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COLONIES AGRICOLES

Dans ce programme, un chapitre avait.été consacré aux Colonies agricoles contre la tuberculose, que nous avions étudiées et réalisées en 1893, et dont nous avions communiqué les résultats aux différents congrès dont on trouvera la liste dans la bibliographie du présent travail.

Nous avions constaté que le sanatorium peut améliorer et parfois guérir, en apparence, les tuberculeux, mais que le bénéfice acquis était précaire. El

<. Beaucoup de travaux se rapportant à la culture florale et à la culture maraîchère, particulièrement intéressantes l’une et l’autre, peuvent être confiés à cette catégorie d’assistés. Ces cultures varieront avec le sol, le climat, la présence ou l’absence de moyens d’arrosage dans chacune des colonies. Seules les idées directrices, présidant à l’économie générale de l’œuvre, peuvent être mentionnées dans un rapport d'ensemble. Suivant les circonstances, culture florale, culture maraîchère intensive, culture maraîchère en plein champ, culture d’arbres à fruits, culture de plantes médicinales et de plantes pour distillation, seront les travaux préférés.

« Plusieurs de ces cultures donnent lieu à un travail de cueillette nécessitant beaucoup de main-d’œuvre et n’entraînant pas de fatigue.

« Normalement, il faut compter pour la culture ordinaire un homme pour 3 hectares; pour la culture maraîchère en plein champ, un homme pour un hectare. Nos pensionnaires devant produire 30 pour 100 du travail normal, ces chiffres doivent être doublés pour calculer l’étendue de terre à prévoir théoriquement d’après le nombre prévu d’assistés à admettre dans chaque colonie.

« Quand In première colonie agricole, celle du Cannel, a été fondée par nous, une foule d’objections ont été soulevées. Faire travailler des tuberculeux? Oui, mais sous une direction médicale, en surveillant leur poids, leur température, en coupant leurs heures de travail par des heures de repos, on peut, on doit le faire. C’est une question d’espèce bien entendu, mais le médecin, agent technique supérieur de

« Aujourd’hui, d’ailleurs, le système est si bien adopté, surtout à l’étranger, en Angleterre, particulièrement, que notre méthode au sujet de laquelle nous avons documenté nos confrère anglais revient chez nous revêtue d’une étiquette anglaise et a l’honneur du succès, aujourd’hui, en France.

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