IsOLEMEMT DES MALADIES OONTAOIEÜSBS DANS LES HOPITAUX
PREUVES [trop certaines DE SON ABSOLUE NÉCESSITÉ. RaVAOBS CAUSÉS DANS LES HOPITAUX SURTOUT DANS CEUX CONSACRÉS A l’enfance par la CONTAGION DE LA DIPHTHÉRIE, DE LA ROUGEOLE, DELA VARIOLE. (Gaz. hebd., août 1876.)
Effrayé par les chiffres statistiques contenus dans les comptes rendus des maladies régnantes de M. E. Besnier, à la Société des hôpitaux, je fais un pressant appel aux médecins-députés pour qu’ils obtiennent la réalisation de l’isolement mai, surtout en ce qui concerne les hôpitaux d’enfants.
Là, rougeole, coqueluche, diphthérie, étendent leurs ravages sur de petits malades qui meurent d’une contagion secondaire.
Toutes les preuves ont été fournies par le corps médical, pour démontrer la nécessité et les bienfaits de l’isolement. Evidemment la chose est claire pour la grande majorité des médecins, mais cette grande mesure humanitaire n’a pas encore frappé les autorités. Un jour viendra où elles inventeront l’isolement pour toutes les maladies contagieuses, en s’étonnant même du peu d’importance que le corps médical lui accorde I
40. — Des ACTES commis parles épileptiques. (Société de médecine
légale, 1873.)
Un homme, arrêté pour vols et escroqueries, est enfermé à Mazas. Là, son caractère devient sombre, taciturne, sa santé s’altère et l’on est bien-
)out d’une dizaine de jours de cet état bizarre, entrecoupé d’hallu- >ns pendant lesquelles le malade prenait des attitudes diverses et se à des monologues incohérents, la raison revint peu à.peu etnous i alors étudier minutieusement ses antécédents, e fut bientôt démontré que j’avais affaire à un incorrect au point ; cérébral, à un individu atteint d’absences épileptiques. Son bisque je pus reconstituer à grand’peine, me fournit des faits assez feux en faveur de ce diagnostic pour m’engager à provoquer une lise médico-légale, et M. Lasègue fut commis par la justice pour der à l’enquête.
pinion du Maître fut de tous points conforme à la mienne. 11 siagisien en effet d’un malade atteint de crises épileptiques, et la plupart ois commis par lui étaient le résultat d’un délire ineonscient. is était-ce à dire pour cela, que tous les méfaits du malade devaient itlribués au mal comitial ?
gées commises au préjudice des hôteliers ; en second lieu des vols dans les magasins.
Dans les faits de la première catégorie, il est impossible de retrouver les caractères d'un délire vertigineux, impulsif, accidentel, sans combinaisons calculées.
Dans la deuxième catégorie, en l’absence de documents, il est admissible que le malade ait dérobé les objets saisis, sans avoir une conscience exacte, et sous le coup d’une crise dont il ne garderait pas le souvenir toujours fugace.
En conséquence, l’avis de M. Lasègue fut :
« 1” Que le sujet était dans un état cérébral pathologique et permanent s’accusant à des intervalles plus ou moins éloignés par des vertiges épileptiformes s'accompagnant d’actes délirants (vols, courses sans but, etc.).
2° Que les escroqueries ont été commises sciemment et qu’il y avait lieu de lui en imputer la responsabilité. »
Si j’ai publié cette observation avec les détails minutieux, c’est parce que la coexistence chez un même individu, d’actes criminels irréfléchis et involontaires, et de faits délictueux conscients dont le malade doit subir toute la responsabilité, est d’une analyse fort délicate.
CINE LitQALE. Annales d’nygiène et de médecine légale, 1878.)
Ce mémoire, présenté à la Société do médecine légale, a été préparé dans le laboratoire de physiologie de la Faculté, grâce h l’obligeance du professeur Béolard et de son chef des travaux, le D'Laborde.
Dans une première partie, j’ai étudié les caractères des ecchymoses sous-pleurales, leur fréquence; les circonstances nombreuses dans lesquelles on les observe (maladies naturelles, empoisonnements, accidents, suicides ou crimes). Et le chapitre se termine par cette conclusion : on peut établir en principe que les ecchymoses sous-pleurales sont les indices révélateurs d’une mort rapide, surprenant l’organisme dans un état de santé normale ou en apparence normale.
Dans la seconde partie, je critique le rôle que l’on a voulu faire jouer aux ecchymoses sous-pleurales dans la médecine légale. Tardieu les con-
sidéra comme l’un des meilleurs éléments de preuve et de certitude dont la médecine légale puisse disposer. Sous certaines réserves, il dit positivement : « Que la seule présence de ces altérations, à quelque degré et en si petit nombre que ce soit, suffit pour démontrer d’une manière positive que la suffocation est bien en réalité la cause de la mort » ; il affirme que ces signes permettent de distinguer sûrement la mort par suffocation de la submersion, de la pendaison et même de la strangulation, et fournissent ainsi un moyen précieux de ne pas confondre l’homicide avec le suicide. ,
Rassemblant toutes les contradictions, tous les faits accumulés contre cette doctrine absolue par le D' Faure, par Liman, par Desgranges (de Bordeaux), par Page (d’Édimbourgi, par Girard (de Grenoble), par Pinard, puis par E. Hoffmann eu 1875, enfin par le professeur de médecine légale de la Faculté, M. Broüardel, qui inspira la thèse remarquable de Gros- Claude, je n’ai pas eu de peine à démontrer le peu de certitude que les taches dites de Tardieu apportent dans l’expertise médico-legale.
Dans la troisième partie de mon mémoire, je relate des autopsies, de nombreuses expériences sur les animaux (je sacrifiai 20 chiens par les différents moyens d’asphyxie que le crime ou le suicide peuvent réaliser). Puis je recherche, d’après ces expériences, quel est le mode pathogénique de la production des ecchymoses sous-pleurales, et j’en arrive à attribuer ces extravasats sanguins aux actions réunies d’une inégalité de tension dans les cavités cardiaques, d’un excès de pression dans les capillaires, enfin d’une surcharge croissante d’acide carbonique dans le
Comme eorollaire de cette étude et de mes expériences, j’ai recherché, avec l’aide de MM. Fieuzal et Gellé, quel était, dans ces différentes asphyxies réalisées par l’expérience, l’état du fond de l’œil et celui de l’oreille interne, organes en connexion circulatoire si intime avec la circulation céphalique. J’en suis arrivé à cette conclusion peut-être encore hypothétique que, chez les pendus et les strangulés, la rétine doit être blanche, anémiée, et l’oreille interne rouge et injectée, tandis que les suffoqués auront conservé la rougeur normale du fond de foeil et la blancheur ordinaire de l’oreille moyenne. Mes expériences m’ont conduit à ces déductions, que l’observation sur fhomme pourra compléter, et qui permettraient de dire que tel pendu a été primitivement suffoqué, et qu’il s’agit d’une victime et non d’un suicidé.'
Les conclusions de ce rapport, lu et discuté au Congrès international de médecine légale ouvert à Paris pendaut l’Exposition, le 12 août 1878, ont été unanimement adoptées parle Congrès.
42. — Des .issuranoes sur la vie au point-de vue médical. (Arch.
gén. deméd., août 1878.)
J'ai voulu, dans cet article, montrer le but et les procédés des assurances sur la vie, détruire les préjugés qui ont retardé chez nous leur extension, indiquer l’importance de la science et des médecins dans leur fonctionnement, tracer les devoirs strictsetnombreux des docteurs experts, et enfin raviver dans le public médical le principe de l’abstention en ce qui concerne les rapports entre les compagnies et le médecin particulier du postulante l’assurance. J'ai voulu aussi engager les médecins à être moins indifférents à cette institution humaine de haute utilité, à songer euxmêmes à bénéficier des avantages que procure l’assurance et à sauvegarles intérêts matériels de leur famille, si souvent menacés dans une profession dans laquelle la vie est exposée à tant d’accidents imprévus et trop souvent mortels.