Œdèmes aigus du larynx
(Société d'oto-rhim-laryngotogie de taris, 6 juillet 1900.)
Relation de deux cas venant s’ajouter à ceux qui ont été déjà signalés, particulièrement chez les mécaniciens et chauffeurs de locomotives, et qui peuvent être prémonitoires de tuberculose laryngée.
16. — 1900. Communication à CAcadémie de médecine. (4 avril 1900.)
Cinq cas de chirurgie laryngée. Guérison.
1° Épithéliomas du larynx.
Ablation par laryngotomie.
Deux malades él aient atteints de cancer du larynx à forme nodulaire, le premier à la corde vocale gauche, le second à la corde vocale droite. La tumeur dans les deux cas, non encore ulcérée, atteignait le volume d’un noyau de prune. Un fragment fut enlevé par la voie naturelle, et l’examen histologique, pratiqué par M. Rabé, chef de laboratoire à l’hôpital Laënnec, montra qu’il s’agissait d’un épithélioma pavimenteux en voie de transformation carcinomateuse.
Je fis la laryngotomie verticale médiane, après trachéotomie, dans la même séance. Après l’ouverture de la cavité laryngienne, les deux moitiés furent largement ouvertes, et il fut procédé, avec des ciseaux courbes, à l’ablation de toutes les parties molles de la moitié correspondant à la tumeur, en ne respectant que le périchondre intérieur du cartilage thyroïde. La cavité fut bourrée Û la gaze iodoformée.
Les suites ont été très favorables. Plus de dyspnée laryngée. La voix est intelligible, quoique rauque. L’examen laryngoscopique montre seulement des cicatrices un peu raides, au niveau des parties enlevées. Rien ne donne à craindre une récidive. Ces malades ont été opérés en juillet et août 1898.
2° Rétrécissement sous-glottique détruit par laryngotomie. Décanulement.
La troisième malade présentait, dans la région sous-glottique, un rétrécissement membraneux dont l’orifice avait tout au plus les dimensions d’une lentille. L’origine de celte lésion était inconnue. La malade ne pouvait se passer de la canule trachéale qu’elle portait depuis plus d’un an.
Ouverture des voies respiratoires supérieures de l’os hyoïde à la canule trachéale, puis incisions radiées, allant de l’orifice central du rétrécissement à sa périphérie.
Afin d’éviter la reproduction de la sténose, la canule fut mise au niveau de l’espace inter-crico-thyroïdien, en vue de canuler la région sous-glottique.
Deux mois après, l’opérée était définitivement délivrée de sa canule. Cette opération du décanulement date du 25 octobre 1897.
3° Sclérogénie pour tuberculose laryngée.
Les deux derniers malades, porteurs de lésions tuberculeuses du larynx, ont été traités par les injections sous-muqueuses de la solution de chlorure de zinc au vingtième, et l’amélioration constatée équivaut presque à la guérison.
11 s’agissait, il est vrai, de lésions ulcéreuses circonscrites. Quatre injections ont été pratiquées à un mois d’intervalle en moyenne. Les injections provoquent une sensibilité douloureuse et gênent pendant quelque temps la déglutition. Aussi ne sont-elles indiquées que dans les formes circonscrites et chez les sujets non cachectiques.
Ces traitements remontent à la fin de 1897 et au commencement
Conclusions. — L’intérêt de ces cinq cas réside dans la guérison diverses laryngopathies graves et dans le maintien probablement définitif de ce résultat.