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LES RHUMATISMES CHRONIQUES DES MEMBRES

doigts. L’ai

mités osseuses sont atteintes et le cartilage joue un rôle considérable : c’est la

Cette forme est franchement déformante et ankylosante. C'est dans cette forme qu’on observe tous les types de déformations osseuses en flexion ou en extension soigneusement décrites par Charcot, tous les doigts en zigzag dans le sens de la longueur ou dans le sens de la largeur.

Ce qui détermine les déformations, c’est d’une part le gonflement irrégulier des extrémités osseuses avec saillies ostéophytiques, ce sont, d’autre part, les

de la hanche chez l’adulte).

(En collaboration avec le D' Merklen, d’Aix.)

Depuis qu’Adams, en 1857, a baptisé morbus coxæ senilis l’arthrite sèche de la hanche, presque tous les auteurs, même les plus récents, ont considéré, sans plus ample infurmé, oette variété du rhumatisme chronique partiel comme étant « à peu près l’apanage des vieillards », Or, c'est là une grosse erreur; et cette erreur n’est pas sans inconvénients, car, en présence d’un sujet jeune qui souffre de la fesse ou de la cuisse, on pense à la sciatique, on pense à la coxalgie, à la sacro-coxqlgie, au mal de Pott sacro-lombaire; on pense même à des affections plus ou moins rares du bassin ou du petit bassin, on ne pense pas à l’arthrite chronique de la hanche.

Chargé d'un Centre neurologique à l’armée, j’ai vu affluer sur mon ambulance une masse de soldats se plaignant des douleurs les plus diverses; le diagnoiiic porté sur leur feuille d’évacuation était à peu près régulièrement oelui de lumbago ou de sciatique, ou.celui plus vague d’algie du membre inférieur; jamais nous n’avons lu celui d'arthrite sèche de la hanche. Or, en examinant systémati-

s’agissait d’un vieillard; il n’y a pas de raison pou moins âgé. La même douleur de la hanche pourra

Une atrophie de la fesse, plate, affaissée, molle

long pour les phalanges 1 ils donnaient lout à fait l’impression qne tes phalanges étaient rentrées en lorgnette les unes dans les antres.

Par la dissection, nous avons vu que les phalanges avaient perdu toute forme normale; les cylindres réguliers étaient devenus des troncs de cène tout à fait irréguliers, les extrémités articulaires avaient complètement disparu et les phalanges avaient pour ainsi dire glissé les unes contre les autres.

Tous ces détails apparaissaient nettement Sur la radiographie. On y. voyait également des lésions de résorption analogue au niveau d’autres os, extrémité inférieure du cubitus et du radius, os du carpe et du métacarpe.

Mais surtout, ce qui frappait sur la radiographie, c’était la transparence tout à fait excessive de tous les os de la main : en dehors d’un léger contour presque linéaire qui était un peu opaque et qui marquait le rebord des os longs, les os, phalanges et métacarpiens, n’étaient guère plus opaques que les parties mollës. On peut dire qu’il s’agissait d'une résorption en masse de l’os calcaire.

Sur les covtpes macroscopiques et microscopiques, cette main montrait une dégénérescence graisseuse massive de tous les éléments essentiels , à l’exception

muscles. Le tissu de bourgeonnement qui unissait des débris osseux restants et la congestion du tissu sous-cutané indiquaient seuls que cette dégénérescence avait sans doute un point de départ inflammatoire.

Nous avons observé chez une autre malade rhumatisante une déformation un peu analogue, mais limitée à un doigt (doigt en lorgnette).

Semblable déformation est rare, et la destruction massive de l'os qu’elle décèle ne s’observe que dans les rhumatismes chroniques très accentués.

Parésie cubitale par rhumatisme chronique du coude.

Observation d’un malade présentant les symplômes d’une parésie du cubital droit à la main avec amyotrophie et hypoesthésie. Or on sent sous le doigt le cubital chassé de sa gouttière, tendu et étalé sur une masse de prolifération osseuse qui double l’épitrochlée. A la radiographie, on trouve une ostéopériostose diffuse avec proliférations ostéophytiques, les unes adhérentes et les autres détachées, formant corps étrangers.

Ges lésions sont celles du rhumatisme chronique.

Il est intéressant de remarquer que, chez ce sujet, le rhumatisme qui touche les deux coudes laisse indemnes toutes les autres articulations, et aussi qu’il est tout à fait indolent, ce qui n’est pas fait pour éclairer le diagnostic.

LES RHUMATISMES VERTÉBRAUX GENERALISES ET LES MALADIES ANKYLOSANTES DE LA COLONNE VERTÉBRALE

La Spondylose rhizomélique.

Autopsie d’un cas de Spondylose rhizomélique.

Contribution à l’étude de la Pathologie du rachis. Autopsie d’un cas de Cyphose hérédo-traumatique.

Anatomie pathologique et pathogénie des Ankylosés vertébrales et spécialement de la Spondylose rhizomélique.

Anatomie pathologique et pathogénie de la Spondylose rhizomélique.

Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, janviei'-févri.

que, aussi bien en Allemagne qu’en France, dés maîtres réputés comme Schlesirtger et coiAmé Reclus considéraient lè rhumatisme vertébral comme une rareté èt comme Une affection dont lé diagnostic était d’aulant plus difficile qu’il restait localisé exclusivement au rachis. Ëtt 1905, clans un beau rapport sur les u Formes cliniques du rhumatisme chronique « présenté au Congrès de Médecine, Verhoogën ignorait complètement le rhumatisme vertébral.

11 est Vrai que, la même année, au même Congrès, le Professeur Teissier (dé Lyon) comptait les rhumatismes vertébraux pour 20 p. 100 dans sa statistique des rhumatismes chroniques, èt ses élèves Mayet et Jouve décrivaient le rhumatisme vertébral ostéophytique.

Actuellement, ia fréquence des localisations rhumatismales nous parait encore bien plus grande, parce que, en dehors des formes généralisées, il existe un nombre considérable de formes localisées Au rhumatisme vertébral, et l’on peut dire que la localisation rachidienne du rhumatisme chronique est peut-être la plus fréquente, de toutes, plus fréquente môme que la localisation aux extrémités.

Avant qu’on ait reconnu ces formes localisées, on avait d’ailleurs séparé du Rhumalisme vertébral généralisé des Spondyloses infectieuses et des Spondyloses traumatiques, autres et affections ankylosantes » de la colonne vertébrale.

Je crois avoir quelque peu contribué, à l’insl igation du Professeur Pierre Marie,

successivement les progrès faits dans l'étude du Rhumatisme vertébral généralisé et des diverses maladies ankylosantes d’une part, des differentes variétés de

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