FOIE
Ictère grave par atrophie jaune aiguë du foie (avec H. le doo-r teur Détienne). Société anatomique, 51 janvier 1896 p. 101, et la Presse médicale, 30 mal 1896 p. 257.
Dans cette observation publiée avec M. le docteur Détienne, nous relatons l’histoire d’une femme de vingt-trois ans qui, à la suite d’une vive contrariété, est atteinte d’un era&arras gastrique, bientSt compliqué d’un ictère variable d’intensité, avec des Intermittences de coloration légère et de décoloration des matières féoales. Après vingt-cinq jours d’iotère constant, elle est prise brusquement d’attaques convulsives et meurt dans le coma en trente six heures. La température est restée à 37°.
A l’autopsie, le foie pèse 600 grammes et présente l’aapeot caractéristique de l’atrophie jaune aiguë. Les lésions cellulaires avec dislocation de la^travée hépatique atteignant une intensité extrême. Les conduits billiaires perméables présentent des
APPAREIL RESPIRATOIRK
ün cas de bronchite Tjseudo-menbraneuae ou mieux, muooeaembra neuse chronique laveo ii. ri. Paillard) soo. mid. des hôo. e juiiie t'T g a g r"
Il 3’agit d'une malade atteinte de bronchite pseudo-nenbraneuse chronique, ues membranes qu’elle expectore au milieu d’un syndrome clinique caractéristique sont constituées par de la mucine coagulée. Le nom de bronchite muco-membraneuse conviendrait donc à ce cas. La coagulation de la mucine est liée à la présence dans Ses bronches d’un ferment coagulant ou muoinase trop actif. La malade a présenté de nlus, à un □ornent donné, des productions muco-nembraneuses dans les selles. itous avons trouvé, en outre de la muoinase dans le sang. Il semble donc que nous avons affaire à un.trouble vénérai de l’élaboration de oe ferment.
L’EPREUVE DU VESICATOIRE,
L’énreuve du vésicatoire (avec 'î. le Professeur G.H. Roger, Société médicale des hénitaux, mai 1901 p. 642.
L’étude histolôvlque du liquide contenu dans la phlyctène déterminée par un vésicatoire établit que cette sérosité tient en suspension un assez grand no’^bre de cellules. Chez l’homme normal on trouve une forte proportion de polynucléaires éosinophi-los. Chez les individus atteints de maladies infectieuses, ces cellules sont peu nombreuses, ou font complètement défaut. Elles reparaissent si l’organisme prend le dessus et triomphe de l’infection. L’épreuve du vésicatoire fournit donc de précieuses indications sur l’intensité de l’imprégnation toxi-infeotieuse et cur le mode de réaction des organes hématopoiétiques. On conçoit quel parti on peut tirer de ces renseignem-nts au point de vue du diagnostic et surtout du pronos-
THÈR
Traitement des hémorrhagies intestinales par le chlorhydrate d’émétine , (avec il.É. Lelloir) Soo. méd. des hop. 30 jo,nv.
Nous avons montré dans ce travail que les injections hypodermiques dë chibrhyàrate d’émétine do’^nent de bons résultats dans les hémorrhagies intestinales (fièvre typhoïde, cirrhose hépa-
Sur l’emploi th érapeutique de l’adrénaline . Société médicale des hôpitaïuc, 21 mai l‘}Ô9 p. 961.
jpendioulaire renf des adhérences se le façon à forr.'er Grâce à la méthod c jour les modifie le l’appendice; no
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tud, se rerarilit de nus. Aussi bien ne pourrait-on comprendre la for^.ation de cette cavité close sans inflammation antérieure, oau^e de la lésion oblitérante.
RSCKDRCHES EXPERIMENTALES SUR LES PNEUMOCONIOSES.
Recherches expérimentales sur l'anthracoae pulmonaire (avec M. docteur Paul Clalsse; Société de biologie, lé jullïët 1896, p.
Recherches expérimentales sur l^anthracose t
Recherches expérimentaleç sur les pnetanoconioses (avec M. le ‘ docteur P. Olaisse). Archives de médecine expéMmentale, mars 189':
Ces recherches expérimentales, poursuivies en collaboration ’4 avec M. le docteur Paul Clalsse, ont porté sur 78 animaux. Les .,a séances quotidiennes dans une cage . enfiimée se sont renouvelées , sans interruption du 86 mars au 86 décembre 1896. Nous avons cris | les précautions nécessaires nour éviter la contamination d’animaux sains car des animaux infectés, surtout par des tuberculeux.
L'influehce des pneumoconioses sUr l’éVolution des états j morbides est néplliteable quand lès poussières Inhalées sont de — très Petites dimensions; leur migration à. travers la paroi alvé- ; Claire et dans les tissus pulmonaires se fait alors sans incident.: Au contraire les poussières volumineuses, à surface anguleuse, peuvent se fixer dans les bronchioles; leur histoire est alors :
celle des corps étrangers des voies aériennes: le traumatisme S
local créé par leur présence prépare un terrain sur lequel vont -i se développer les microbes inhalés et produit ainsi des infectionsî secondaires, aigués ou chroniques, qui peuvent avoir une grande s influence sur l^évolution d’un état morbide préexistant, '
Les états morbides n’ont pas d’influence appréciable sur l’évolutlorl des pnetunoconloses s’ils sont de courte durée, mais ' favorisent leur développement s’ils se prolongent. Cette augmen- j tation d’anthracose est explicable dans certaines de nos expériences, où il existe soit des lésions des ganglions lymphatiques,;’ soit des lésions du pneumogastrique. Lee lésions ganglionnaires 'i augmentent la pneumoconiose en entravant la circulation et l’éli- ; mination des poussières par les voles lymphatiques. Les lésions du: Pneumogastrique agissent en ruinant la défense des voies bronchiques supérieures, qui laissent alors pénétrer Jusqu’aux alvéoles une quantité anormale de poussières, et peut-être aussi par les ^
troubles vasomoteurs qu’elles produisent. L’augmentation conBl-^ dérable d’anthracose produite par la vagotomie rend directement apprêt iabls le rôle du pneuaogastriiiue dans la protection liçs voies aériennes, non seulement contre 'les poussières inertes et ■ insolubles, mais contre les poussières vivantes, mitrobiennes, infectantes.
KEOiiEROHES SUR L'HISIOGEJIEaE DU TUBERCULE.-
Moelle osseuse des tuberculeux et histogénèse du tubercule, Thése de Paris, 1898. -;-^-
Histogénèse du tubercule , A rchives générales de médecine* octibre 1898 p. 434.
J’ai étudié expérimentalement le mode de formation du tubeb-• cule dans la moelle des os. Après injection directe, dans le ti- • bia de lapins, de culture de tuberculose, soit humaine, soit aviaire, les animaux étaient sacrifiés au bout de laps de temps variables, et la moelle osseuse examinée histologiquement.
Avant d’exPoser les résultats obtenus, il était nécessaire de discuter les théories émises par les auteurs. Celles-ci se réduisent en somme à deux opinions; les uns admettent que le tubercule se forme aux dépens des éléments migrateurs (leucocytes), les autres soutiennent qu’il est constitué par les cellules fixes (oel-'. Iules épithéliales, cellules fixes du tissu oonjonotif, endothélium vasculaire). A notre avis, ce sont les cellules mésoderntques leucocytes, cellules du tissu oonjonotif, qui englobent les bacilles, mais les toxines sécrétées par oes microbes peuvent agir sur les cellules épithéliales voisines pour leur faire subir également la dégénérescence épithélioïde.
Au point de yue histologique, toutes les cellules concourent donc à former le tubercule} au point de vue de la lutte contre le germe les cellules mésodermiques Jouent le principal rôle.
Au moment de l’arrivée du bacille, les leucocytes polynuolé-aires cherchent à l’englober; mais ils meurent rapidement; les leucocytes mononucléaires et les cellules du tissu oonjonotif s’emparent alors du germe. Deux évolutions sont possibles: ou'i bien l’organisme triomphe lm”4diatement, et le tubercule ne se ooh'atituera pas; ou bien la victoire.reste au bacille, et alors deux Phases suooessives surviendront : dans la première les cellules se transfor'-'ent en éléments épithélioïdes et le tubercule est oopstitué: ds.ns la deuxième phase, ce tubercule lui-même subit la désinté,vration caséeuse. Mais, à ce moment, encore, l’organisme peut remporter une victoire tardive; si les nombreux leucocytes qui entourent le foyer et y pénètrent resteht le plus souvent impuissants, il est un autre procédé qui peut déterminer la limitation de la lésion et la mort du bacille enfermé dans les altérations qu’il a produites ; o’est la sclérose qui résulte de l'épaiBslssenent de la trame fondamentale du tissu.
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La section du sciatique ne donne que des résultats inconstants, car ce nerf contient des fibres antagonistes, des fibres vaso-motrices dont la paralysie favorise la guérison, des fibres sensitives dont la destruction entrave la restauration et facilite la gangrène.
Les toxines du Prûteus, injectées sous la peau de l’oreille après ligature des veines, provoquent des oedèmes étendus, des abcès et, si l’on a coupé les nerfs sensitifs, de oetlts points de gangrène.
Dans les abcès anciens consécutifs à des inoculations virulentes, on peut ne dus rencontrer de microbes vivants: ceuxci ont été détruits par l’organisme. On conçoit ainsi la stérilité de certaines suppurations chez l’homme.
Six gouttes de culture avalent suffi cour déterminer la mort de 1 animal en quatre jours. C’est par des passages suooessifs, continués pendant un an, qu^on est arrivé à exalter la virulenoe du parasite et à le rendre apte à tuer rapidement le î,apin, à très petites doses, en produisant des lésions vlsoéreûes oonsidé-
del^ inanition sur la résistance à 1 * infect 1 on co l i - ;;î
Sâ£ii£âi£®V®^^sôM7Të~FrôfëiüürG7in~5ôgëFn~§ôônT?"''3ê~bTôl Ogie, 7 juillet 1900, p. 696.
L’inanition, qui modifie si urofondément l’état anatomique de ; oertalns^organes dont le rôle dans la défense de l’organisme oom- ' raenoe à être bien connu, déterminera-t-elle des changements à la résistance des animaux contre l’infeotion î Telle est la question que nos recherches antérieures sur les modifications de la moelle . osseuse dans l’inanition :(Sooiété de biologie, 5 mai 1900) nous ont amené à reprendre. Ayant constaté, en effet, que le tissu médullaire orolifêiîp» abondamment sous l’influence du jeûne, il nous semblait que l’animal ainsi uréparé devait être plus apte à lutter aveo avantage contre l’aotion nocive des microbes. Or, tous les auteurs qui ont étudié l’influence de l’inanition sur l’évolution des infections sont arrivés à des oonolusions contraires à oe que la théorie noua faisait prévoir. Oanalis et Morpurgo ont démontré que les animaxnc privés d’aliments résistant moins bien que les témoins aux inoculations microbiennes.
Les résultats sont tout à fait différents, si l’on opère sur des animaux qui, après avoir subi une assez longue inanition, ont été remis, pendant quelques jours, au régime ordinaire. Dans oes conditions, la sésistanoe est augmentée d’une façon notable, au moins vis-à-vis du collbaoille.
Les lapins qui ont servi à nos expériences avaient un poids supérieur à 2.000 grammes. Ils ont été soumis à un jeûne absolu pendant cinq à sept jours. Après cette période d’inanition, nous leur rendons des aliments; trois à onze jours plus tard, nous pratiquons une inoculation intraveineuse d’une culture de Baoterium ooll ainsi qu’à des témoins de poids égal ou inférieur. Sur les cinq animaux qui ont été soianis au jeûne, un seul a succombé: il est mort cinq jours aurès l’inoculation, alors que le témoin,i qui nesnit 325 Grammes de plus, a suooombé en trois heures. Sur les cinq animaux "ténioins, un seul a survécu; encore est-il qu’il a maigri de grammes et qu'il a été extrêmement malade, alors iiue l’animal qui, avait jeûné est resté bien portant et n’a perdu que 150 grammes.
Les autres expériences sont enoÊar^ plus nettes puisque les témoins sont morts et que les animaux inanltlés ont survécu.
Ces faits comportent une application en pathologie expéri-
nâllne à 1 r>. 1000 dans la veine de l’oreille d’un lapin pesant :i P.'SOO à P.?^00 Kra'^es, on volt les veines auriculaires du côté oooosé diminuer de volume au bout d’une ou deux minutes; en même / temos, ou oarfols un peu olus tard, la vaso-oonstriotion se pro- v duit du opté où l’injection a été faite. Bientôt les veines dis-,' paraissent presque complètement, et on u’aprlve qu’à grand’peine •' a^en faire sourdre un peu de sang après inoiaion. L’oreille est j pâle, à cause de la contraction des capillaires. L’artère médlame est rigide, tendue, en fil de fer.
La même expérience donne des résultats absolument semblables chez les lapins auxquels on vient d’arracher le ganglion cervical supérieur du grabd sympathique. Une ou deux 'minutes aprèq que iHnjeotlon de quatre à six .gouttes de la solution d’adrénaline a 1 p 1.000 a été poussée dans la veine marginale du côté non énervé, on voit les vaisseaux du côté opéré, qui étaient dilatés au maximum, se oontraotet et se vider. Bientôt les deux oreilles deviennent tout à fait exsangues. j