‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 21 sur 53 · Érythème facial dû à la cocaïne · texte numérisé non relu

Érythème facial dû à la cocaïne

(Bulletins et Mémoires de la Société françaised'Oto-rUno-laryngologie, 1893.)

L’auteur a observé trois cas de pseudo-érysipèle dus à la cocaïne. L’un d’eux, particulièrement intéressant, a trait à une dame de soixante ans qui, à la suite de l’influenza, eut un coryza à répétition et du jetage nasal dus à l’hypertrophie du cornet inférieur. Pour la soulager, on lui prescrivit des prises d’un mélange de salol et de cocaïne, qui provoquèrent chez elle des accidents sérieux.

Voulant tâter la susceptibilité de la malade et tenter la galvanocautérisation sur le cornet, l’auteur badigeonne légèrement la muqueuse nasale avec de la cocaïne au cinquième.

Quelques heures après : éternuments, écoulement nasal abondant, battements douloureux dans la joue et la tempe droite, agi-

Le lendemain, érythème érysipélateux ayant débuté par la fosse nasale. Deux jours après, guérison, mais rejet par la narine d’une couenne analogue à celle que l’on trouve dans les rhinites fibrineuses.

La malade avait eu des accidents analogues avec des prises de cocaïne.

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