FONCTIONS DANS L’ENSEIGNEMENT
CHARGÉ DU COURS DE MATIERE MÉDICALE PENDANT DEUX ANNÉES SCOLAIRES (1921-1922) (1924-1925)
Thèses eflectuées sous la direction de M. A. Goris pour les grades de docteur en pharmacie et de pharmacien supérieur :
A. Larsonneau : Recherches sur les alcaloïdes volatils des feuilles de Belladone ; leur importance dans l’appréciation de la valeur de cette drogue. 47 p., in-8», 1922 {Th. Duct. Un.).
P. CosTŸ ; Uréase et urée chez les Champignons supérieurs. 88 p., in-8“, 1923 (Th. Doct. Un.).
H. Deluaed : De l’influence des radiations solaires sur le développement de la Belladone et sur sa teneur en alcaloïdes. 62 p. in-8o, 1922 (Ih. Doct. Un.). A. Liot : Culture du Bacille pyocyanique sur milieux chimiquement définis. 72 p., in-8“, 1923 (Th. Phann. Sup.).
M. Métin : Sur la variation de la teneur en alcaloïdes de Aconitum Napellus [à l’impression] (Th. Doct. Un.).
Ces thèses ont été l’objet des récompenses suivantes :
Prix Gobley (en partie), à la Faculté de Pharmacie (1923). Thèse Liot, thèse
COSTY.
Prix des thèses à la Société de Pharijiaeie [1923] (section Sciences naturelles).
Médaille d’or : Thèse Liot. Médaille d’argent : Thèse Costy.
Prix Vautrin-George, à l’Académie de Médecine (1924). Thèse Liot.
Prix Desportes (en partie), à l’Académie de Médecine (1924). Thèse Larsonneau.
1921 {suite)
Caractérisation de petites quantités de pyridme (en col aboration avec
M. A. Larsonneaü). - Bull. Sc. Pharm., 28, 497, 1921.
Sur la composition chimique des feuilles de belladone (en collaboration avec M. A. Larsonneaü). - Bull. Sc. Pharm., 28, 499-503, 1921.
• Sur la nature des alcaloïdes contenus dans l’extrait belladone (en collaboration avec M. Çostt). - Bull. Sc. Pharm., 28 545-549 1921. Nécrologie : EmileB ourquelot. — &. Pharm.. 28, 305-339, 1921.
L’Hvoscyamine et son sulfate ; préparation et racémisation (en collaboration avecM. Gosty). — Bull. Sc. Pharm., 29, 113-121, 1922.
Influence des radiations solaires sur la culture de la Belladone et la formation des alcaloïdes dans les feuilles (en collaboration avec M. Deeüard). — C. B. Ac. Sc., 174, 188-190, 1922; Bull. Sc. Pharm., 29, 74-76, 1922.
Nouvelles observations sur la culture du Bacille pyocyanique sur milieux artificiels définis (en collaboration avec M. Liot). — C. B. Ac. Sc., 174, 575-578, 1922.
Sur l’uréase et l’urée chez les Champignons (en collaboration avec M. COSTY). - C. B. Ac. Sc., 175, 539-541; 998-999, 1922.
Importance des sels ammoniacaux organiques dans la production de la pyocyanine par le Bacille pyocyanique (en collaboration avec M. Liot) . — C. R. Ac. Sc., 176, 191-193,1923.
Sur l’uréase des Champignons (en collaboration avecM. Costy). —C. if. Ac. Sc., 176 , 412-414, 1923.
Urée et uréase chez les Champignons supérieurs (en collaboration avec M. Costy). — Bull. Sc. Pharm., 30 , 65-76,1923.
Sur la composition chimique du Monotropa Hypopitys L. — C. R. Ac. Sc., 176 , 1826-1828,1923.
Constitution chimique du Bacille tuberculeux et milieux synthétiques de culture. Revue. — Revue de la tuberculose (3° sér.), 4, 279-297, 1923.
Sur l’importance du dosage de quelques médicaments galéniques (en collaboration avec M. Mascré). — Bull. Soc. Thérap. (4), 28 , 142-145, 1923 ; Bull. Sc. Pharm., 30 , 667-669, 1923.
Sur la recherche de la pyridine (en collaboration avec M. Larsonneau). — Bull. Soc. Chim. (43), 33, 511, 1923. (Réclamation de priorité.)
Diminution du titre en filicine dans les extraits de Fougère mâle (en col- ' laboration avec M. Métin). — Bull. Sc. Pharm., 31, 257-258, 1924.
Sur la composition chimique de la Clandestine (nbte préliminaire). — C. R. Ac. Sc., 178 , 1203-1205, 1924.
Conseils aux étudiants des Laboratoires de Recherches scientifiques (en collaboration avec M. le professeur Perrot) . — Paris, Le François, 39 pages in-8“, 1924.
Sur une méthode d’appréciation de la valeur thérapeutique de l’extrait d’Ergot de seigle (en collaboration avec M. Liot). — Bull. Sc. Pharm., 31 , 379-391, 1924.
Sur la composition chimique des fruits verts de Vanille et le mode de formation du parfum de la Vanille. — C. R. Ac. Sc., 179 , 70-72, 1924.
Variation de la teneur en alcaloïdes des racines d’Aconit (en collaboration avec M. Métin). — Bull. Sc. Pharm., 31 , 330-335, 1924.
Sur la présence de deux alcaloïdes dans YAconitum Anthora L. (en collaboration avecM. Métin). — C. R. Ac. Sc., 180 , 968-969,1925.
Action préventive de l’anthorine vis-à-vis de l’aconitine (en collaboration avec M. Métin). — C. R. Ac. Sc., 180, 1132-1134, 1925.
Sur la composition chimique d’un hybride de YAconitum Anthora L. et de Y A. Napellus L. (en collaboration avec M. Métin). — C. R. Ac. Sc., 180 , 1282-1284, 1925,
Altération des solutions d’aconitine au cours de leur vieillissement (en collaboration avecM. Métin). — C. R. Ac. Sc., 180 , 1443-1445, 1925.
APERÇU UÉNÉRAL
Depuis le dernier exposé de mes titres et travaux scientifiques, rédigé en 1921, l’enseignement que j’ai été appelé à donner et mes recherches ont été consacrés à la Pharmacologie qui, depuis vingt-cinq ans, n’a pas cessé d’être l’objet de prédilection de mon activité.
Au cours de cet enseignement, je me suis attaché à faire des leçons solides plutôt que brillantes. Je me suis efforcé d’intéresser l’esprit des élèves en leur montrant, d’une part, la solidarité des faits ou des notions purement scientifiques et des applications pharmaceutiques et, d’autre part, comment celles-ci sont conditionnées par ceux-là, surtout en matière de droguerie et de pharmacie. J’ai eu la satisfaction de voir le cours suivi assidûment et régulièrement sans que diminue le nombre des auditeurs.
C’est seulement ainsi, me semble-t-il, que l’on peut faire, des étudiants, des praticiens éclairés et consciencieux; c’est aussi de cette manière que l’on peut espérer éveiller chez quelques-uns d’entre eux la vocation scientifique, ou, au moins, le goût des recherches de laboratoire.
J’ai eu à diriger, précisément, quelques jeunes gens qui, sans vouloir consacrer leur vie à la science, désiraient accorder quelque temps à la recherche scientifique. A ces jeunes gens, je me suis efforcé de donner toute l’aide qu’il m’était possible. Et, d’abord, j’ai toujours pris grand soin de ne pas les rebuter en leur imposant une direction donnée, mais de respecter leurs tendances personnelles. Dans le vaste domaine des sciences pharmacologiques, tous ne s’intéressent pas également au même chapitre. Au lieu d’imposer toujours le même type d’étude, j’ai laissé à chaque élève le soin de choisir un sujet conforme à ses goûts. Je me suis, au besoin, parfois écarté de mon propre chemin pour suivre celui qu’il avait élu, me réservant de le guider dans l’établissement de la méthode générale et dans l’application des techniques à appliquer au sujet choisi.
Dans ces conditions, le travail de laboratoire, la thèse, n est plus un pensum dont on s’acquitte sans enthousiasme pour acquérir le titre désiré. L’élève, dont on a respecté l’initiative, conservera, le travail achevé le goût de la recherche; il continuera à s’intéresser au progrès scientifique; parfois, malgré l’éloignement de l’Université, il dérobera quelques heures aux occupations professionnelles pour continuer un travail commencé à l’occasion d’une thèse. Il conservera toujours 1 amour et le respect de la science ; il continuera, parfois, à la servir. .
C’est parce que j’ai respecté les tendances personnelles et l’mitiative de leurs auteurs que les thèses faites sous ma direction depuis trois ans se rapportent à des sujets assez différents (physiologie végétale ou microbienne, chimie et biochimie végétales, pharmacologie).
Moi-même, j’ai travaillé pendant ces trois années dans diverses directions que je puis ainsi classer :
Physiologie végétale et microbienne : culture de la Belladone, rôle des sels ammoniacaux dans la nutrition des bactéries.
Extraction et étude des principes immédiats chez les végétaux : alcaloïdes de la Belladone et de VAconitum Anthora, glucosides de la Vanille, du Monotropa, de la Clandestine, urée et uréase chez les Champignons.
Pharmacologie : importance du dosage des formes galéniques (Fougère mâle. Ergot de seigle); action pharmacologique et rôle phylactique de l’anthorine.
Sous la diversité des recherches que j’ai entreprises depuis vingt-cinq ans, on peut retrouver facilement l’unité profonde de la tendance qui m a guidé. C’est essentiellement au point de vue pharmacologique que je me suis placé, et la pharmacologie ne se prête pas à une spécialisation étroite. Dominée par un but de « finalité thérapeutique ». cette science d application exige de ses adeptes qu’ils sojent rompus à des méthodes, à des disciplines diverses. La multiplicité des points de vue auxquels doit se placer successivement le pharmacologue fait, de la science qu il sert, une des plus vivantes et des plus complexes qui soient; elle exige chez lui une culture scientifique étendue également aux trois sciences fondamentales de la Pharmacologie ; Botanique, Chimie, Physiologie.
A la Botanique, il appartient de déterminer l’origine des drogues végétales. Leur étude morphologique (morphologie externe et anatomie microscopique) s’impose avant tout pour les définir exactement et pour permettre de reconnaître les fraudes ou les substitutions. L’étude des conditions de récolte et de culture des plantes médicinales revient encore au botaniste. , , . ,,
Le rôle de la Chimie n’a cessé de grandir depuis qu’ont été isoles les premiers principes immédiats retirés des êtres vivants. Après les
premières découvertes de cet ordre, l’isolement des principes significatifs des drogues, comme écrivait Dumas, a constitué, pour la Pharmacologie, et à juste titre, le problème fondamental. Il a été résolu pour de nombreux végétaux dont certains principes actifs — des glucosides et des alcaloïdes surtout — ont été, non seulement isolés, mais souvent aussi analysés avec suffisamment de précision pour qu’on ait pu établir leur constitution chimique. A côté de l’étude des principes chimiques définis, il faut retenir celle des principes diastasiques qui interviennent dans la conservation des plantes médicinales et dans la préparation des formes galéniques. La connaissance chimique des drogues a conduit à leur dosage et à celui de leurs formes pharmaceutiques, progrès considérable, car ce titrage permet de mettre à la disposition des thérapeutes des produits qui, pour n’être pas constitués par un mélange en proportions exactes d’éléments définis, possèdent cependant une activité de grandeur connue.
L’intervention de la Physiologie est plus récente. Sans doute, depuis toujours, c’est à leur action physiologique, établie plus ou moins empiriquement, que les drogues naturelles, d’origine végétale ou animale, doivent d’être employées. Mais aussi, les méthodes de la physiologie apportent au pharmacologue un secours précieux ; elles permettent l’étude, parfois la mesure, de l’action pharmacodynamique des drogues dont la composition chimique n’est pas encore suffisamment connue : cela est vrai surtout des médicaments opothérapiques ou sérothérapiques. L’essai physiologique permet encore, avant d’entreprendre l’étude chimique d’un principe ou d’une drogue, de s’assurer que leur action pharmacodynamique est réelle. Poursuivis comparativement aux essais chimiques, les essais physiologiques permettent de discerner la part que prennent, à l’action totale d’un médicament complexe, les divers principes chimiques isolés. Ce rôle de la Physiologie n’est pas de remplacer, de suppléer la Chimie, mais d’aider celle-ci. Il rend possible l’utilisation de drogues précieuses avant que leur étude chimique ait pu être achevée.
Eclairé par la Botanique, par la Chimie, par la Physiologie, le pharmacologiste peut alors réaliser la forme pharmaceutique la mieux adaptée à l’usage thérapeutique et, au cours de cette préparation des formes galéniques, la Physique et la Chimie seront encore les guides nécessaires.
La complexité, la richesse des connaissances scientifiques exigées du pharmacologue ressortent évidemment de cet exposé. Pour ma part, j’ai successivement abordé les diverses techniques, désireux d’éclairer aussi complètement que possible les problèmes qui m’étaient posés.
Je me suis préoccupé de la culture et de la récolte des plantes médicinales (Précis de culture des plantes médicinales, avec Demilly ;
influence des radiations solaires sur la Belladone), ie Udenuficanon anZZlue et delà détermination botanique des drogues (Acontts, Scorodosm!), de \s. localisation des principes actifs chez les oegetaua:,
au’ils renferment ; parmi ceux que j’ai pu extraire ou etudier se trouve .
L principe. ...nique. (koLtine, koLtéine) ; de. gluco..de. e. de. sucre.
(priLvérLe. pri„,ui.vérin. e. prim.vér.ue, gl.cos.d.. de ■''« «
du Monotrop.), de. aldoïde. (Y.léri»e, Aconr.um Au.hor.), de.
(gluecL. et .uere du Primai., offciaali, et, mcompletement,
” Jdcontribué à l'étude de. opéra,iaa. pl,.rm.c.an,,e. rUr la prépara-
non des formes galéniques (lixiviation, stabilisation) ainsi qu a l essai chimique de ces formes (Fougère mâle. Aconit, Belladone, Ergot de Sirop iodotannique), plus rarement de leur essai physiologique (kolatine,
“EnThors des drogues végétales, j’ai éludié, parmi les objets de pan-
^'^DlnVle^doTaine de la bactériologie, enfin, j’ai efi-ectué une série de recherches sur la composition chimique du Bacille tuberculeux et la culu e des espèces microbiennes (Bacille pyocyanique) sur -lieux definis^ Auss je crois pouvoir dire qu’aucun des chapitres de la chimie et de la Pharmacologie végétales ne m’a laissé indifférent aussi bien dans le domine de la Lenc! pure que dans celui de
J’ai tâché de contribuer de mon mieux au progrès de ces sciences je consacrerai dans l’avenir aux mêmes recherches toute mon activité.