I.— MALADIES CÉRÉBRALES ET MENTALES
rentes théories. Il semble aujourd’hui bien démontré que la commotion résulte surtout de phénomènes vaso-mo-
La découverte par Obersteiner de l’innervation des fins vaisseaux cérébraux a mis en évidence ces phénomènes.
culaire, hémispasme glosso-labié gauche. Persistance poraire d’une anarthrie légère, disparition complète des es symptômes, puis rechutes à plusieurs reprises, sans
saux qui apparaissent sur les ongles, surtout des pouces,
diminuée, c’est-à-dire à un trouble de la nutrition générale.
Ces faits, bien connus en pathologie animale, ont été particulièrement étudiés par M. le professeur Arloing dans sa thèse d’agrégation. Ils présentent, dans le détail, quelques particularités intéressantes, l’absence de sillon pouvant, à un examen superficiel, être interprétée comme l’indice d’une santé régulière, alors qu’il s’agit en réalité d’une longue période de nutrition restreinte.
En suivant des malades pendant plusieurs mois, j’ai remarqué un rapport curieux entre les oscillations du poids et la forme des sillons. On en peut déduire la grande
sujets.
5° Pression artérielle chez certains aliénés
pression est basse, entre 12 et i 3 . Dans la mélancolie simple, nous avons, observé une hypotension légère, de 14 à 17, parfois très influençable par la spartéine.
Dans les états anxieux, nous avons trouvé dans quatre observations suivies avec soin une pression constamment
malades une baisse rapide de la pression jusqu’à la nor-
particulier de la théobromine. Cette baisse de la pression s'est accompagnée chaque fois d’une amélioration de l’état mental.
De même, dans un certain nombre d’états confus, nous
penser quel’anxiété, phénomène bulbaire comme l’a montré M. Brissaud, pourrait bien être parfois en rapport avec un certain degré d’imperméabilité du rein, de même que certaines manifestations d’angine de poitrine.
. Il est à noter que ces troubles, passagers ou durables, de la perméabilité rénale, peuvent ne s’accompagner d’aucune albuminurie. Nous avons rencontré de nombreux exemples d’une telle dissociation des actes morbides du rein , suivant l’expression du professeur Dieulafoy.
6“ Rétrécissement mitral spasmodique
Chez trois malades, mélancoliques anxieuses, j’ai trouvé les signes incomplets d’un rétrécissement mitral et seulement pendant le temps où le trouble de leur système nerveux était le plus marqué. Il s’agissait, selon toute vraisemblance, d’un faux rétrécissement : l’absence de dédoublement du deuxième bruit, l’absence de la dureté du
deux cas, fibro-sarcome englobant le nerf auditif, dont il dissocie les fibres dégénérées. Tumeur adhérente au trou auditif interne, élargi par elle, comprimant le fafcial et l’in-