‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 28 sur 35 · ÉTUDES ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

ÉTUDES ANATOMIQUES

elles étaient abonda

spinale postérieure des tabétiques; au microscope, e infiltrées de lymphocytes.

Les nerfs eux-mêmes avaiehl entre eux une énorme disproportion de volume, même parmi ceux qui étaient également privés de toute fibre. Les nerfs restés d’un volume normal offraient une grosse hypertrophie des travées conjonctivonévrogliques, qui occupaient en bonne partie la place des faisceaux nerveux plus ou moins complètement disparus. Les nerfs très diminués de volume, de beaucoup lès plus nombreux, présentaient un semis de nodules fibreux très abondants disséminés sur un fond uniforme parsemé de cellules névrogliques. J’ai appelé t< type trabéculaire » et « type nodulaire » ces deux aspects très différents.

fibreux représentaient autant de vaisseaux sclérosés et obturés-, comme ils étaient beaucoup plus nombreux que ne sont les vaisseaux à l’état normal, j’en ai conclu qu’il y avait une première phase inflammatoire, de nêoformation vasculaire et parfois conjonctivo-névroglique, phase à laquelle succédait celle de l’oblitération

Sur ces nerfs incomplètement sclérosés, on pouvait voir se faire graduellement et simultanément, dans les mêmes points : d’une part, l’oblitération Vasculaire; d’autre part, l’atrophie constante des fibres nerveuses et l’atrophie inconstante des travées interstitielles.

Le processus initial de la sclérose consiste donc en une lésion vasculaire oblitérante avec atrophie secondaire des éléments nobles et souvent des éléments interstitiels : l’origine de l’atrophie optique tabétique est une névrite interstitielle d’origine vasculaire.

Or, le processus syphilitique tertiaire essentiel est dans tous les organes une péri- et une endo-phlébite et surtout une péri- et une endartérite oblitérantes. Le processus de l’atrophie optique est absolument de même nature; c’est donc avant tout, à mon sens, une cirrhose syphilitique tertiaire analogue à la cirrhose syphilitique de tous les organes, cirrhose qui succède à une période d’irritation et de néoformation vasculaire.

Dans la plupart des cas, le début de ce processus était surtout marqué à la périphérie du nerf, immédiatement au-dessous de la méninge; la méningite avait donc une influence importante sur l’atrophie optique, mais cette importance tenait uniquement à l’abondance du riche réseau vasculaire pie-mérien, car on pouvait voir parfois aussi des portions du nerf sclérosées autour d’un vaisseau central, loin de la gaine méningée : la méningite était d’origine vasculaire comme la névrite.

L’évolution anatomique en deux temps : le premier, d’irritation avec néoformation vasculaire; le second, de sclérose avec oblitération vasculaire pro-

L’importance de la Méningite dans la pathogénie des Névrites et des Atrophies optiques.

Société d'Ophtalmologie, 2 novembre 1909.

Chez un sujet mort de méningite tuberculeuse, j’ai trouvé les gaines méningées des nerfs optiques abondamment infiltrées de lymphocytes, oomme le resle de la méninge. Or, dans ce cas, j’ai pu surprendre, pour ainsi dire, le début d’une atrophie optique. Dans la couche toute périphérique du nerf, sous la méninge, il y avait des zones d’atrophie partielle, zones où les fibres nerveuses avaient disparu et étaient remplacées par une prolifération conjonctive

L’aspect du nerf était le même que celui que j’avais observé chez des tabétiques non aveugles. Dans l’un et l’autre cas, il y avait une mince zone périphérique, annulaire, de sclérose. Dans l’un et l’autre cas, sans doute, si la maladie s'était prolongée, il y aurait eu une atrophie optique.

L’atrophie optique est fréquente dans le tabes, parce que l’affection évolue très lentement ; elle est rare dans les méningites, parce que l’affection évolue en général rapidement : il y a cependant des cas où une méningite s’est terminée par une atrophie optique, tel le cas de méningite cérébro-spinale récemment présenté par MM. Terrien et Bourdier.

Dans tous ces cas, la méningite joue un rôle prépondérant dans la pathogénie de la névrite et de l'atrophie optique. 11 y a cependant une différence entre les atrophies des méningites et celles du tabes : c’est que, dans ce dernier cas, la méningite n’o9t pas primitive, la lésion vasculaire et périvasculaire en est le point de départ; aussi observe-t-on parfois dans le tabes, en plus des lésions sousméningées, des lésions de sclérose distantes de la méninge, autour d’un vaisseau central isolé.

Persistance d’un faisceau intact dans les bandelettes optiques après atrophie complète des nerfs :

le « Faisceau résiduaire de la bandelette ».

Le ganglion optique basal et ses connexions.

convaincre que, contrairement à l’opinion admise jusqu’ici, notamment dans l’Anatomie' des centres nerveux du Professeur cl de M m# Dejerine, l’atrophie com-

dedans, une traînée de fibres éparses et fines, qui bordent l’épendyme ventriculaire, fibres sous-venmculaires. Toutes ces fibres ne dépassent pas en général la partie antérieure du chiasma ;

En dedans, quelques fibres de la commissure de Meynert, probablement après entre-croisement;

En haut, des fibres allant à la lame médullaire du thalamus' et probablement à la substance grise centrale.

Le Professeur Moeli (de Berlin) a constaté aussi l’existence du faisceau résiduaire qu’il appelle « faisceau d’angle » et une partie de ses connexions avec le ganglion optique basal.

ne savent plus s'en servir et ne cherchent plus à s’en servir, qu’iis ont des sensations lumineuses et n’ont plus de perceptions visuelles; ils voient des objets, mais ne les reconnaissent pas. Ils sont un peu comme les sujets atteints de soi-disant hémi-

Le rapport sur le cerveau sénile dont nous avons été chargé nous a paru devoir êlre à la fois : 1° une Revue générale des travaux faits antérieurement sur

de nos travaux personnels poursuivis sur ce sujet depuis plus de cinq ans déjà dans le merveilleux service du Professeur Pierre Marie à l’hospice de Bicêtre. C’est surtout sur l’analyse des faits nouveaux ou peu connus mis par nous en lumière que nous avons cru devoir insister un peu longuement dans la présente aualyse

Notre rapport comprenait deux parties : partie anatomique, partie clinique.

Page 1