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Ulcère latent de l’estomac, Hémorrhame abondante

Anémie profonde. Transfusion. Mort. Autopsie.

Ce fait, inséré dans les ArcAfues * médecine (nov. 1880), démontre que l’ulcère de l’estomac, même d’ancienne date, peut ne se révéler par aucun trouble dyspeptique et ne devenir évident que par une première hémorrhagie rapiuement mortelle.

Un infirmier de mon service, à Laennec, était remarquable seulement par sa pâleur. 11 mangeait et digérait correctement sans aucune souffrance. Un Jour, il vomit une cuvette de sang ; lesjours suivants, l’hémorragie continue, s’accompagne de syncopes menaçantes. La transfusion est faite par mon collègue le D' Nicaise et moi (la numération globulaire ne donnait que 784,375 hématies). Le soir, le malade mourait après une légère amélioration due à la transfusion.

L’autopsie nous montra, au niveau de la petite courbure, une ulcération

profonde ayant contracté des adhérences avec le foie. Dans son plus grand diamètre l’ulcère mesurait 6 centimètres. Ses bords durs, sa profondeur, ses adhérences, témoignaient de son ancienneté. L’hémorrhagie s’était produite par une des grosses branches de la coronaire stomachi-

44. — Quelques considérations sur l’hémophilie. (In thèse Grenaudier, 1882.)

Ce travail, dans lequel les indications que j’ai fournies ontété bien utilisées, a bien mis en lumière les symptômes articulaires de l’hémophilie.

45. — Le pouls capillaire ; sa valeur séméiotique. (lu Gaz. hebd.

Nous avons essayé de démontrer que le pouls capillaire, qui doit être, dès maintenant, rangé parmi les signes classiques de la maladie de Corrigan, d’une part, n’est pas exclusivement constatable dans les cas d’insuffisance aortique, et, d’autre part, peut même manquer dans cette affection valvulaire.

En effet, nous avons cité deux cas d’insuffisance aortique où, malgré l’attention la plus scrupuleuse, nous n’avons pu faire apparaître le pouls capillaire frontal ni le constater à travers les ongles. De plus, nous avons observé ce signe : chez une femme devenue profondément anémique par une perte utérine considérable; dans certaines formes adynamiqties et hyperthermiques de la fièvre typhoïde; chez des vieillards athéromateux sans insuffisance aortique, dans un cas de paralysie générale ; chez deux saturnins chroniques sans néphrite interstitielle; chez plusieurs ataxiques.

En somme, le pouls capillaire nous paraît avoir une réelle importance quoique moins absolue que ne veut M. Ruault, qui en fait un signe pathognomonique de l’insuffisance aortique. Il peut en être un symptôme révélateur ; il n’en est pas un signe constant.

46. — Des TROUBLES de la SENSIBILITE DANS L’HÉMIPLÉaiE DE CAUSE CÉRÉBRALE. (En collaboration avec le D'^ De Brun, in journal l’Encéphale, 1884.)

En nous fondant sur de nombreuses observations, nous avons reconnu que lorsque l’anesthésie n’occupe pas la totalité des membres hémiplégiés dans aucun cas elle ne suit un trajet nerveux nettement délimité. Eu outre, on peut voir l’anesthésie se déplacer et osciller dans certains cas sans qu’il soit possible de trouver une cause à ce singulier changement. Comme il est impossible d’admettre le déplacement de la lésion cérébrale, on doit forcément en conclure que les troubles sensitifs dans l’hémiplégie ne répondent point à des altérations fixes et localisées de l'écorce céré-

I.’analyse clinique nous a donc conduit aux mêmes résultats que l’anatomie pathologique.

Eh outre, l’anesthésie une fois constituée ne présente pas la fixité de la paralysie musculaire ; l’application d’un aimant, et (ainsi que nous l’avons établi les premiers) des piqûres légères et rapides pratiquées en un endroit limité du tégument y déterminent, pour un temps plus ou moins long, la disparition de l’analgésie et un retour plus ou moins complet de la sensibilité.

Ces faits nous montrent bien que l’hémiplégie sensitive et motrice, bien que connexes, sont des phénomènes qui n’en sont pas moins de nature diiîérente ; et si la seconde dépend d’altérations de régions en partie connues et qu’on peut le plus souvent délimiter, la première est le résultat d’un trouble général dans les fonctions cérébrales,

47. —ArTÉRITE AIQUB GÉNÉRALISÉE RHUMATISMALE; THROMBOSE DE l’artère humérale gauche sans gangrène DU MEMBRE ; ANÉ- VRTSMB VRAI CONSÉOUTIPDE l’axillaire. (Soc. méd. des hôpit., octobre 1884. Gaz. hebd., p.720, 1884.)

Cette observation et les commentaires qui l’accompagnent montrent une artérite généralisée d’origine rhumatismale, se compliquant d’une’

oblitération de l’artère humérale et d’un anévrysme vrai développé audessus de l’oblitération artérielle.

48. — De l’asthénie dc tissu conjonctif. (lu Thèse Heulz, Paris, 1884).

Sous notre inspiration, M. Heulz, dans un essai de pathogénie, a relevé de nombreuses observations démontrant la loi de coïncidence des hernies, des varices et des dilatations organiques. La cause première semble résider dans des conditions héréditaires ou acquises qui constituent l’asthénie ou relâohementdu tissu conjonctif.

49. — Des bons effets des vésicatoires appliqués le lono de la

VEINE oblitérée DANS LA PHLEOMATIA ALEA DOLENS. (Thèse de

M. Paris, 1883.)

.50. — Traitement des écrouelles par injections sous-cutanées de DISSOLVANTS CHIMIQUES. (Société de thérapeutique et Gaz. hebd., 5 décembre 1873.)

J’ai tenté dans les masses ganglionnaires caséeuses scrofuleuses, des injections de térébenthine sur des détenus de l’inlirmerie centrale des prisons sans avoir obtenu de résultats définitifs. J’ai cru devoir inviter mes collègues à faire des recherches dans ce sens.

51. — De l’emploi du chloroforme dans les accouchements naturels. (In Gaz. hebd., 1878.)

Dans cet article, j’ai soutenu Tefficaoité et l’innocuité des inhalations de chloroforme pendant l’accouchement naturel. Grâce à un dosage réfléchi, à des inhalations courtes et plusieurs fois répétées, l’analgésie est bientôt produite. Et ainsi se trouve réalisée cette séparation demandée du cerveau et de la moelle ; la moelle libre, dans son action, exagère même ses fonctions réflexes, et les contractions utérines n’en acquièrent que plus de force et de régularité, en même temps que se trouve supprimé

toute la part de phénomènes pénibles qui ressortissait de la sensibilité consciente et qui détruisait l’harmonie qui doit exister entre l’acte réflexe et certains efforts imposés aux muscles volontaires abdominaux.

51. — Importance DES cautérisations répétées chez les tuberculeux. (In Thèse Ribes, 1881.)

Dans cette thèse que nous avons inspirée, l’auteur a prouvé par un nombre assez considérable d’observations, prises en grande partie dans notre service, l’efficacité des cautérisations ponctuées dans le cours de la tuberculose pulmonaire.

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