‹ Titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 11 sur 39 · Alias-manuel des maladies du larynx · texte numérisé non relu

Alias-manuel des maladies du larynx

(Grumvald-Castex-Collinei, 1 vol. in-8 de 244 pages avec 107 planches coloriées

14. —1899. La méthode sclérogène dans la tuberculose laryngée.

(Bulletins et Mémoires de la Société française d’otù-rhino-laryngoloÿie, l. XV, p. 340.)

Ayant souvent constaté les bons résultats obtenus par le Professeur Lannelongue au moyen des injections de la solution aqueuse de chlorure de zinc dans les tuberculoses locales, je songeais depuis plusieurs années à appliquer sa méthode au larynx tuberculeux, mais j’hésitai longtemps dans la crainte de provoquer une tuméfaction réactionnelle considérable, qui contraindrait h la trachéotomie. Mes hésitations ont été vaincues par la vulgarisation du tubage, qui nous assure un secours moins périlleux, et par les recherches do De Weglenski (2), qui a pratiqué des injections interstitielles de solution chlorurée dans les parages du larynx (amygdales, parois pharyngiennes) sans observer de tuméfaction considérable.

J’emploie la solution aqueuse à 5 p. 100 et je me sers d’une canule ayant la courbure ordinaire des instruments qui doivent pénétrer dans le larynx. Son extrémité libre porte une aiguille creuse, tandis que l’autre est adaptée à une petite seringue de Pravaz; tout le système est stérilisé préalablement et, une fois empli de la solution, est agité dans l’eau bouillie pour que sa surface extérieure

(2) W. de Weglenski, Essai de traitement rationnel de la tuberculose laryngée,

ne risque pas de cautériser au passage avec les traces de solution chlorurée qui pourraient y rester déposées.

En moyenne, j’injecte dans la muqueuse du larynx la moitié de la seringue, soit 15 gouttes. M’aidant du miroir, avec ou sans cocaïnisation préalable, suivant la tolérance du malade, je pique tantôt dans les aryténoïdes, tantôt dans les bandes ventriculaires, selon les lésions constatées.

J’ai eu recours à la méthode sclérogène huit fois seulement, car je ne l’emploie que dans certains cas déterminés, sans abandonner les autres moyens quand ils me semblent mieux indiqués. Sur ce nombre, j’ai eu quatre insuccès, mais non .quatre revers. J’entends par là que les malades ont succombé à la tuberculose pulmonaire, mais sans aggravation laryngée.

Deux malades reslent stationnaires.

Deux enfin ont guéri.

Conclusions. — La méthode sclérogène par le chlorure de zinc est applicable au larynx tuberculeux sans danger, mais non sans succès. Elle parait indiquée surtout quand les poumons sont en assez bon état (première période) et quand la lésion laryngée consiste en une infiltration circonscrite.

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