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II. — RECHERCHES SUR LES ASCOMYCÈTES SUPÉRIEURS

Ces recherches ont eu comme point de départ l’étude des corpuscules métachromatiques. Les observations que j’avais faites de cesv corps dans les Levures et l'importance qu’ils paraissaient y avoir m’avaient donné l’idée de rechercher leur présence dans les Ascomycètes supérieurs et d’étudier leur évolution dans l’épiplasme. En outre, ces travaux m’ont fourni l’occasion d’apporter une importante contribution à l’étude des mitoses de l’asque.

i° Etude des corpuscules métachromatiques et de l’épiplasme [13, 14,15, 16,19]. — L’épiplasme des Ascomycètes n’était guère connu que par les recherches purement chimiques de Errerra, qui n’ont eu comme objet que la mise en évidence du glycogène. Il était donc intéressant d’entreprendre une étude cytologique de l’épiplasme. Mes recherches ont démontré que l’épiplasme de la plupart des Ascomycètes (Ascobolus marginatus , Guilliermondia saccaboloides *, Peziza coccinea , Pustularia vesiculosa, Aleuria cerea abietina et amplississima, Acetabùla vulgaris , Peziza tuberosa , Catinus et venosa, Exoascus deformans, Taphrina aurea, Bulgaria inquinans, Helvella crispa,

métachromatiques qui présentent les mêmes caractères histochimiques que ceux que j’ai mis en évidence dans les Levures. Ces corpuscules apparaissent déjà dans les stades les plus jeunes du développement, dans de petites vacuoles qui occupent les deux pôles de l’asque (fig. 20, i, a). Ils augmentent considérablement de nombre (fig. 20, b et c) pendant le développement de l’asque. Lorsque les ascospores sont délimitées, l’épiplasme apparaît chargé de corpuscules métachromatiques (fig. 20, d), de glycogène et souvent aussi de globules graisseux. Les corpuscules métachromatiques forment alors comme une poussière de fines granulations réparties dans toutes les petites vacuoles de l’épiplasme qui offre une structure alvéolaire. Pendant la croissance des ascospores, ces corpuscules s’accolent à la paroi de celles-ci, puis diminuent peu à peu de nombre pour disparaître complètement, lorsque les ascospores sont parvenues à leur maturité (fig. 20, e). Le glycogène suit la même évolution. Les corpuscules métachromatiques se comportent donc exactement comme dans l’asque des Levures : ils

graisseux. Ces globules graisseux sont absorbés par les ascospores pendant leur croissance et les ascospores parvenues à maturité renferment chacune un gros globule graisseux. Ce sont surtout les espèces dépourvues de corpuscules métachromatiques qui sont les plus riches en graisse. Néanmoins les deux productions peuvent coexister abondam-

ASCOMYCÈTES SUPÉRIEURS

les 16 chromosomes apparaissent disséminés dans le nucléoplasme sous forme de boucles bien caractérisées, paraissant représenter des chromosomes bivalents (%. 23,4 et 5). Un

peu avant la plaque équatoriale (fîg. 23, 9 à 43), ces boucles se contractent tout en conservant leur aspect, puis, à la métaphase (fîg. 23, 14), les deux branches qui constituent les boucles semblent se séparer simplement, donnant 32 chromosomes monovalents qui se répartissent entre les deux pôles. Lb, les chromosomes prennent l’aspect de V comme si une division longitudinale incomplète se produisait à ce moment. A la seconde mitose, on constate de nouveau 16 chromosomes en forme de V dontles deux branches se séparent à la métaphase (fîg. 23, 15 à 17).

Mes recherches établissent donc avec la plus grande précision que le nombre

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