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A.. - ÉTUDES CLINIQUES

Cécité et Tabes. Etude clinique.

Évolution de l’Amaurose tabétique.

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Mes recherches m’ont montré qu’en réalité l'un et l'autre de ces caractères font presque toujours défaut et que, quand ils existent, ils sont absolument variables : seule la diminution de l’acuité visuelle est cliniquement le signe du début de [atrophie optique du tabes. Ce début ne diffère en rien de celui des amauroses de

Quant h révolution de l’amaurose tabétique, elle présenlerait, d'après Galezowski et Fournier, deux particularités importantes : le début monoculaire, la marche lente, continue et graduellement progressive.

D’après mes recherches, le début monoculaire est, en effel, presque constant, mais l’intervalle qui sépare l’atteinte du premier œil et celle du second est très variable : le plus souvent, il ne dépasse pas quelques mois et parfois quelques

Quant à la marche de l’amaurose, elle n’est jamais soudaine, et les « attaques amaurotiques » ne sont jamais que passagères; mais, d’une façon générale, elle n’est pas « lente, continue et graduellement progressive », évoluant en moyenne èn trois ans, mais pouvant évoluer entre quelques mois et dix, quinze, vingt ans. L’erreur vient surtout de ce que les auteurs ne se sont pas occupés jusqu’ici des divergences individuelles dans l’appréciation par les malades de leqr cécité : or, lés uns se trouvent complètement aveugles, alors qu’ils voient encore non seulement les lumières, mais même les objets, h partir du moment oh ils n’en distinguent plus les contours ou même les couleurs; d’autres, au contraire, prétendent voir encore alors qu’ils distinguent h peine le jour de la nuit et ne savent plus où se trouvent les lumières les plus intenses ; l’intelligence joue dans

Professeur Truc, fera un clairvoyant d’un sujet intelligent ou fortuné et un aveugle d’un indigent ou faible d’esprit ».

En réalité, l’amaurose tabétique m’a paru évoluer presque toujours, suivant deux périodes successives : la première d’évolution relativement aiguè , durant parfois deux ou trois mois, généralement cinq, six mois, un an, au maximum deux ou trois ans, pendant laquelle le malade perd graduellement toute vision distincte , toute notion de la couleur et de la forme dus objets ; la seconde d’évolution essentiellement chronique, durant au minimum trois ou quatre ans, et généralement beaucoup plus, cinq, dix, vingt ans, plus même, pendant laquelle le malade conserve l’étal demi-voyant, c’est-à-dire distingue le jour de la nuit, sait où sont les fenêtres, souvent où sont les becs de gaz, parfois se rend compte si le temps est sombre ou ensoleillé.

Cette évolution si remarquable de l’amaurose tabétique est facilement expliquée par l’élude anatomique et par le fait qu’il suffit de la persistance d’un très petit nombre de fibres sur une région quelconque de la rétine pour conserver les

lologie générale qui est applicat is sur le système nerveux central

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