Lésions de l’oreille par explosion de dynamite
(Bulletins et Mémoires de la Société française cToto-rhino-laryngologie, 4893.)
A la suite de l’explosion du restaurant Véry, nous avons vu les cinq victimes. Deux moururent, Véry et Hamonod. Chez Véry, à gauche, le tympan avait disparu; ses débris étaient accolés au cercle tympanique, les osselets étaient disjoints et mobiles. A droite, le tympan était déchiré dans sa moitié postérieure. Surdité pendant la vie chez Hamonod ; du côté gauche, rupture de la moitié postérieure du tympan, épanchement sanguin abondant dans la caisse; à droite, rupture tympanique dans la moitié postérieure.
Le troisième blessé eut la même déchirure à gauche et une ecchymose, il demeura sourd cinq jours avec des sifflements.
M" Véry resta à moitié sourde pendant trois semaines, sa fille âgée de treize ans n’eut rien. Deux mois après, tout est rentré dans l’ordre.
En résumé : ries lésions sont en proportion de la proximité de l’explosion; 2" il n’y a pas eu d’otorragie; 3“ la rupture du tympan a eu lieu surtout en arrière ; 4” il n’y a pas eu de lésions graves de l’oreille interne.
î. — 1893. Trépanations mastoïdiennes, t Mémoires de la Société française d'oto-rhino-laryngologie,
Je ferai ressortir sous forme de conclusions : a. L’utilité de l’évidement pétro-mastoïdien chez les adolescents qui n’ont pu se débarrasser par un traitement non chirurgical de suppurations anciennes de l’oreille.
b. L’importance de l’épine de Henle pour la découverte de l’antre mastoïdien.
c. Les anomalies possibles dans la situation du sinus latéral qui peut passer près du bord antérieur de l’apopliyse.
d. L’utilité du pansement humide et de la désinfection naso-pharyngienne quand il s’agit de lympaniles suppurantes.
e. L’excellent effet de ces interventions sur la santé générale de l’opéré.
SO. — 1894. Traitement marin dans les affections de l’oreille, du nez, du pharynx et du larynx.
(En collaboration avec M. L. de l.anharrière. Congrès de Boulogne-sur-Mer, 1894.)
Nous pouvons conclure:
1° Pour les affections de l'oreille, le traitement marin est indiqué dans celles qui sont de nature scrofuleuse, tuberculeuse (à siège non profond), congestive, hystérique. Il est contre-indiqué dans l’eczéma du conduit auditif, l’otite sèche, la maladie de Ménière.
2" Pour les affections du nez, nuisible uniquement dans l’eczéma des narines, il est des plus avantageux pour les diverses rliinites chroniques et après l’ablation des tumeurs adénoïdes.
3" Pour les pharynx et larynx, ses indications sont restreintes. Il est formellement contre-indiqué à toutes les périodes de la tuberculose laryngée.
Au total : c’est dans le traitement des affections du nez que la mer rend les plus signalés services.
1. —1896. Leçon d’ouverture du cours complémentaire à la Faculté. — La pratique des maladies de l’oreille, du larynx et du nez, de f origine