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médullaires* artères, veines et capillaires, étaient engainés et infiltrés de lymphocytes; les altérations vasculaires, la périartérite et surtout la périphlébite avec infiltrations leücdcytiques des différentes tuniques, étaient précisément celles que l’on considère aujourd'hui comme presque caractéristiques de la syphilis. Au niveau de la moelle dorsale, la méninge était épaissié et sclérosée, les vaisseau* étalent en partie obturés.

De plus, j’ai pu constater que les portions périphériques, immédiatement

sous-méningées, dès cordons blancs étaient légèrement dégénérées dans la région cervicale. On comprend que l’altération puisse gagner en profondeur et atteindre les faisceaux pyramidaux; c’est ce qui s’était produit notamment dans le cas du Professeur Raymond, et c’est sans doute ce qui a pu donner lieu, dans un certain nombre de cas que j’ai observés, à l’exagération des réflexes et à l’extension des orteils (Signe de- Babinski) : un tableau clinique simulant presque complètement la sclérose latérale amyotrophique s’est trouvé ainsi constitué, mais l’amyotrophie datait parfois de trop longues années pour pouvoir entrer dans le cadre habituel de la maladie de Charcot; il est vraisemblable que les rares cas signalés de Sclérose latérale amyotrophique è très longue évolution étaient en réalité des cas de

' Au point de vue thérapeutique, la notion de la fréquence de la syphilis dans l’étiologie des amyotrophies spinales progressives est de grande importance; plusieurs observateurs (Graves,Hammond, Niepce, etc..) ont déjà signalé des améliorations très manifestes et rapides d’amyolrophies progressives spinales sous l'influence d’un traitement mercuriel ou ioduré appliqué à l’occasion d’une affection syphilitique quelconque que l’on avait crue simplement coïncidente. Fait intéressant, c’est une cure à Allevard .qui révéla dès 1853 à un médecin, dont l’autoobservalion a été publiée par Niepce, la réactivation cutanée d’une syphilis ancienne méconnue et fut pour ce médecin un véritable trait de lumière qui lui fit découvrir la cause d’une amyotrophie déjà très prononcée des membres supérieurs, du tronc et du cou; moins d’un an après, un traitement iodo-mercuriel avait déjà fait diminuer l’amyotrophie de plus de moitié !

En présence des faibles résultats obtenus dans les amyotrophies progressives par les cures hydro ou électrothérapiques, j’estime qu’on devra dans presque tous les cas, à moins de contre-indication formelle, tenter l'épreuve du traitement spécifique . C’est la conduite qui m’a réussi plusieurs fois et que j’ai préconisée dans mon article sur « l'Amyotrophie spinale type Aran-Duchenne » du Traité de Médecine de Bouchard et Brissaud : elle me parait constituer un important progrès dans la thérapeutique d’une affection considérée jusque-là comme fatalement progressive et incurable.

La notion de la « myélite syphilitique amyotrophique » et du « syndrome vasculaire syphilitique des cornes antérieures » a donc été scientifiquement féconde et thérapeutiquement efficace.

Atrophie généralisée de la Musculature de tous les Viscères dans une amyotrophie progressive type Aran-Duchenne.

Nouveau cas d’Atrophie musculaire viscérale dans l’atrophie musculaire progressive d’origine spinale.

Société de Neurologie, 9 juillet 1904.

L’atrophie musculaire progressive n’avait été signalée jusqu’ici qu’au niveau de la musculature périphérique, dans le domaine des muscles striés de la vie de relation, jamais au niveau de la musculature lisse des viscères.

J’ai fait l’autopsie d’un homme mort après avoir présenté une atrophie musculaire progressive à type Aran-Duchenne; la maladie avait duré seize ans,

l’atrophie avait progressivement gagné la presque totalité des muscles des membres supérieurs et de la portion sus-diaphragmatique du tronc, à un degré moindre les membres inférieurs; l’autopsie me montra qu’il s’agissait d’une amyotrophie par méningo-myélite syphilitique.

Or, à l’autopsie, je constatai une atrophie musculaire très prononcée île tous les organes musculo-membraneux : intestin, vessie, vésicule biliaire, cœur, etc. .L’atrophie de la musculature de ces organes avait déterminé à leur surface une véritable « éruption » dé nodules globuleux du volume d’un pois à celui d’une grosse noix; il y en avait plusieurs centaines répartis sur l’intestin tout lé long dix bord adhérent, il y en avait trois ou quatre sur la vessie, il y en avait sur le canal cholédoque, sur l’oreillette gauche du cœur, etc. Or, tous ces nodules étaient autant de hernies de la membrane interne (muqueuse ou endocarde) à travers la

notamment était devenue complètement transparente et de l’épaisseur dune

Depuis lors, j’ai retrouvé, une atrophie semblable de là musculature de la yessie chez un syringomyélique présenlant une atrophie musculaire périphérique

Je peux ajouter, fait encore inédit, que je n’ai constaté le même processus histologique que dans les atrophies des muscles périphér iques ; il s’agissait nettement d’une myosite et, sur le bord des hernies, on pouvait voir la multiplication des noyaux et l’individualisation aux dépens des fibres musculaires de multiples cellules indifférentes, présentant ou non les réactions de la myosine. Les organes n’étaient nullement atrophiés dans leur ensemble, la muqueuse et la séreuse étaient parfaitement saines jusqu’au fond des hernies', seule la musculeuse avait disparu.

Ces faits prouvent donc qu’une atrophie musculaire myélopathique peut ri être

aussi toute la musculature lisse de la vie organique.

Ces lésions répondent sans doute à certains troubles cliniques. Chez, mon

fin, une série de crises respiratoires asthmatiformes. Il semble qu’il y a lieu de se demander si l’amyotrophie musculaire viscérale n’est pas le substratum anatomique de certaines crises dyspnéiques (muscle cardiaque, muscles de Reissesseh), crises fréquentes chez les amyotrophiques et que l’on qualifie actuellement de , « dises bulbaires », de certaines constipations opiniâtres, de certaines rétentions urinaires, etc. Peut-être la connaissance des amyotrophies viscérales fera-t-elle faire quelques progrès à l’étude clinique judicieuse des sujets atteints d’atrophie

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