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Titres et travaux scientifiques

Professeur agrégé à l’École du Val-de-Grâce de 1874 à 1878. Professeur à l’École du Val-de-Grâce depuis 1884 (cours d’hygiène militaire et clinique médicale).

Membre de la Société médicale des hôpitaux de Paris.

Membre de la Société de biologie.

Membre fondateur de la Société de médecine publique.

Membre correspondant de l’Académie de médecine de Saint- Pétersbourg.

Lauréat de l’Institut. Prix Bréant (1889).

de^ATaTmi^desTcienies du 30 décembre 1889, pagefô) : P ’

« La Commission, par un vote unanime, décerne le prix Bréant (rente de la fondation) à M. A. Laveran, professeur à l’École du Val-de-Grâce, pour sa découverte des hématozoaires du paludisme. Cette découverte qui date aujourd’hui de dix ans a été contrôlée par les observateurs les plus divers dans presque tous les pays où règne la fièvre intermittente.

étendue et la plus grave de toutes celles qui ont affligé l'humanité, diffère radi-

C’est, chez l'homme au moins, le premier exemple d’une maladie causée par un sporozoaire. Personne ne soutient plus aujourd’hui les idées émises antérieure-

« Les hématozoaires du paludisme présentent un polymorphisme assez compliqué. En 1880, soit à l’Académie de médecine (25 novembre, 28 décembre), soit à la Société médicale des hôpitaux (24 décembre), M. Laveran a décrit les trois formes principales de son parasite, h savoir : corps sphériques libres ou accolés aux globules, corps sphériques avec flagella et corps en croissant. Cette description a été complétée en 1882, par la description de corps sphériques très petits, libres ou adhérents aux globules rouges, doués de mouvements amiboïdes, que l’auteur considère comme le premier stade du développement de son parasite.

« La découverte de M. Laveran constitue, à elle seule, toute la pathogénie de la fièvre intermittente ; on peut dire qu’elle a transformé l’anatomie pathologique de cette maladie. En effet, le pigment caractéristique des lésions de l'infection palustre est fabriqué par lé parasite et inclus dans le parasite même. »

1. — Phlébite utérine puerpérale. Thrombose des veines iliaque

et crurale gauches. Embolie de l’artère pulmonaire. (Gaz. méd. de Strasbourg , 1867.)

Sous ce titre, j’ai rédigé plusieurs conférences cliniques du professeur Schul-

2. — Recherches expérimentales sur la régénération des nerfs.

(Thèse. Strasbourg, 1867.)

Après avoir fait l’historique de la question, je donne les résultats de nomconclusion de ce travail est que les nerfs coupés ou réséqués dans une petite

des nerfs dépend de centres trophiques ; quand un nerf est séparé de son centre trophique, il dégénère, et la dégénérescence a lieu en même temps dans toute la partie périphérique du nerf coupé; lorsque les deux segments du nerf sectionné se sont réunis, le segment périphérique se répare, et la réparation se fait du centre vers la périphérie.

3. — Tuberculose. Mort à la suite d’hématuries. (Gaz. hebd. de

méd. et de chir., 1869.)

statée 49 fois sur 25 chez les malades dont j’analyse les observations.

Depuis 1871 j’ai observé un grand nombre de faits confirmatifs de ceux que j’avais publiés à cette époque. Deux malades atteints de fébricule typhoïde ont succombé dans mon service, le premier à une syncope, le deuxième à une péritonite aiguë par perforation. Dans ces deux cas, les lésions des plaques de Peyer,

fièvre typhoïde

9. — Recherches expérimentales sur l’inoculation du tubercule par MM. Papillon, Nicol et Laveran. (Gaz. hebd. de méd. et de

Ces recherches entreprises en 1870 pour vérifier les assertions des auteurs qui soutenaient qu’on pouvait produire la tuberculose chez les lapins non seulement en leur inoculant des produits tuberculeux, mais aussi en insérant sous la peau des produits non tuberculeux, ont été brusquement interrompues par la guerre de 1870-1871; elles témoignent de l’embarras où l’on se trouvait encore en 1870, pour distinguer le vrai tubercule des lésions pseudo-tuberculeuses.

cérébraux si persistants à la suite des fièvres typhoïdes graves, la perte de la

L’élévation de la température du corps n’est pas le seul facteur de ces dégénérescences, mais c’est un facteur important; aussi importe-t-il de modérer la fièvre, surtout dans les maladies fébriles de longue durée comme la fièvre

H. — Examen des doctrines physiologiques et médicales du professeur Küss. (Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1872.)

Dans cet article, écrit à l'occasion de la publication par M. le professeur Duval des leçons de physiologie de Küss, je cherche à donner une idée do l’enseignement très remarquable et très original de Küss, enseignement que j'avais suivi avec beaucoup d'intérêt à la Faculté de médecine de Strasbourg; j'examine quelques-unes des théories de Küss et je montre que, le premier, il a eu

-le mérite de donner pour base & la physiologie les propriétés des éléments anatomiques et en particulier des cellules qui sont les plus rivants de ces éléments.

12. — Contribution à l’étude de la tuberculose aiguë, (fiée, de mém. de mêd. et de chir. milit., 1875.)

Le principal intérêt de ce travail est dans les quinze observations de tuberculose aiguë qui en font la base et qui ont été recueillies dans l’espace de deux années à l’hôpital militaire Saint-Martin. Depuis lors je n’ai jamais observé une pareille fréquence de la tuberculose aiguë.

La tuberculose aiguë est étudiée au point de vue clinique et au point de vue de l'anatomie pathologique. Les observations relatives à la tuberculose aiguë à forme typhoïde et à forme asphyxique sont particulièrement intéressantes.

13. — De la nature de la méningite cérébro-spinale épidémique. (Gaz. hebd. de mêd. et de chir., 1873.)

A propos de l'article méningite cérébro-spinale que mon père venait de publier dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, j'examine les opinions qui ont été émises sur la nature de cette maladie. Je montre que les épidémies de méningite cérébro-spinale ont souvent coïncidé dans l'armée avec des épidémies de scarlatine, que des éruptions scarlatiniformes ont été notées à plusieurs reprises chez des sujets atteints de méningite cérébro-spinale et j'émets l'hypothèse que la méningite cérébro-spinale épidémique n’est peut-être qu’une scarlatine larvée de même que le catarrhe suffocant ou bronchite ■capillaire épidémique n’est souvent qu’une rougeole larvée.

ld. —Observations de goutte et de gravelle, in Recherches cliniques sur la goutte et la gravelle, par M. le D r Barudel, 1873.'

Observations recueillies à l’hôpital militaire thermal de Vichy, alors que j’étais aide-major dans le service de M. Barudel. Plusieurs de ces observations, notam-

avec dépôts tophacés abondants, présentent un grand intérêt.

13. — Deux observations de maladie d’Addison sans coloration bronzée. (Gaz. hebd. de mêd. et de chir., 19. septembre 1873.)

. Observations de deux malades qui ont succombé à des accidents gastro-

conclus dé ces déux faits : 1° que la coloration bronzée de onstante dans la maladie d’Addison; 2° que l’asthénie profond*

tence de la maladie d’Addison; 3° que le nom de maladie >référé à celui de maladie bronzée qui n’est pas applicable à 1

— Traité des maladies et épidémies des armées, chez Masson.

t ouvrage a été traduit en langue russe et remis à tous les

Traité des maladies et épidémies des armées, que j’ai publié ré par le programme du cours d’épidémiologie créé par moi :ole du Val-de-Grâce.

Xa bronchite capillaire épidémique est décrite comme une forme anormale de la rougeole; les preuves nombreuses que je donne à l'appui de celte opinion ne laissent, ce me semble, subsister aucun doute à cet égard.

Je rapproche la méningite cérébro-spinale épidémique de la scarlatine, en indiquant toutefois que les rapports sont beaucoup moins nets entre ces deux maladies qu’entre la rougeole et la bronchite capillaire épidémique.

Dans le groupe dés maladies d’alimentation, le scorbut, si souvent observé dans les armées, occupe naturellement la première place. Je cite ungrand nombre de faits à l’appui de l’opinion de Bachstrom et de Lind, qui attribuent, comme on sait, le scorbut à la privation de végétaux frais. Cette doctrine étiologique du scorbut a une très grande importance au point de vue pratique, puisque la prophylaxie et le traitement du scorbut en dépendent.

L’hêméralopie épidémique est rangée parmi les maladies d'alimentation et l’analyse des travaux relatifs à cette maladie me conduit à conclure que si le scorbut |est dû à l’absence de végétaux frais, l'héméralopie s'explique par la privation des matières grasses dans l’alimentation. L’héméralopie épidémique, autrefois commune dans l’armée, a disparu presque complètement depuis qu'on a amélioré le régime alimentaire du soldat.

Sous le nom de petites épidémies , je décris : les oreillons, la stomatite ulcéreuse du soldat, dont l’identité avec la stomatite ulcéreuse des enfants a été bien établie par M. le D r Bergeron, le goitre épidémique, l’ophthalmie purulente,

Sous le nom de grandes épidémies , je résume l’histoire de la peste antique, de la peste à bubons, de la suette, de la grippe, de la dengue et du choléra, en insistant tout spécialement sur les manifestations auxquelles ceà maladies ont donné lieu dans les armées.

Ces dénominations de petites épidémies et grandes épidérnies, empruntées au programme du cours d’épidémiologie du Val-de-Grâce, avaient l’avantage d’indiquer immédiatement aux élèves la marche et l’extension ordinaires des maladies figurant dans ce cadre. Les petites épidémies se localisent souvent à tel corps de troupe, à telle caserne ou du moins à telle garnison, tandis que les grandes épidémies envahissent des zones très étendues, voire môme le monde entier (grippe, choléra), en s’attaquant indistinctement à la population civile et à la population militaire.

17. — Du pronostic de la symphyse cardiaque et en particulier de l’hypertrophie du cœur avec dilatation et de la mort subite qui peuvent être les suites de l’adhérence complète du péricarde au cœur. (Gaz. hebd. de méd. et de chir 31 décembre 1875.)

Observation d’un malade rhumatisant atteint d’une hypertrophie considérable du cœur avec insuffisance des orifices; mort subite, A l'autopsie, symphyse com-i plète du péricarde.

A propos de celte observation, je passe en revue les opinions émisas par lès auteurs au sujet des conséquences de la symphyse du péricarde. Ma conclusion.' est que la symphyse complète peut avoir un rôle dans la pathogénie de l’hypertrophie du cœur avec dilatation et qu’elle parait avoir eu ce rôle chez le malade dont je rapporte l’observation.

18. — De la méningite comme complication de la pneumonie.; (Gaz. hebd. de méd. et de chir~, 12 novembre 1875.)

Ayant observé plusieurs fois la méningite dans le cours de la pneumonie, j'ai été conduit à rechercher la fréquence et les causes de cette complication. Les troubles vaso-moteurs qui surviennent souvent chez les pneumoniques dans le domaine du grand sympathique cervical m’ont paru jouer tout au moins le rôle d’une causé prédisposante. Une observation favorable à celte manière de voir a, été communiquée par moi à M. le docteur Surugue qui l’a publiée dans sa thèse : delà méningite compliquant la pneumonie, Paris, 1875. • ,

19. — Observation de mort subite consécutive à l’opération de: l’empyème (présentée en mon nom par M. le professeur 'Vallin à la Soc. méd. des hôp. Séance du 26 novembre 1875).

U s’agit d'un opéré d’empyème qui, six jours après l’opération, fut pris de syncope, puis d’accidents convulsifs au moment où on pratiquait une injection dans la plèvre ; le malade succomba dans le coma et l’autopsie ne montra.aucune lésion capable d’expliquer les accidents cérébraux.

Je rapproche cette observation des faits signalés par M. Raynaud à fa Société; médicale des hôpitaux dans la séance du 12 novembre 1875.

20. — Observation de myélite centrale subaiguë compliquée de néphro-cystite et d’infection purulente. Remarques sur les paraplégies dites réflexes. ( Arch. de physiologie normale et pathologique, 1875, p. 866.)

Le malade qui fait l'objet de ce travail était entré à l’hôpital pour cystite et incontinence d'urine ; une paraplégie ne tarda pas à se développer et le malade ayant succombé à l’infection purulente, la moelle épinière ne présenta à l’au-

topsîe aucune lésion macroscopique; oii aurait pu ereirepar Conséquent à lune; paraplégie réflexe analogue aux paraplégies réflexes consécutives à des maladies des voies urinaires décrites par Leroy d’Etiolles. L’examen histologique de la. moelle démontra qu’il existait une myélite centrale très bien caractérisée au point de. vue histologique. Je conclus de cette observation qu’il y a lieu de .reviser les faits décrits sous le titre de paraplégie réflexe consécutive à une maladie des voies urinaires, attendu qu’il s’agit très probablement, dans la plupart de ces cas, de myélites méconnues au début, parce qu’elles se sont tout d’abord manK festées par des troubles des voies urinaires.

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