F. - MOELLE
Epithélioma de la moelle : le Diagnostic Cytologique.
Epithélioma de la moelle.
L'observation clinique et anatomique qui a fait l’objet de ces deux communications est intéressante à deux points de vue, et c’est dans un but différent qu’elle a élc présentée à la Société de Neurologie et à la Société Anatomique :
1' 11 s’agissait anatomiquement d’une volumineuse tumeur de la moelle' lombaire adhérenle à la colonne vertébrale : le diagnostic pouvait se poser entre un adénome des méninges, un épithéliome vertébral ou un neuro-épithéliome primitivement médullaire à point de départ dans les cellules du canal épendymaire: les membres de la Société Anatomique, MM. Corail et Lctulle entre autres, furent d’avis qu’il s’agissait d’un. neuro-épithéliome, tumeur très rare dont un ou deux cas seulement ont été rapportés jusqu’ici.
2“ A propos de ce cas, nous avons montré le premier que l’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien peut servir au diagnostic des néoplasmes des centres nerveux. Le sujet avait présenté cliniquement l’apparence d’unpotlique paraplégique : or, le liquide céphalo-rachidien contenait, avec des polynucléaires abondants (bien qu’il n’y ait eu aucun microbe décelable par l’examen ou par les cultures), de très nombreuses grosses cellules rondes, peu colorables, à protoplasme souvent vacuolaire et à noyau pâle, arrondi ou irrégulier. Nous avons indiqué qu’il s'agissait probablement de cellules épithéliales et que, à I JU'UI!'. il y aurait lieu de recourir au cyto-diagnostic des néoplasmes des centres nerveux.
L’intérêt de ce cyto-diagnostic des néoplasmes a été confirmé depuis, lors par les recherches de plusieurs observateurs et, notamment, de MM. Widal et Abrami et de M. Dufour.
Trois cas de Section totale ou subtotale de la Moelle dorsale.
Jusqu’à la guerre, nous élions convaincus qu'il ne pouvait subsister de réflexes cutanés au-dessous de la lésion quand la moelle était sectionnée complètement. Nous pensions que le siège dos réflexes cutanés se trouvait dans le cerveau ou dans le mésocéphale et qu’un réflexe cutané ne pouvait se produire que s’il y avait persistance d’un certain degré de sensibilité cutanée. La conservation de certains réflexes cutanés dans les sections totales de la moelle avec anesthésie absolue fut ' pour nous une des surprises de la guerre.
Nous avons présenté deux moelles dont la section récente élait totale pour Lune, à peu près totale pour l’autre : or, dans les deux cas nous avons pu constate!' cliniquement la conservation ou la réapparition des réflexes crémastériens et des réflexes plantaires ; ceux-ci se faisaient en flexion.
Pour la troisième moelle, il s'agissait d’une section déjà ancienne et subtotale. Jusqu’à la fin la paraplégie étail restée complètement flasque avec aréflexie tendi-
rieure, ce qui donnait aux coupes un aspect « en lorgnette ». Ces foyers ressemblaient absolument aux foyers infectieux de la paralysie infantile.
Et» dehors de ces foyers limités, les cornes antérieures étaient atrophiées sur
et atténuée au membre inférieur, obligeaient à écarter toute idée de-lésion dans le cerveau et à localiser dans les neurones pérlphériqueer
La constatation nette de contractions flbrillaires n’était pas en rapport avec l’idée d’une névrite périphérique. Force nous était donc d’admcitre une lésion
blessures des nerfs périphériques dont nous avons vu dans les Centres Neurologiques une éclosion jusque-là tout à fait insoupçonnée.
i Dès le milieu de 1915 j’avais pu suivre pendant plusieurs mois 371 cas de paralysies par traumatismes des nerfs périphériques : 106 malades avaient été opérés, 265 ne l’avaient pas été.
placées : le talon est rétréci et allongé; la partie moyenne, également rétrécie, est souvent parcourue de plis cutanés longitudinaux; l'avant-pied lui-méme est étroit' et moins saillant : par toutes ses parties le pied est comme effilé.
Il y a intérêt à distinguer entre elles ces diverses variétés de contractures, car leur traitement est tout différent.
Quand la contraclure est due à la persistance d’un corps étranger, il y a évidemment intérêt à l’enlever quand on le peut; mais, quand il s’agit, par exemple, de poussière métallique, celle ablation est impossible; elle est d’ailleuis superflue, car on oblient d’ordinaire la guérison par une extension continue et progressive, qui peut d’ailleurs être ambulatoire au moyen de quelques appareils simples que nous avons imaginés et décrits.
Quand l’épine irritative porte sur le tronc nerveux, elle est en général facile à extraire quand elle a été reconnue.
Pour les contractures portant sur les antagonistes des muscles paralysés, le
masser les muscles non paralysés, ne jamais employer des courants faradiques,