IV. - RECHERCHES SUR LA. CYTOLOGIE DES CYANOPHYCÉES ET DES BACTÉRIES
La question de la structure des Cyanophycées et des Bactéries présentait une grande importance au point de vue de la Biologie générale. En effet, ces deux groupes étaient, au moment de mes recherches, les seuls organismes chez lesquels on n’avait pn encore différencier un noyau d’une manière évidente. Il était donc du plus haut intérêt de savoir si ces organismes renferment un noyau ou si, comme quelques-uns le prétendaient alors, ils seraient déponrvus de tout élément nucléaire et feraient en cela exception à la règle partout ailleurs constatée. C'est ce problème que j’ai essayé de résoudre dans cette série de recherches. J’ajoute que la solution de cette question, dans les Bactéries, pourrait apporter de précieux renseignements sur la connaissance de ce groupe, peut-être hétérogène, dont la position systématique et la phylogénie restent absolnment inconnues.
A. — STRüCTUEïf ET NOYAU DES CYANOPHYCÉES [28, 29, 30, 32, 202, 205, 211].
La question de la structure des Cyanophycées était très discutée depuis fort longtemps. Bütschli avait observé, dans les Cyanophycées, un corps central, formé d’un cytoplasme alvéolaire, se distinguant du reste de la cellule par sa chromaticité plus accentuée, ainsi que par la présence dans sa trame de nombreuses granulations très chromophiles, désignées sous le nom de grains rouges, en raison de leur métachromasie (coloration rouge avec la plupart des teintures bleues). Ce corps central occupe la plus grande partie de la cellule, le reste étant réduit à une mince couche corticale de cytoplasme peu chromophile, à structure plus finement alvéolaire. Bütschli assimile le corps central à un noyau de structure primitive dont les grains rouges représenteraient les grains de chromatine. Pour Massart et Zacharias, le corps central ne représente, au contraire, qu’une partie de la cellule où s’accumulent des produits de réserve (grains rouges). Au moment où j’ai commencé mes recherches, cette opinion venait d’être
grossit peu à pfeii et finalement se transforme en spore (flg. 31 : 4 à 7). La spore ne semble pas dériver de la condensation des grains chromatiques ou tout au moins ne dérive que d’une partie seulement de ces grains. Parvenue à maturité, la spore possède une membrane qui fait obstacle à la pénétration du colorant (fig. 31 : 7).
A aucun stade du développement je n’ai observé la moindre trace d’un noyau. Les noyaux décrits par certains auteurs correspondent aux corpuscules métachromatiques ou aux figures deformation des cloisons transversales. L’hypothèse la plus vraisemblable est, à mon avis, de considérer les Bactéries, avec Schaudinn, comme renfermant de la chromatine plus ou moins mélangée au cytoplasme, différenciée parfois à l’état de grains, et se précipitant lurs de la sporulation pour former la spore qui serait en majeure partie constituée par de la chromatine.
Je ne pense donc pas qu’il existe un noyau dans les. Bactéries que j’ai étudiées : mais je me garderai de généraliser, car il est possible que, dans le groupe peut-être hétérogène dos Bactéries, certaines espèces possèdent un noyau. Depuis mes recherches, la question de la structure des Bactéries n’a pas beaucoup progressé. Mon hypothèse n’a jamais été infirmée. Tout au contraire, les plus récentes recherches de Swellengrebel, Dobell, Pénau, etc., n’ont fait que la confirmer. Dans mes recherches, je liai pas trouvé de caractères qui puissent permettre de rapprocher les Bactéries des A. Guiluerjiond 8
YII. - RECHERCHES
SUR LES CONSTITUANTS MORPHOLOGIQUES DU CYTOPLASME ET SUR LES PRODUITS DU MÉTABOLISME CELLULAIRE