair et très pauvre en granulations, les noyaux sont normaux.
11 ne s’agit donc pas là de lésions, mais peut-être de phénomènes analogues à ceux qui se passent au moment du fonctionnement dans les cellules des glandes sécrétantes.
Ainsi les îlots de Langerhans nous apparaissent comme des organes qui interviennent, selon toute vraisemblance, dans les phénomènes normaux de la glycolyse. Mais ils n’en sont point les seuls agents, et les glycosuries .toxiques, certaines glycosuries spontanées de l’homme tout au moins, peuvent exister sans aucune lésion des îlots.
Pourtant il serait peut-être prématuré d’admettre que les différentes glycosuries dont il vient d’être question n’ont entre elles aucune espèce d’intermédiaires. Après avoir montré que les glycosuries toxiques transitoires laissent intacts les îlots, j’ai observé de semblables glycosuries survenues, non point aussitôt après l’intoxication, mais seulement douze à quinze jours plus tard, et ayant persisté pendant plu-
Dans ces derniers cas, les îlots étaient le siège d’un processus de réaction légère, mais net. Leur aspect était assez semblable à celui que l’on a rencontré parfois dans le diabète pancréatique au début.
Pourquoi cette réaction? Peut-être peut-on supposer que l’existence d’une hyperglycémie permanente dont le pancréas n'était pas cause provoquait, par une sorte de réflexe, la suractivité fonctionnelle des îlots pancréatiques?
diminution de la valeur globulaire signalée depuis longtemps par le prof. Lépine.
Sur les 21 cas, 16 fois la valeur globulaire était au-dessous de 0,90, cinq fois elle était entre 0,90 et 1. Dans 4 de ces 5 cas il y avait eu des hémorragies récentes et dans le cinquième il existait un envahissement cancéreux de la rate.
Les 16 cas se répariissaient de la façon suivante (moyennes de plusieurs examens) :
Valeur globulaire entre 0,80 et 0,90 ... d cas
Donc, dans 13 cas, valeur globulaire inférieure à 0,70.
La densité du sang, évaluée par la méthode de Hammerschlag, a varié pour ces 21 cas entre 1036 et 1033.
La sédimentation, par la méthode de M. Marcano, a donné des chiffres s’étendant de 40 (maximum) à 24 (cas du malade dont la valeur globulaire était de 0,38). On sait que 30 est le chiffre normal.
J’ai trouvé chez 3 malades de la leucocytose avec équilibre normal, 10 fois de la polynucléose nette (allant jusqu’à 83 p. 100), 2 fois une mononucléose légère, une fois une forte mononucléose (43 p. 100 de lymphocytes). C’est dans le cas de cancer propagé à la rate. Il y avait toujours un petit nombre d’éosinophiles (diminution ou absence complète).
dans le sang de chien normal, en moyenne dans la proportion de 20 p. 100 des leucocytes. Après Tingeslion thyroïdienne, ils augmentaient régulièrement, de manière à atteindre en moyenne 35 p. 100 au bout des premières vingt-quatre heures, et jusqu'à 45 p. 100 après plusieurs ingestions quotidiennes.
Chez la chèvre, le chiffre normal des mononucléaires était plus élevé; il oscillait entre 40 et 45 p. 100. Après l’absorption d’extrait thyroïdien, il s’est élevé à 55, 60 et même 74 p. 100, à la suite de doses répétées de glande, données par ingestion.
L'injection sous-cutanée a donné des résultats moins nets,
cessus locaux, mais néanmoins les injections, aussi aseptiques que possible, se sont toujours accompagnées de mononu-
Chez le chien, la mononucléose s’est manifestée surtout par
longue que celle de l’hyperglobulie. Tandis que, trois jours après l’absorption de corps thyroïde, les globules rouges étaient revenus à leur taux normal, la formule leucocytaire artificiellement créée se maintenait en s’atténuant progressivement, pour ne disparaître qu’au bout de plusieurs jours.
4“ Électrisatiox du soiatiqoe.
M. le prof. Lépine avait déjà constaté que le sang des chiens chez lesquels on vient de pratiquer la faradisation du sciatique renferme une quantité anormale de globules blancs. J’ai constaté que cette hyperleucocytose est constante. Elle semble débuter peu d’instants après l’électrisation, sans hypo-
maximum. On trouve alors un chiffre de leucocytes de t/2 à 2/3 plus élevé qu’avant l’expérience (20000 contre 12000, 28000 contre 18000, etc.). Puis l’hyperleucocytose diminue lentement, pour disparaître au boutde trois jours à peu près. Celte leucooytoso a toujours été une polynucléose, dont le
y avait alors 85 à 90p. 100 de polynucléaires, contre 10 p. lOO à l’état normal. Dans un cas la polynucléose s’est élevée à 95 p. 100.
Cette polynucléose est moins durable que la polynucléose elle-même ; pendant la phase de régression de la leucocytose, on voit augmenter rapidement le chiffre des mononucléaires. Parfois même l’effort vers le rétablissement de l’équilibre leucocytaire dépasse le but, fait banal dans les polynucléoses accidentelles.
La leucocytose et la polynucléose sont augmentées de la