LES ATROPHIES MUSCULAIRES SYPHILITIQUES
Atrophies musculaires progressives spinales et Syphilis.
progressives et syphilis.
Les Atrophies musculaires syphilitiques.
Sur certaines pseudo-scléroses latérales amyotrophiques syphilitiques.
La syphilis joue, comme on sail, un très grand rôle dans l’étiologie des maladies du système nerveux en général et dans celles des maladies de la moelle en particulier.
C’est ainsi qiife le tabes, la paralysie générale, la paraplégie spasmodique d’Erb sont aujourd’hui acceptés par tous comme des affections d’origine syphilitique bien avérée. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, et c’est bien longtemps après la description clinique de ces affections que leur origine syphilitique a été 1 reconnue et admise.
De même, jusqu’à mes recherches, la syphilis n’entrait que pour une part bien minime dans l'étiologie des Amyotrophies progressives. L’amyotrophie dite Aran-Düchenne, décrite par Duchenne en 1872, était considérée comme une affection systématique des cellüles radiculaires des cornes antérieures, comme une « poliomyélite antérieure bhrbniqüë » d’brigiiië tout à fait inconnue. Seuls quelques rares auteurs, Hammond, Niepce, Fournier, avaient émis timidement l’hypothèse d’une relation possible de causalité entre la syp'bilis et l’amyotrophie ; et Raymond, reiaiantènlëitë iine adtopsie dans laquelle les lésions ne consistaient pas en une atrophie simple et essentielle des cellüles des cornés antérieures, mais bien en une tnëniiigo-myélite diffuse à point de départ vasculaire, admettait une lésion non pas systématique, mais « occasionnellement svstématisée » aux cornes antérieures et parlait des relations « éventuelles » de la syphilis avec l’évolution de la maladie.
Or, ëii 190.7, j’ai pu Observer ën uil temps relativement restreint six sujets atteints d’amyotrophies progressives de type spinal : tous les six étaient des syphilitiques. Deux autopsies me montrèrent toutes deux des lésions de méningomyélite vasculaire diffuse analogues à celles observées par Raymond.
Une recliërehe rapide dans la littérdtüfe me révélé immédiatement 35 cas où la syphilis existait pértiiiehimënt dtUM lëé antécédents d’amyotrophiques. Dans une trentaine d’autres cas, des amyotrophies exactement analogues s’étaient