‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 12 sur 53 · Neurasthénie laryngée · texte numérisé non relu

Neurasthénie laryngée

( Bulletins et Mémoires de la Société française d'Oto-rhino-laryngohgie, 1894, page 46.)

Nous désignons sous ce nom certaines aphonies complètes, qui ne se révèlent au laryngoscope que par un peu de détente des cordes vocales sans asymétrie glottique.

Les observations relevées donnent à penser qu’il s’agit moins alors d’une perversion hystérique que d’une mollesse fonctionnelle dont le malade arrive à guérir surtout par la volonté et l’effort.

Nous relatons deux cas où, sans recourir aucunement aux procédés de la suggestion, nous avons obtenu le retour prompt et définitif de la voix par des exercices variés de parole et de chant, en exigeant surtout de la netteté dans l’articulation.

10. — 189S. L’enseignement des maladies du larynx, du nez et des oreilles dans les Universités d’Autriche et à’Allemagne.

(Rapport à M. le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, 1895.)

Ayant eu l’honneur, d’être chargé par H. le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts d’une mission scientifique, à l’effet d’étudier en Autriche et en Allemagne l’enseignement des maladies du larynx, du nez et des oreilles, je me suis appliqué à visiter la plupart des universités de ces:deux nations, en séjournant plus longuement dans celles qui sont réputées pour l’enseignement de ces spécialités.

C’est principalement à Vienne, qu’il faut se rendre quand on désire étudier les laryngologie, rhinologie et otologie.

Au cours de ce voyage scientifique, je me suis plus longuement arrêté à Munich, Vienne, Budapest, ' Prague, Dresde, Berlin, Leipzig, Halle, Franefort-sur-le-Mein, Bonn, Heidelberg, Strasbourg. La plupart de ces villes possèdent une université qui a officiellement chargé un ou plusieurs professeurs d’enseigner les spécialités en question.

Dans quelques-unes, cependant, qui n’ont pas d’université, . l’enseignement est dû à l’initiative privée ; c’est ainsi qu’à Francfort-sur-le-Mein le D' Moritz Schmidt, laryngologiste des plus autorisés, pour n’en citer qu’un seul, fait très utilement profiter de sa vaste expérience les médecins qui fréquentent sa clinique.

Conclusions. — Pour résumer les impressions que j’ai recueil-

lies au cours de mon voyage scientifique, je puis conclure que, si l’Allemagne et l’Autriche possèdent, dans ces trois spécialités, un corps enseignant très distingué, un grand nombre d’élèves, une organisation remarquable, il nous sera facile de faire en France au moins aussi bien, quand nous aurons compris leur importance.

Id. — 1898. Larégion sous-glottique. — Anatomie et pathologie.

{Bulletins et Mtmeires de la Société française d'Otoo’hino-laryngologie, t. XIV, page 184, 1898.)

t“ La région sous-glottique est très intiltrable, à tous les âges, à cause de l’importante couche celluleuse qui est sous-jacente ii

la muqueuse. Elle est riche en lymphatiques, d’où la facilité de ses infections (fig. 2);

2“ Les affections qu’on y observe le plus souvent sont la laryngite chronique hypertrophique et les sténoses;

3° La laryngite chronique hypertrophique se caractérise par

l’attitude cadavérique des cordes, par la présence de bourrelets épais au-dessous d’elles, par des poussées aiguës. Les conditions étiologiques principales sont : la fièvre typhoïde, l’érysipèle, la tuberculose, la lèpre, le sclérome ;

4“ Les sténoses affectent ordinairement la forme de diaphragme sous-glottique. Elles empêchent le décanulement (fig. 3);

5° Comme moyens thérapeutiques : la dilatation endolaryngée qui prévient l’asphyxie lente, ou la laryngotoinie, en plaçant temporairemeru une canule dans l’obstacle élargi.

Page 1