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IV. Les maladies du système nerveux

I. Dans l’étude des RHUMATISMES CHRONIQUES et des MALADIES CHRONIQUES DE LA NUTRITION, je me suis attaché surtout à la description anatomo-clinique des principales variétés d’ostéo-arthropathies des Membres ou du Rachis. J'ai notamment fait porter une partie de mes efforts sur la différenciation des formes des Rhumatismes vertébraux qui étaient jusque-là presque complètement méconnus. Avec lè Professeur Pierre Marie, j’ai /» premier décrit l’Anatomie pathologique et la Pathogénie de la Spondylose rhizomélique et de la Cyphose hérédo-traumatique, deux affections ankylosantes du rachis qui doivent être distinguées des Formes généralisées du llhumalisme vertébral. J’ai fait connaître l’importance des Formes localisées de ce rhumatisme et les innombrables conséquences, jusqu'alors insoupçonnées, qui découlent du passage des racines médullaires à travers des canaux osseux ou des trous de conjugaison chroniquement enflammés : névralgies, paralysies, amyotrophies, etc...

la similitude entre les Phénomènes anaphylacliques, récemment décrits, et les

manifestations de certaines ait moins des Maladies diathésiques ou arthritiques : on sait combien cette hypothèse devait passer dans le domaine des faits et quelle fut sa brillante destinée à la suite de la découverte du choc hémoclasique par le Professeur ■ Widal et son Ecole. Il y a lieu de se demander aujourd'hui si, après exclusion des Affections colloïdoclasiques, des Maladies infectieuses et des Troubles endocriniens, il subsiste encore une relation clinique entre les différentes affections qui constituaient la Diathèse arthritique.

Au point de vue de la Thérapeutique, j’ai surtout expérimenté les médicaments qui, dans les cures thermales ou hydrominérales, semblaient avoir depuis T Antiquité fourni les plus remarquables résultats pour le traitement des Rhumatismes et des Maladies chroniques de la nutrition, d'une part le Soufre et /'Iode, d’autre part les Médicaments radio-actifs comme le Thorium X.

II. Parmi les MALADIES DES OS, j’ai isolé et décrit deux entitéscliniques nouvelles : la Pléonostéose familiale, dont un certain nombre d’observateurs ont depuis lors publié des exemples , et la Mélorhéostose.

J’ai fait connaître en France, il y a peu d'années, la Maladie osseuse de Recklinghausen, qui a été aussitôt presque banalement retrouvée.

Par mes examens anatomiques et radiographiques, j'ai pu préciser la pathogénie d’affections alors inexpliquées, comme la Dysostose cléido-cranienne, /'Oxycéphalie, la Maladie osseuse de Paget, /'Anencéphalie, etc...

L'étude des Troubles du Développement du Rachis m'a révélé la cause d'affections jusque-là cryptogénétiques, par suite réputées ci essentielles », comme le Trophœdème et comme /'Incontinence nocturne d’urine .• j'ai eu la satisfaction d'en voir résulter un traitement rationnel et très fréquemment efficace, A côté de la Sacralisation de la 5 e lombaire, dont le rôle pathologique avait été très exagéré, j'ai pu décrire un Syndrome de Lombalisation douloureuse de la 1" sacrée, et j'ai précisé le mode d’action pathogène et les indications opératoires des Côtes cervicales.

III. La SYPHILIS a fait depuis très longtemps l'objet de mes recherches. J'ai notamment signalé dès 1903 que les Atrophies musculaires progressives spinales considérées comme dues à une Poliomyélite antérieure chronique d'origine inconnue, dépendaient en réalité d'une méningo-myélite syphilitique : il est avéré depuis lors par les constatations de très nombreux auteurs que la syphilis en est la cause

J'ai indiqué que'la radiographie, en montrant sur la face interne du crâne de très fréquentes ostéites syphilitiques, permettait de faire un véritable Radioüiagnostic de la Syphilis, particulièrement dans la Syphilis tardive, acquise ou héréditaire .,

c'est-à-dire précisément à la période où la réaction de Wassermann, généralement négative, ne peut servir au diagnostic.

Ces constatations ont eu un grand intérêt thérapeutique.

IV. Parmi les AFFECTIONS NERVEUSES, je me suis attaché tout spécialement à l’élude de la Cécité dans les Maladies du Système nerveux et à celle du Cerveau Sénile, dont f ai étudié surtout les altérations préalables à l'hémorragie et au ramollissement.

Pendant la guerre, j’ai tenu à établir les différences fondamentales entre les Commotions, les Contusions et les Émotions, car cette différenciation me paraissait essentielle pour le traitement des sujets et pour l'établissement des pensions de réforme.

Maladies chroniques.

La nature même de mes travaux ma tout naturellement mis à même d'apprécier de façon constante les bénéfices des cures thermales, et, depuis trente ans, j'ai visité, dans un but d’instruction personnelle, la presque totalité des stations hydromode d'action encore si insuffisamment étudié.

A tous mes Maîtres, qui m'ont appris à travailler, je garde une profonde reconnaissance. Parmi eux, je dois au Professeur Pierre Marie une particulière gratitude ; par son impeccable méthode il m’a enseigné que l’observation des faits, sincère et impartiale, constitue toujours le travail sérieux et productif ; je me suis efforcé d’imiter son exemple. Il m’a toujours guidé de ses conseils et soutenu dans les. jours pénibles-, je lui ai voué une affection respectueuse et profondément dévouée.

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