Chapitre V. — Pathogénie des accidents du paludisme
Chapitre VI. — Moyens dé défense de l'organisme. Traitement et prophylaxie Dans les premiers chapitres j’ai reproduit en partie les articles qui ont paru en 1889 et 1890 dans les Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologique; je n’ai eu qu'à compléter ce travail en tenant compte des publica-
Je n’ai pas cru devoir revenir sur la description clinique des accidents que produit le paludisme ; j’aurais eu peu de chose à ajouter aux chapitres que j’ai consacrés à cette question dans mon Traité des fièvres palustres.
Je me suis attaché à montrer que le parasite du paludisme est unique et qu’il n’y a pas, comme le prétendent quelques observateurs italiens, plusieurs parasites donnant lieu chacun à une forme clinique différente du paludisme ; quarante-sept observations nouvelles sont citées à l’appui de cette opinion que j'ai toujours défendue.
En dehors des figures intercalées dans le texte, plusieurs planches reprêsen- ‘ lent l’hématozoaire du paludisme sous les différents aspects qu'il a dans le sang frais ou dans les préparations de sang desséché et coloré.
Les hématozoaires des tortues et dos oiseaux, qui se rapprochent le plus de l’hématozoaire du paludisme, sont également représentés dans plusieurs
par les inoculations préventives est repris, et le 24 mars le malade quitte le Valde-Grâce.
Les symptômes morbides observés chez ce malade m’ont paru être ceux d’une rage atténuée, grâce aux inoculations préventives. J’ai cru pouvoir écarter dans ce cas le diagnostic de symptômes nerveux simulant la rage.
112. — Sur des hématozoaires de l'alouette voisins de ceux du paludisme. (Soc. de biologie. Séance du 23 mai 1891.)
On n’a pas réussi jusqu’ici à inoculer l’hématozoaire du paludisme à des oiseaux ; au contraire on réussit à inoculer l’hématozoaire du paludisme d’homme à homme, et l’hématozoaire de l’alouette d’un de ces oiseaux à un oiseau de môme espèce qui en est indemne.
Je conclus que l’hématozoaire de l’alouette appartient à une espèce très voisine dernier parasite.
113. — Remarques sur un cas de guérison d’ataxie locomotrice. (Soc. de biologie: Séance du 30 mai 1891.)
Au sujet d’un malade présenté par M. le docteur Depoux comme ayant été guéri du tabes par les injections de suc testiculaire d’après la méthode de Brown- Séquard, je monlre que le malade, lors d’un séjour qu’il avait fait au Val-de- Grâce, avait présenté les principaux symptômes du tabes et que le diagnostic de tabes s’imposait; je fais toutefois de grandes réserves au sujet du traitement employé; pour démontrer que les injections de suc testiculaire ont joué le principal rôle dans ce fait de guérison, il sera nécessaire d’apporter de nouveaux exemples de l’efficacité de cette médication dans le traitement du tabes.
114. — Au sujet de la chorée hystérique. (Soc. méd. des hôpit ., Séance du 12 juin 1891.)
A propos de communications récemment faites à la Société médicale des hôpitaux sur la chorée hystérique, je rapporte deux observations de chorée hysté-
Dans le premier cas, il s’agit d’un sergent-fourrier, d’un tempérament très nerveux qui, à la suite d’une violente colère, fut pris d’attaques d’hystérie, d’aphasie transitoire, puis de bégaiement et de chorée. Au moment de la sortie de l’hôpital l’état du malade s’était beaucoup amélioré.
La deuxième observation est relative à un cas de chorée rythmique hystérique
goisse et une sensation de constriction à la base du cou ; les membres supérieurs étaient ensuite animés de mouveménts rythmiques réguliers, simulant assez bien l’action de ramer; ces mouvements involontaires duraient de 4 à 6 minutes. Il y avait de l’hémianesthésie gauche et un rétrécissement très marqué du champ visuel de ce côté..
A propos de ces faits, je note que
s l’hystérie
— Anévrysme de l'aorte thoracique ouvert dans la pl gauche. Présentation des pièces anatomiques. (Soc. méd hôml. Séance du 5 juillet 1891.1
on peut admettre comme démontré que l’hématozoaire décrit par moi est l’agent pathogène du paludisme ;
2° Cet hématozoaire qui appartient à la classe des sporozoaires est vraisemblablement unique, mais polymorphe ;
3° On trouve chez différents animaux et notamment chez certains oiseaux, des hématozoaires qui ont une grande analogie avec l’hématozoaire du paludisme;
4° C’est en étudiant les hématozoaires des animaux, et en instituant des expériences sur leur mode de propagation, qu’on a le plus de chances d’arriver à découvrir sous quelle forme l’hématozoaire du paludisme vit dans le milieu extérieur et comment il pénètre dans l’économie.
118. — Sur un cas d'hystérie par fulguration. (Soc. méd. des hppit. Séance du 50 octobre 1891.)
Chez le militaire qui fait l’objet de cette observation l’hystérie est survenue brusquement, sans prédisposition aucune. Sous l’influence de la foudre le malade fut renversé et perdit connaissance ; immédiatement après on constata des mouvements choréiformes et de l’aphasie, et bientôt une hémiplégie du côté droit avec hémianesthésie. Au bout de deux ans et demi, l’hémiplégie du côté droit et l’hémianesthésie incomplète du même côté subsistent; le malade est en outre sujet à des crises caractérisées par des mouvements choréiformes, crises qui reviennent principalement pendant les orages.
Ce fait m’a paru intéressant à rapprocher des faits d’hystérie par fulguration sur lesquels M. le professeur Charcot a appelé l’attention.
119. — Des hématozoaires des oiseaux voisins de l’hématozoaire du paludisme. (Soc. de biologie. Séance du 21 novembre 1891.)
Dans cette nouvelle communication sur les hématozoaires des oiseaux, j’étudie les hématozoaires du pinson et du pigeon. Ces hématozoaires ont une grande ana-
ïSSMïï: cinq foie sur six; au mois d’octobre, sur cinq pinsons
Je n’ai pas réussi à trouver les hématozoaires chez les pigeons d’origine française, mais j'ai pu étudier ces parasites chez des pigeons venant de la Toscane. Les différents aspects de ces hématozoaires des oiseaux me paraissent représenter des stades du développement d’un même parasite polymorphe.
J’ai fait de nombreuses expériences pour rechercher si ces hématozoaires étaient inoculables entre oiseaux de même espèce. Les inoculations intra-veineuses ou intra-pulmonaires, faites avec du sang, ne renfermant que des parasites endoglobulaires, ne donnent en général que des résultats négatifs. En injectant du sang qui renferme des parasites libres et des flagella, on peut, au contraire, réussir à
120. — De l’action du bleu de méthylène sur l’hématozoaire du paludisme. (Soc. de biologie, 30 janvier 1892.)
Faits tendant à démontrer que, contrairement à l’opinion émise par plusieurs observateurs, le bleu de méthylène n’a pas d’action spécifique sur les hématozoaires du paludisme et qu’il ne saurait être considéré comme un succédané de la
121. — Du mode d’action de la quinine dans le paludisme. (Médecine moderne, 1891, p. 779.)
M. le professeur Binz ayant revendiqué le mérite d’avoir indiqué le véritable mode d’action de la quinine dans le paludisme, je montre dans ma courte réponse qu’on ne pouvait formuler à cet égard que des hypothèses plus ou moins plausibles avant la découverte de l’hématozoaire du paludisme et que M. Binz s’exagère l’importance de recherches auxquelles j’avais d’ailleurs rendu pleine justice.
122. — Des kystes hydatiques des poumons. Leçon clinique. (Médecine moderne, 4 février 1892.)
A propos d’un malade atteint d’un kyste hydatique du poumon qui se trouvait au Val-de-Grâce dans mon service, je cite plusieurs observations inédites de kystes hydatiques du poumon recueillies par moi en Algérie, et je résume l’his-
123. — Acariens de l’oreille du lapin, paraplégie réflexe. (Soc. de biologie, 27 février 1892.)
Fait de paraplégie chez un lapin qui ne présentait pas d’autres lésions que l’existence d’acariens en grand nombre dans les oreilles.
124. — Des trypanosomes parasites du sang. (Ârch. deméd. expêr., 1892, p. 257.)
Ces parasites que j’ai observés dans le sang du rat, avaient été décrits déjà par différents observateurs dans le sang des oiseaux, des poissons, des grenouilles, et de plusieurs mammifères. En écrivant ce mémoire j’ai eu pour but principal de résumer des travaux publiés à l’étranger sur celte question et de faire connaître une maladie très commune chez les chevaux aux Indes, qui, comme, le
125. — Téphro-myélite antérieure aiguë chez l’adulte. Leçon clinique. (Médecine moderne, 1892, p. 185.)
Je donne dans cette leçon clinique cinq observations de téphro-myélite antérieure aiguë (paralysie infantile) recueillies par moi chez des soldats et je résume l'histoire clinique de cette maladie.
126. — Tremblement hystérique chez l’adulte. (Soc. méd. des hôpit., 26 mars 1892.)
Deux observations de tremblement hystérique chez des soldats. Dans un des cas il s’agissait d’un tremblement généralisé rythmé de forme rare, accompagiié de bégaiement.
127. — Attaques épileptiformes, incontinence nocturne d’urine, troubles de la sensibilité. (Soc. méd. des hôpit. ,29 avril 1892.)
Il existait chez le malade qui fait l’objet de cette communication, une anesthésie de l’urèthre et du col de la vessie qui m'a paru être en rapport avec l’incontinence d’urine. J'ai observé depuis lors un autre fait semblable.
128. — Des injections sous-cutanées de térébenthine dans le traitement des pneumonies graves. (Soc. méd. des hâpil., 27 mai 1862.)
Je montre que les injections sous-cutanées de térébenthine ne constituent en somme qu’un procédé très énergique de révulsion, et qu’à ce titre elles peuvent avoir leur utilité dans certaines formes de pneumonie très grave.
129. — Du paludisme, 1 vol. (184 pages), in Encyclopédie scientifique de M. Léauté.)
J’ai résumé dans ce volume l’histoire du paludisme (étiologie, formes cliniques, anatomie pathologique, diagnostic, prophylaxie et traitement) ; le chapitre relatif à l'hématozoaire du paludisme résume mes recherches et les recherches posté-
te bibliographie très complète se trouve i
130. — L’hygiène militaire et les conditions d’aptitude au service militaire. ( Revue scientifique, 25 juin 1892. Leçon d’ouverture du cours d’hygiène militaire au Val-de-Grâce.)
Je montre d'abord l'importance de l’hygiène militaire et les progrès qui ont été réalisés dans ces dernières années. La première règle de l’hygiène militaire doit être d'exclure de l’armée tous les individus trop faibles pour supporter les fatigues du service militaire ; je suis conduit ainsi à rechercher quels sont les moyens dont nous disposons pour apprécier le degré de force d’un sujet ; j’examine notamment la valeur des indications fournies par la mensuration du thorax.
131. —Artérite syphilitique. Accidents cérébraux rapidement mortels. (Soc. méd. des hôpit. 1“ juillet 1892.)
Observation d'un malade âgé de trente-quatre ans qui, dix ans après avoir eu un chancre induré, fut atteint d’hémiplégie du cêté droit avec aphasie. Mort dans le coma dix jours après l'apparition des accidents cérébraux. A l’autopsie on constate une artérite syphilitique des artères basilaire et sylvienne gauche èt une thrombose incomplète de ces artères,
132. — Infarctus du cœur. (Soc. méd. des hôpit., 15 juillet 1892.)
L’infarctus du cœur produit par la thrombose ou l'embolie d’une des artères
coronaires a déterminé, rapidement la mort chez le malade qui fait l’objet de cette communication. Eu 1877 j’avais.dèjà cité un fait semblable. (Société médicale des hôpitaux, 14 décembre 1877.)
133. —. Existe-t-il plusieurs parasites. des fièvres palustres? De la signification des corps en croissant. (Soc. de biologie, 12 novembre 1892.)
Dans ce travail je discute les arguments que quelques observateurs ont fait valoir pour admettre l’existence dé plusieurs parasites des fièvres palustres, je
nombre de faits plaident en faveur de l’existence d’un seul parasite polymorphe. Les rapports qui existent entre les formes cliniques et les formes parasitaires observées dans le sang ne sont pas constants, je le prouve notamment pour les
154. — De la nature des corps en croissant du sang palustre. (Soc. de biologie, 26 novembre 1892.)
J’examine les différentes hypothèses qui ont été émises sur la nature des corps en croissant du sang palustre, et j’arrive à cette conclusion que les corps en croissant représentent vraisemblablement une forme enkystée de l’hématozoaire du paludisme. « En résumé, les rapports existant entre les corps amiboïdes et les croissants du sang palustre me paraissent être les suivants : le parasite du paludisme se développe d’abord dans le sang sous, la forme de corps amiboïdes qu vivent à l’état libre dans le sang ou qui adhèrent aux hématies ; en général, le
vive, on est obligé d’intervenir rapidement et de donner la quinine; dans ces
chez les cachectiques, l’économie, habituée à la présence des parasites, réagit peu, l’hématozoaire peut parcourir toutes ses phases, pénétrer dans les hématies et s’enkyster, d’autant, plus que, le malade n’ayant pas d’accès violents, on tarde
135. — Au sujet des kystes hydatiques du foie ouverts dans le péritoine et communiquant avec les voies biliaires. (Soc. méd. des hôpit., 16 décembre 1892.)
136. — Endocardite ulcéreuse chez un diabétique. Mort. (Soc. méd. des hôpit ., 13 janvier 1893.)
Infection par les streptocoques dont le point de départ était probablement dans l’estomac.. Bien qu'il s'agît dans ce cas d'un diabète maigre, il n’existait aucune
137. — Thrombose des sinus cérébraux suite d’otite et infection purulente ; deux observations. (Soc. méd. des hôpit ., 13 janvier 1893.)
138. — Sur un diplocoque trouvé chez des malades atteints d’oreillons (en collaboration avec M. le D’ Catrin, professeur agrégé au Val-de-Grâce, Soc. de biologie , 28 janvier 1893.)
Nous avons examiné le sang des malades atteints d’oreillons et les exsudats provenant des parotides, des orchites ourliennes et dans un cas d'un œdème aigu du tissu conjonctif de la paroi antérieure de la poitrine; 17 fois sur 28.nous avons obtenu par l'ensemencement du sang ou des exsudats dans le bouillon, des cultures d'un microcoque qui se présente très souvent sous l’aspect d’un diplo-
ce diplocoque a été trouvé dans le sang et dans les exsudats (parotides, orchites, tissu conjonctif) des malades atteints d'oreillons permet de supposer qu’il s’agit de l'agent pathogène des oreillons.
139. — Recherches bactériologiques sur les oreillons, 2* note, en collaboration avec M. le D r Catrin. (Soc. de biologie, séance du 20 mai 1895.)
Cette note complète la précédente. Le diplocoque décrit par nous a été trouvé 67 fois sur 92 chez les malades atteints d’oreillons.
Les exsudats des tumeurs parotidiennes ont donné 39 fois sur 56 des cultures pures de diplocoques, deux fois des cultures impures, 15 fois le résultat des ensemencements.a été négatif.
Les exsudats de l’orchite ourlienne ont donné 12 fois sur 16 des cultures pures de diplocoques, une fois une culture impure, 3 fois le résultat des ensemencements a été négatif.
tures pures de diplocoques.
La sérosité extraite du genou dans deux cas d’arthrite ourlienne a donné dans les deux cas des cultures pures de diplocoques. L’examen direct de ce liquide et de la sérosité de l’oedème ourlien a permis de constater la présence de microcoques et de diplocoques identiques à ceux des cultures.
Après avoir donné les résultats de nos expériences sur les animaux, nous con-
En résumé, le diplocoque que nous avons décrit précédemment a été trouvé 67 fois sur92,'soit dans 72 p. 100 des cas; sa présence a été constatée: dans les exsudats des parotides et des orchites ourliennes, dans le sang, dans l’oedème
faveur de l’action pathogène du diplocoque; il fallait d’ailleurs s’attendre à ce
Si de nouvelles recherches, venant confirmer celles-ci, montrent que le diplooque observé par nous se rencontre toujours chez les malades atteints d’oreil-
140. — Recherches sur la désinfection par pulvérisation de liquides antiseptiques, en collaboration avec M. le D r Vaillard, professeur au Val-de-Grâce. (Soc. de biologie , 25 mars 1893.)
meilleur antiseptique à employer dans la désinfection qui s’opère journellement aujourd’hui à l’aide des pulvérisateurs.
• Il résulte de ces expériences que l’acide phénique en solution à 5 p. 100, est un excellent désinfectant et que, pour les pulvérisations, il doit être préféré même au sublimé. L’acide phénique a d’ailleurs un grand avantage sur le sublimé, c’est qu’il n’altère pas les parties métalliques des pulvérisateurs.
Ajoutons que la solution d’acide phénique se conserve bien et ne s’appauvrit pas sensiblement quand on la laisse dans le pulvérisateur, tandis que la solution de sublimé s’appauvrit rapidement dans ces conditions.
L’acide phénique répand, il est vrai, une odeur assez persistante; mais c’est là un léger inconvénient. En ventilant fortement les locaux désinfectés, on se débarrasse assez rapidement de cette odeur.
Le lysol et le crésyl, qui sont de bons antiseptiques, ont de grands inconvénients pour la désinfection des locaux au moyen de la pulvérisation ; les solutions de lysol et les émulsions de crésyl encrassent rapidement les pulvérisateurs,, qu'il faut nettoyer sans cesse; elles attaquent les pièces métalliques des pulvérisateurs (le cuivre surtout); elles donnent lieu à des taches sur les murs; enfin elles répandent une odeur plus persistante et plus désagréable que celle de l’acide
Nous croyons donc pouvoir conclure de ces recherches que le meilleur liquide désinfectant à conseiller pour la pulvérisation est la solution d'acide phénique à 5 p. 100.
141. —• Au sujet de la scoliose sciatique. (Soc. méd. des hÔpit. r 12 mai 1895.)
Présentation de photographies relatives à la scoliose sciatique.
Il résulte des faits que j’ai observés, que les malades atteints de sciatique prennent une position hanehée sur le côté sain, d'où la scoliose. Ces faits sont confirmatifs de ceux qui ont été publiés par différents observateurs depuis que l’attention a été appelée sur la scoliose sciatique par MM. Charcot et Babinski.
142. — Sur un cas de sarcome primitif du cerveau. (Soc. méd. des hâpit., 26 mai 1893.)
Observation de sarcome primitif, siégeant au niveau des circonvolutions motrices du cerveau et ayant déterminé des troubles morbides en rapport avec sa
s’agissait d’un giiosarcome.
143. — Au sujet de la péritonite aiguë rhumatismale. (Soc. méd. des hâpit., séance du 9 juin 1893.)
Après avoir montré que la question de la péritonite aiguë rhumatismale est
incomplets ou discutables, je cite l’observation d’un malade qui, dans le cours d'un rhumatisme aigu, succomba rapidement à une péritonite aiguë suppurée. L’autopsie n’ayant permis de constater aucune cause capable d’expliquer la péritonite, le diagnostic de péritonite aiguë rhumatismale paraissait s’imposer, mais
l'examen du pus recueilli dans le péritoine a révélé l’existence des streptocoques; il faut donc admettre une infection mixte.
144. — Contribution à l’étude des lésions du gros intestin dans la fièvre typhoïde. (Communie, à la Soc. méd. des hôpit., séance du 21 juillet 1893.)
Après avoir rappelé les principales publications faites sur cette question, je cite trois observations nouvelles de fièvre typhoïde avec altérations graves du gros intestin ; dans un de ces faits les ulcérations du côlon transverse avaient donné lieu à de larges perforations et à une péritonite aiguë généralisée.
Je montre que l’évolution des lésions du gros intestin dans la fièvre typhoïde
du gros intestin n'accompagnent pas la rechute de fièvre typhoïde.
ns le cours de la fièvre typhoïde; la douleur siégeant sité de la diarrhée, qui ont été données comme signes m loin d’être caractéristiques ; la localisation du météous de l’ombilic (par suite de la dilatation du côlon