A. - STRUCTURE ET NOYAU DES CYANOPHYCÉES
La question de la structure des Cyano'phycées était très discutée depuis fort longtemps. Bütschli avait observé, dans les Cyanophycées, un corps central * formé d’un cytoplasme alvéolaire, se distinguant du reste de la cellule par sa chromaticité plus accentuée, ainsi que; par la présence dans sa trame de nombreuses granulations très chromophiles, désignées sous le nom d e grains rouges , en raison de leur métachromasie (coloration rouge avec la plupart des teintures bleues). Ce corps central occupe la plus grande partie de la cellule, le reste étant réduit à une mince couche corticale de cytoplasme peu chromophile, à structure plus finement alvéolaire. Bütschli assimile le corps central à un noyau de structure primitive dont les grains rouges représenteraient les grains de chromatine. Pour Massart et Zacharias, le corps central ne repré-
(grains rouges). Au moment où j’ai commencé mes recherches, cette opinion venait d’être précisée par A. Fischer pour qui le corps central correspondait au cytoplasme proprement dit et la zone, corticale à un chromatophore qui entourerait la cellule ; les
phile, sur laquelle sont insérés de nombreux grains très colorables, présentant les
grains rouges de Bütschli, et parfois aussi de grosses sphères sidérophiles qui paraissent être de nature protéique. Ces dernières, ainsi que les corpuscules métachromatiques, semblent être des produits de réserve.
Cette structure des Cyanophycées est à rapprocher de celle qui a été signalée dans certains Protozoaires. C’est ainsi que, dans quelques espèces, Schaudinn et Gonder ont observé des noyaux réduits à l’état d’un réseau chromatique ou même de filaments chromatiques disséminés dans le cytoplasme, qui cependant, à certains stades, s’organisent en un noyau typique.
Mes recherches ont été confirmées depuis par Wager, Philips, Gardner, Moreau, Baumgftrtel, et il semble que la grande majorité des Botanistes se soit ralliée à mes conclusions.
B. - CYTOLOGIE DES BACTÉRIES
IES ET CYANOPHYCfiES
ovale, très colorable, qui ressemble beaucoup à un noyau. Celle-ci, d’abord très petite,
■ pas dériver de la condensation des grains chromatiques ou tout au moins ne dérive que d’une partie seulement de ces grains. Parvenue à maturité, la spore possède une membrane qui fait obstacle à la pénétration du colorant (fig. 25, 7).
A aucun stade du développement, je n’ai observé la moindre trace d’un noyau. Les noyaux décrits par certains auteurs correspondent aux corpuscules métachromatiques ou aux figures de formation des cloisons transversales. L’hypothèse la plus vraisemblable est, à mon avis, de considérer les Bactéries, avec Schaudinn, comme renfermant de la chromatine plus ou moins mélangée au cytoplasme, différenciée parfois à l’état de grains, et se précipitant lors de la sporulation pour former la spore qui serait en majeure partie constituée de chromatine.
Je ne pense donc pas qu'il existe un noyau dans les Bactéries que j’ai étudiées,
d’une Bactérie. On sait d’ailleurs que, pendant longtemps, on a admis que le bacille diphtérique se différencie du bacille pseudo-diphtérique par ses corpuscules métachromatiques (grains de Babès-Ernst) qui font défaut dans le second. Mais ce critérium ne paraît avoir qu’un caractère très relatif, car on peut faire apparaître des corpuscules métachromatiques dans le bacille pseudo- diphtérique en certaines conditions.
Dans une communication au Congrès de tuberculose (1906), Behring, énumérant les