Tumeurs malignes de l'arrière-bouche
Les tumeurs malignes de l’arrière-bouche sont le plus souvent de nature épithéliomateuse. L’amygdale est leur point de départ habituel.
Elles apparaissent généralement vers l’âge mttr, sans qu’il soit possible d’incriminer particulièrement l’abus du tabac.
Elles affectent dans leur début trois modes principaux qui diffèrent par le siège des premières manifestations (débuts pharyngien, auriculaire, ganglionnaire).
Les symptômes fonctionnels les plus accentués sont : les douleurs dans l’oreille, la sialorrhée, la dysphagie et l’odynophagie (douleur à la déglutition).
Parmi les caractères objectifs, on remarque la tendance de l’ulcération à gagner en surface plutôt qu’en profondeur, l’enduit grisâtre et pulpeux qui la recouvre, les formes écrasées ou en Ilots disséminés que revêt parfois le néoplasme, l’importance du toucher pharyngien qui peut révéler 1 anesthésie concomitante du pharynx l’adénopathie angulaire et d’abord stationnaire.
Les symptômes généraux sont relativement tardifs. La marche présente des temps d’arrêt. Le néoplasme s’étend de préférence au
pilier antérieur, puis au voile du palais. Certains épithéliomes du. pharynx sonttérébrants et perforent la base du crâne. Les adénomes du voile, d’abord encapsulés, peuvent faire éclater leur enveloppe et prendre la marche des sarcomes. L’adénopathie secondaire est souvent lente à paraître pour les épithéliomes.
On doit s’appliquer au diagnostic précoce et tenir pour suspectesles hypertrophies unilatérales des amygdales chez les gens âgés. Le diagnostic est à faire avec la syphilis à ses diverses périodes, mais surtout avec le chancre de l’amygdale. 11 peut présenter dans ce cas de grandes difficultés. Le diagnostic avec les lésions tuberculeuses, avec les scrofulides graves est plus simple.
Au point de vue de l’intervention chirurgicale :
1 " Quand le néoplasme est circonscrit sans retentissement ganglionnaire, on doit opérer ;
2° Quand le néoplasme, plus étendu s’accompagne d’adénopathies secondaires, si cette tumeur est circonscrite et mobile, on peut opérer, car l’intervention est plutôt utile que nuisible ;
3° Quand l’envahissement est plus vaste, l’intervention est licite par exception, s’il existe des indications particulières (douleursintolérables, etc.), mais elle n’estalors que palliative.
L’intervention chirurgicale procède ici par opérations préliminaires et fondamentales. Elle a recours aux voies naturelles ou artificielles. 11 est important de disposer, au moment de la réunion, une ouverture de décharge au dehors.
D’une façon générale, si l’opération est précoce et complète, elle procure un temps de survie satisfaisant.