ORIGINE DES PLASTES CHEZ LES VÉGÉTAUX CHLOROPHYLLIENS
piitochondries ; ce. sont dès mitochondries d’uné lignée spéciale ; et effectivement; quand
on suit l’évolution du chondriome chez les Phanérogames, on est frappé de constater que les plastesconservent toujours tous les caractères dès mitochondries, et, en général,
Mangenot, qui ne laissent plus aucun doüte sur l’existence des deux catégories de mitochondries, et démontrent'que les formes volumineuses des cliloroplastes sont intimeriient liées à la présence de la chlorophylle ; dès que celle-ci disparaît, les chloroplastes reprennent les dimensions et l’aspect caractéristiques des mitochondries.
d. Conclusions générales de mes recherches 1 [170, 173,174]. — La série des recherches entreprises à l’aide des méthodes mitochondriales, soit par moi-même sur les Phanérogames et certaines Algues, soit dans mon laboratoire par mes élèves sur les Ptéridophytes et les Algues, a donc permis de résoudre d’une manière définitive la question de l’origine et de l’évolution des plastes dans la série végétale.
C’est là un résultat dont on ne saurait nier l’importance, puisque ce sont les plastes qui servent de substratum morphologique à la photosynthèse, cette fonction qui domine toute la physiologie des Végétaux verts. On peut juger par là du progrès considérable apporté en cytologie végétale par l’introduction des méthodes dites mitochondriales.
Il ressort nettement de mes recherches que les Végétaux chlorophylliens possèdent un chondriome constitué par deux catégories de mitochondries, qui conservent leur individualité au cours du développement, dont l’une est affectée à la photosynthèse et l’autre à des fonctions qui ne sont pas encore précisées, mais qui sont probablement aussi liées au métabolisme cellulaire. Les deux catégories de mitochondries ont des formes originellement identiques et de mêmes caractères histochimiques mais les unes, correspondant aux plastes, peuvent, au cours de leur évolution, acquérir, grâce à leur puissante activité élaboratrice, des formes transitoires très volumineuses : ce sont alors les chloroplastes dont le volume exagéré est lié à la présence de chlorophylle. La dualité du chondriome est la seule distinction qui existe entre la cellule animale et la cellule végétale verte; cette dualité est due à l’existence dans cette dernière delà fonction chlorophyllienne [172, 174].
Mes derniers résultats sur la nature et l’évolution des plastes et les théories qui s’en dégagent sont trop récents pour avoir reçu la consécration du monde scientifique. Je dois faire remarquer toutefois que l’opinion des zoologistes a une grande importance, car c’èst à eux qu’est due la connaissance des mitochondries. Or, il est intéressant de constater que tous les zoologistes qui ont abordé l’étude de la cellule végétale n’ont eu aucune hésitation à identifier les plastes des Végétaux aux mitochondries animales et, parmi eux, l’opinion de Meves 2 , qui a le plus contribué à l’étude des mitochondries, fait autorité.