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RECHERCHES SUR LES GREFFES CELLULAIRES

RÉSUMÉ GÉNÉRAL

Nous avons été amené, par nos recherches sur la pigmcntalion et les greffes pigmentaires, à nous occuper des problèmes relatifs à la transplantation cellulaire et aux conditions générales de vie et de prolifération des cellules greffées. La méthode des greffes pigmentaires nous a permis, notamment, de suivre l'évolution d’une » inoculation cellulaire » dans des conditions très diverses et d’étudier le devenir, à longue éehéance, des cellules greffées, suivant la qualité de la grcff'e et du terrain.

D’autres recherches nous ont conduit à étudier les greffes autoctones spontanées comme un processus habituel des régénérations, tant au niveau des téguments que des muqueuses : certaines cellules, détachées des bords et transportées spontanément (par décalque notamment) au centre d’une plaie, y constituent autant de centres nouveaux de prolifération, processus naturel non encore décrit qu’il y a lieu d’imiter thérapeutiquement.

L’évolution des greffes muqueuses expérimentales nous a, d’autre part, donné des résultats susceptibles d’applications à la thérapeutique chirurgicale ; au niveau de l’estomac, de la vessie, de la vésicule, ces greffes évoluent, grandissent et abrègent le temps de la réparation. Ce procédé est, notamment, applicable au traitement dos pertes de substance muqueuse, des ulcères gastriques par exemple.

D’autre part, l’évolution des greffes muqueuses, fixées sur le péritoine ou à l’intérieur d’un organe comme le foie, donne lieu à la production à’adénomes kystiques et polykystiques, qui edairent d’un jour nouveau la genèse de cette variété si particulière de tumeurs.

Enfin, l’évolution de greffes glandulaires (foie, reins, etc.) nous a donné, d’autre part, des résultats intéressants, bien que, le plus souvent, ces greffes rétrocèdent rapidement; néanmoins, nous avons ainsi obtenu la production de petits adénomes et de formations prolifératives particulièrement instructives en ce qu'elle devient plus ou moins du type normal.

36 TRAVAUX RELATirs A l’histo-physiologie cellulaire

greffe spontanée par décalque, dont on observe l’évolution au cours de la réparation des canaux et cavités muqueuses.

Dans des expériences directes de greffe, nous avons transplanté un lambeau de muqueuse vésicale «à la surface séreuse de l’estomac ou de l’intestin et avons été témoin de son développement.

Pour fixer le greffon sans interposition de corps étranger, nous avions soin de l’engager sous une boutonnière constituée par le soulèvement de la séreuseau moyen d’un bistouri passé en séton.

De ces greffes, celles que l’on pratique d’un animal à un autre d’espèce différente {hètèro-greffes) échouent constamment; sur un autre animal de même espèce (iso-greffes)^ elles échouent très souvent ; au contraire, celles faites sur l’animal lui-même {auto-greffes) prolifèrent.

Ces greffes peuvent, sur une cavité reconstituée, tapisser la surface de cette cavité. A plat, sur une surface comme la séreuse intestinale, ou en profondeur dans un tissu comme le foie, elles ne peuvent se développer de môme et déterminent alors après quelques jours la production de cavités kystiques ou polykystiques, parfois de grande taille, que l’on retrouve même après de longs mois.

Le contenu des kystes est représenté par un liquide clair, contenant du mucus. Sa paroi est constituée par un stroma conjonctif, s’organisant grâce à l’adhérence de l’épiploon ou aux adhérences fibrineuses. Elle est tapissée d’un épithélium qui couvre toute la cavité kystique, reposant parfois directement sur l’épiploon.

Au niveau du greffon, on observe souvent (principalement sur les bords) une végétation extrême de l’épitliéliuin: stimulé par la transplantation, celui-ci s’épaissit en un grand nombre de couches; il bourgeonne, pousse des prolongements multiples, différemment contournés, ayant un aspect particulièrement vivace et prolifératif qui donne des figures pseudonéoplasiques. Ces végétations donnent lieu à la formation de petits kystes secondaires, démontrant la nature proliférative de ces formations.

Sur l’évolution des ^relfes de inuqueuMc gastrique (75, d21, et thèse Tixikr, 1908)- — En appliquant à la muqueuse gastrique la méthode générale que nous avons donnée pour le transplaut des greffes muqueuses, nous avons obtenu la reprise et la prolifération des cellules transplantées, avec quelques particularités remarquables.

Un premier résultat, conforme à celui que nous avions antérieurement obtenu avec les autres greffes, a trait à la différence d’évolution de ces

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