Traité des fièvres palustres. Paris
Cet ouvrage que j’ai publié à mon retour d’Algérie est le résumé des faits qu'il m’a été donné d’observer pendant un séjour de cinq ans à Bone, à Biskra ou à Constanline. J’ai donné naturellement un grand développement à la description des hématozoaires du paludisme, mais les questions relatives à l’anatomie pathologique, aux formes cliniques, aux complications, au traitement du paludisme, sont également traitées à l’aide de documents personnels.
L’ouvrage est divisé en neuf chapitres :
Chapitre i. Je fais l’historique des recherches antérieures aux miennes, ciilieprises dans le but de découvrir le parasite du paludisme.
Chapitre ii. Je décris les lésions macroscopiques et histologiques que l'on rencontre : dans le paludisme aigu; 2° dans la cachexie palustre. J’arrive à cette conclusion que la lésion constante du paludisme, sa caractéristique au point de vue anatomo-pathologique, est la mélanémie. L’historique de la question de la mélanémie palustre montre que si la plupart des auteurs ont reconnu l’importance de cette altération du sang, aucun n’a pu expliquer pourquoi la mélanémie était particulière au paludisme.
Douze observations de paludisme aigu ou chronique suivi de mort avec Taulopsie et les résultats de l’examen histologique des différents organes complètent ce chapitre.
Chapitre iii. Il est consacré à la description des hématozoaires du paludisme. Je décris successivement : les corps en croissant, les corps sphériques, libres ou adliérents aux héraatie's, les filaments mobiles ou flagelles; les corps qui ont été désignés depuis sous le nom de corps segmentés* n’avaient pas échappé à mon attention, comme le prouve un passage de ce chapitre (p. 177).
Je décris non seulement les éléments sphériques pigmentés de grand et de moyen volume, mais aussi ceux de ces éléments qui ne mesurent parfois qu’un
oui donné des résultals excellents et ont réduit de plus en plus, surtout en Europe, le domaine du paludisme; les plantations d'eucalyptus ont donné Algérie et en Italie de bons résultats.
Au nombre des règles de la prophylaxie individuelle, j’admets, avec beaucoup de médecins anglais et américains, l'administration préventive des sels de
10. — Du paludisme et de ses microbes. {Soc. med. des hôp-, MjuilletlSSS.)
Je signale quelques travaux récents conlirmatifs des miens; j’appelle l’altcnlion sur les faits d’inoculation du paludisme de l’homme à l’homme par l'injection de sang palustre dans les veines d’individus sains ou atteints d’alfections étrangères au paludisme.
H. — Les hématozoaires du paludisme. {Ànmles de l’instilul Pasteur, ‘25 juin 1887.)
travaux postérieurs aux miens, relatifs a ces parasites. Je montre que les recherches de MH. Marchiafava et Celli sont purement et simplement coiifirmatives des miennes, et que ces observateurs n’ont fait que retrouver dans le sang palustre les parasites que je leur avais montrés lors de mon séjour à Rome en 1882. J’analyse les travaux de Sternberg, de W. Osler, de Councilmaii, de Golgi, de Melcliiiikotf, de Ranilewsky, qui tous viennent à l’appui des niiciis.
l‘2. — Sur les hématozoaires du paludisme. {Annales de l'Institut Pasteur, 1888, p. 377.)
Cet article est consacré é l’analyse de plusieurs travaux postérieurs i la précédente publicalioii. Je m’occupe spécialement des liématozoaires que Danilewsky venait de découvrir dans le sang de dilférents animaux, et notamment dans Iç sang des oiseaux. Ces hémalozoaires des oiseaux ont de grandes analogies avec les hématozoaires du paludisme, mais je conteste qu’il s’agisse de parasites
15. — Des hématozoaires du paludisme. (Arek. de méd. expérimentale et d’anat. pathologique, t. 1, p. 798 et t. II, p. 1.)
Après avoir fait l’historique de la question je donne une description détaillée de Thématozoaire du paludisme sous les titres suivants : corps sphériques; 2® fiagelles; 5® corps en croissant; 4® corps en rosace ou segmentés.
A propos des corps sphériques, j’établis que j’avais décrit, dès 1882, les plus petits de ces éléments qui mesurent à peine un millième de millimètre de diamètre, éléments qui ont été désignés par quelques auteurs italiens sous le nom de plasmodes.
Je résume ensuite les recherches confirmatives des miennes dues à E. Richard, Marchiafava, Celli, Guarnieri, Sternberg, Golgi, Pietro Canalis, Councilman, W. Osler, James, Vandyke Carter, Evans, Metchnikoff, Sacharoff, Soulié.
Il ressort de cette revue des travaux postérieurs aux miens que l’hématozoaire du paludisme a été retrouvé dans tous les pays où règne le paludisme avec les
es du paludis rapprochent
mie me paraissent devoir être rangés parmi les Sporo-
par plusieurs caractères des Coccidies.
sites qui existent dans le sang palustre sont bien
véritablement les agents pathogènes du paludisme : ces hématozoaires ont été retrouvés chez les palustres de tous les pays et on ne les a jamais rencontrés en dehors du paludisme; la mélanémie, cette altération du sang si caractéristique du paludisme, se rattache intimement è la présence des hématozoaires; les sels de quinine font disparaître les parasites du sang en môme temps qu’ils guéi'issent les fièvres palustres; enfin on a réussi à transnietlre le paludisme
paludisme, une petite quantité de sang palustre renfermant les parasites.
Dans un dernier chapitre, j’indique les procédés à employer pour l’examen du sang au point de vue de la recherche des hématozoaires.
14. — Au sujet (le l’hcmalozoaire du paludisme et de son évolution. {Soc. de biologie, 21 juin 1890.)
Je montre que les différentes formes sous lesquelles se présente riiéinatozoaire du paludisme appartiennent vraisemblablement à une seule espèce de Sporozoaire polymorphe, et non à plusieurs espèces de Sporozoaires comme l’ont prétendu quelques observateurs. L’existence de parasites différents pour la tierce, la quarte et les fièvres irrégulières, est en contradiction avec un grand nombre défaits.
15. — Ile l’examen du sang au point de vue de la recherche de l’hématozoaire du paludisme. (Soc. mkl dmhôpil., 2S novemhre 1890.)
Après avoir montré les grands services que l'csamon du sang peut rendre, pour le diagnostic du paludisme, j'indique les conditions dans lesquelles on doit se placer pour la recherche de l'hématozoaire du paludisme, la technique
cédés de coloration qui m'ont donné les meilleurs résultats.
16. — Au sujet des altérations des globules rouges du sang qui peuvent être confondues avec les hématozoaires du paludisme. {Soc. (k biologie, 27 décembre 1890.)
des observateurs compétents d'ailleurs, mais qui n'avaient pas fait de recherches sur le sang palustre, ont pu soutenir qu'il s’agissait d'altérations des éléments normaux du sang et non de parasites, cette opinion n'est plus soutenable et n'est plus sérieusement défendue aujourd'hui.
17. — Présentation de photographies des hématozoaires du paludisme. (Soc. (le biologie, 31 janvier 1891.)
18. — Du paludisme et de son hématozoaire. Paris, 1891 (avec six planches).
Le plan de ce nouvel ouvrage est le suivant :
lainoBiicTio.N. — Résumé rapide des recherches anterieures aux nuennes sur la nature parasitaire du paludisme, état de la question en 1880.
Cn.vpiTRE I. — Description de l'hématozoaire du paludisme.
CiiAmiiB U. — Exposé des recherches postérieures aux miennes.
Chapitre ni. — Nature du parasite du sang palustre. Hématozoaires analogues trouvés chez différents animaux.
Chapitre iv. — L'hématozoaire que j'ai décrit est bien l'agent du paludisme; ce parasite est polymorphe, mais unique.