I. — Opération césarienne
Considérations sur la technique de l'opération césarienne conservatrice pratiquée à l’ancienne mode. Rapport présenté à la Société obstétricale de France, octobre 1909, (st Annales de Gynécologie et d’Obstétrique, novembre 1909, p. 6S7.
Rnpture de la cicatrice d’une ancienne opération césarienne survenne à la fin d'une grossesse compliquée d'hydramnios. Annales de Gynécologie et d’Obstétrique, mars 1906, p. 148.
Opération césarienne, in Pratique médico-chirurgicale, Pans, Masson et C“, 1911, t. II, p. 311.
Sur le drainage utérin dans l’opération césarienne conservatrice. Discussion sur une communication du docteur Bouffe de SaiNT-BLiisE. Société d'Obstétrique, de Gynécologie et de Pédiatrie de Paris, jamier mu, p. 18.
Opération césarienne, in Introduction à la chirurgie obstétricale, Paris, G. Steinheil, 1913.
Je me suis attaché, en m’appuyant sur une pratique personnelle et sur les opérations pratiquées à la Clinique Baudelocque, à étudier les
1" Technique opératoire;
2» Involution et cicatrisation de l’utérus après la section césarienne ; 3v Résultats éloignés et opérations itératives.
! itérative d’
rophylactique de la stérilisadonné la préférence à Thyson ni la ligature des trompes.
Bar, de Schauta, semblèrent confirmer par des faits ces prévisions théo-
Les avortements n’étaient pas fréquents, le développement de l’enfant n’était pas entravé. L’accouchement spontané était possible, l’opération césarienne pouvait être répétée plusieurs fois chez la même femme le pronostic de l’opération répétée était meilleur que celui de l’opération primitive, les adhérences no pouvaient créer de difficultés sérieuses, les amincissements de la région cicatricielle, amorces de rupture, ne
J’ai montré que cet optimisme que reflétaient les revues générales basées sur les premières statistiques et l’assemblage de faits isolés, est certainement exagéré.
Les ammcissements de la cicatrice ne sont pas exceptionnels, les risques de rupture à la fin de la grossesse ou au cours du travail ne sont pas négligeables : en 1906, j’en avais rassemblé 8 observations. Actuellement, une cinquantaine sont publiées. Elles seraient peut-être plus
n’étaient pratiquées avant tout début de travail.
hes adhérences utéro-parlétales el épiploïques sont aBsez fréquentes. Les adhérences utére-pariétales qui établissent une véritable « hystéropexie accidentelle » n’entravent généralement pas l’évolution de la grossesse ; elles ne créent pas de grosses difficultés opératoires.
heureusement plus rares, mais compliquent singulièrement le pronostic
Il n'y a là, d’ailleurs, rien de spécial à l’opération césarienne. Toutes les opérations itératives exposent à ces complications.
En ce qui concerne la technique des opérations itératives, j ’ai insisté sur les points suivants :
La constatation d'adhérences solides, étendues, multiples, doit faire renoncer à la césarienne conservatrice.
Le sonci de ne pas laisser dans le ventre de larges surfaces non péritonisées me tait préférer l’hystérectomie à la suture de l’utérus suivie de résection tubaire.
L’amincissementdelacicatrice,à moins qu’il ne soit extrême, ne saurait être reconnu avec ceilitude avant l’évacuation de l’utérus. 11 se reconnaît, par le .dedans,, par la constatation d’une gouttière plus ou moins profonde.
pouf qu’une-rupture soit possible au cours d’une gestation ultérieure.
Le chirurgien qui a suturé la vessie ou l’intestin n’a pas à compter avec ce risque. Et telle cicatrice intestinale considérée comme excellente au point de vue fonctionnel, serait médiocre ou mauvaise si elle appartenait à l’utérus redevenu gravide.
La césarienne conservatrice ne peut donc en toute certitude sauvegarder indéfiniment la fonction qu’elle veut conserver.
Les opérations heureusement répétées trois et quatre fois sont des exceptions. 11 serait chimérique d’escompter la fréquence de pareils succès, car au cours des opérations itératives naîtra souvent l’indication de supprimer toute possibilité de gestation ultérieure.
A plus ou moins brève échéance, la section césarienne a pour corollaire obligé : la sténUsation.
11. — Hystérectomie après évacuation de l’utérus gravide ou parturient
in Introduction à la chirurgie utérine obstétricale, Steinheil, 1913.
J’ai étudié et figuré la technique de l’hystérectomie dans les cas typiques etdans les cas atypiques (malformations, néoplasmes, ruptures traumatiques).
Dans les cas typiques, l’hystérectomie supra-vaginale par section descendante des pédicules vasculaires, avec section du col en dernier lieu, paraît être la technique de choix, surtout dans les cas où le contenu de l’utérus est infecté.
L’hystérectomie comprendra donc :
1» La section des pédicules tubo-ovariens ;
2** La seétion des ligaments ronds ;
3® La ligature des artères utérines ;
4® La section du col.
Après quoi, on procédera à la suture du moignon cervical et à son enfouissement sous un surjet péritonéal.
- Après section des pédicules tubo-ovariens et des ligaments ronds, le
rétro-vésicale, l’utérus sera amputé, sans qu’une goutte des liquides suspects contenus dans l’utérus se répande sur le champ opératoire ou
stitue pas un obstacle sérieux à cette' manœuvre'; la position déclive donnée à l’opérée éloigne déjà la partie fœtale de l’aire du détroit supérieur et s’il était besoin, de douces pressions au travers ,du segment