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Malformations et déformations faciales

(Ml» Congrès international de médecine, Moscou, 1898.)

La pratique des maladies des fosses nasales et du pharynx nous met assez souvent en présence de sujets qui offrent dans leur massif facial une altération des formes anatomiques types, congénitale ou acquise, partielle ou totale.

Ce sont surtout les enfants adénoïdiens qui nous montrent ces faces atypiques assez caractéristiques. Pourtant un bon nombre d’entre eux ont le rhino-pharynx rempli de végétations adénoïdes sans avoir subi la moindre déformation dans leur massif facial. Inversement, des sujets jeunes ont le faciès caractéristique (bouche constamment entr’ouverte, maxillaire supérieur atrophié, ataxie dentaire, voûte palatine ogivale), sans que le petit miroir ou l’index explorateur fassent constater l’existence d’adénoïdes dans le cavum.

Ces deux constatations m’ont fait me demander si les adénoïdes étaient bien la cause réelle du faciès dit adénoïdien ou si ce dernier

ne serait pas, comme elle, l’effet d’une cause commune plus générale d’ordre évolutif. Je suis parti de cette idée pour examiner dans leurs causes et leur traitement les altérations de forme, congénitales ou acquises (malformations ou déformations), qui frappent le massif facial.

Quand le maxillaire supérieur se développe mal, pour une raison ou pour une autre, la cloison est arrêtée dans son extension. Pareille déformation ne risque pas de se produire chez les nègres, les peauxrouges, qui ont une mâchoire supérieure bien établie. Chez eux les dents se rangent bien à l’aise et avec régularité, les dents de sagesse sortent sans ces accidents assez communs dans larace caucasique. Il est aussi d’observation que dans ces races la cloison ne dévie pas.

L’anatomie comparée vient à l’appui de cette théorie, car chez les animauxon nerencontrejamais, comme chez l’homme, cette inflexion par affaissement de la cloison. Je m’en suis rendu compte dans les recherches que j’ai faites aux Galeries du Muséum sous l’obligeante direction de MM. Filhol (de l’Institut) et Gervais, assistants.

Chez tous les singes la cloison est bien verticale dans toute son étendue, qu’on la regarde par devant ou par son bord postérieur ; or, chez eux, le frontal est déprimé, contrastant avec les orbites saillants. Même remarque pour les divers squelettes, grands et petits, qu’on voit si nombreux dans ces Galeries.

Chez les cétacés (cachalot), on remarque qu’une des fosses nasales s’atrophie, au profit de l’autre. Aussi la partie postérieure de la cloison s’incline vers la choane persistante, tandis que seul l’évent correspondant reste perméable (f ) ; mais il n’y a là rien qui soit comparable aux affaissements du septum chez l’homme.

Comme anomalies, on y voit encore des museaux de veaux ou d’agneaux déjetés de côté ou d’autre, notamment sur un monstre double déradelphe (2).

.Sur une tête de cheval les os incisifs non soudés entre eux laissent un vide où passe un maxillaire inférieur proéminent et recourbé.

Sur des carpes, des veaux, on peut noter le non-développement de

En tout cas, on ne voit pas les affaissements de la cloison que j’étais allé chercher spécialement.

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