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NEUROPATHOLOGIE DU SYMPATHIQUE OCULAIRE

siège des lésions (avec M. Laignel-Lavastine) 48).

plus lard, apparût une énorme masse ganglionnaire derrière l’angle droit de la mâchoire et pénétrant profondément; il se produisit le ptosis, le myosis et l'énophtalmie caractéristiques, mais pas d'hypotonie du globe, ni de troubles vaso-moteurs ou sudoraux de la face. Nous rapprochons cette malade de la femme dont l’observation est rapportée un peu plus haut {n° 45), pour en former un premier groupe.

La seconde observation a trait à un jeune garçon, qui fit une chute sur des fils électriques ; ceux-ci produisirent de graves brûlures, dont les cicatrices créèrent des adhérences profondes au niveau du bord inférieur du cricoïde ; outre des symptômes de lésion du pneumogastrique, on relevait de ce côté du myosis, du ptosis et de l’énophtalmie, de l’hypotonie du globe, un peu d’atrophie et des troubles vaso-moteurs accentués delà moitié correspondante delà face. Avec ce malade et le porteur d’un anévrisme aortique, dont nous détaillons l’observation plus haut (n» 27}, nous formons un second groupe.

dis que la moitié droite est aveugle ; pas de réaction de Wernicke. Les limites des parties conservées sont irréguiières et rétrécies. L’affection a débuté il y a deux ans par des céphalées et la baisse de la vision ; M. le professeur Truc Ta alors beaucoup amélioré par le sirop de Gibert et des électrisations.

Il présente des signes de myxœdème (petite taille, faciès « en pleine lune », pauvreté du système pileux, irrégularités des ongles, adiposité, frigidité génitale et légère hypertrophie des seins ; par contre, l’intelligence est très normale). Il offre aussi quelques signes d’acromégalie, constatables surtout à la radiographie (agrandissement des sinus frontaux, inégalités d’épaisseur des parois crâniennes, ressaut post-lambdoïdien, absence de soudure dia-épiphysaire des doigts). Il a donc des signes du « syndrome pluriglandulaire », par vice de fonctionnement de plu-

l’agrandissement considérable de la selle turcique, dont les limites postérieures sont invisibles ; ceci prouve que la tumeur hypophysaire a gagné en arrière et a pu toucher la bandelette optique.

sans acromégalie (avec M. le professeur de Lxpersonne) (n» 49).

A l’occasion du malade précédent, nous avons voulu faire une étude d’ensemble de la symptomatologie oculaire des tumeurs de Thypophyse. Le diagnostic de ces tumeurs est facile lorsqu’elles s’accompagnent d’acromégalie ; quand ce symptôme si caractéristique manque, les mani-

notre malade. Ce sont surtout les troubles visuels qui attirent l’attention

du sujet et c’est à l’ophtalmologiste qu’il s’adresse ; ces troubles ont donc une valeur séméiologique considérable.L’examen radiographique pratiqué alors entraîne la certitude, par la constatation de l’élargissement de la selle turcique.

Nous avons rassemblé 79 autres observations de tumeurs de l’hypophyse

travail. De ces 80 observations, nous dégageons les conclusions suivantes :

Ces tumeurs frappent des individus jeunes (moyenne : 38 ans chez l’homme, 3i ans chez la femme). — Les troubles du champ visuel sont les

la zone noA décollée n’ont été trouvées que dans les décollements expérimentaux (Andogsky), la régression rapide des troubles du champ visuel fait penser i leur origine fonctionnelle. Il est plus vraisemblable d’admettre que dans la rétine, mal soutenue par un corps vitré hypotone, s’établissent

ter davantage sur les hypothèses qui peuvent être émises

que véritablement sarcomateux. La cavité kystique serait due à cette dégénérescence des zones centrales. L’aspect feuilleté de la cavité s’expliquait par la structure lamellaire normale du cervelet.

Sarcome de la base du crâne (avec M. Coutela) (n'> 15).

Sarcome de la région hypophysaire et de l’apophyse basilaire, ayant éli-

paralysie de la langue et du voile, une exophtalmie légère et une immobilisation presque absolue des globes. Il n’y eut ni stasepapillaireni aucun deséléments du syndrome hypophysaire (acromégalie, glycosurie, troubles mentaux, hémianopsie), bien que la glande pituitaire fût envahie secon-

Épithélioma de l’orbite (avec M. Monthus) (n» 19).

La tumeur produisit une exophtalmie très marquée, avec troubles sensitifs et moteurs; cécité complète par atrophie optique simple, sans névrite ni stase. Le malade mourut avant la phase d’issue à la base de l’orbite, sept mois seulement après le début des douleurs ; la mort survint par escharre sacrée profonde et rapide. L’autopsie montra une tumeur orbitaire avec un prolongement dans l’étage moyen du crâne. Il s’agissait d’un épilhélioma cylindrique, qui avait très vraisemblablement pris son origine dans la muqueuse du sinus sphénoïdal.

Angiome caverneux de l’orbite opéré 19 ans auparavant.

Atrophie optique (avec M. Offret) (n« 29).

M. Panas opéra en 1889 un enfant de 5 ans, à qui il pratiqua l’ablation d'un volumineux angiome caverneux de l’orbite gauche. Ce garçon mourut à l’âge de 24 ans d'un mal de Pott sous-occipital, dans le service du professeur Dieulafoy. A l’autopsie, on remarque, dans l’angle formé entre le nerf opüque elle bulbe gauches, quelques vestiges très netsdel’angiome.

hémianopsies diverses (lésions du chiasma,des bandelettes optiques, des sphères visuelles corticales). — Les 225 autres cas ont trait à des lésions

(atrophie optique totale du côté traumatisé i43 fois, atrophie optique totale du côté opposé 6 fois, atrophie optique partielle 55 fois et régression complète des lésions 4 fois). Les lésions bilatérales se trouvent dans 17 cas (atrophie totale bilatérale 4 fois, atrophie totale d’un côté, partielle de l'autre 7 fois et régression complète des lésions 6 fois).

On sait que les fractures *de la base produisent souvent l’atrophie optique totale ; mais on sait moins qu’une cécité complète peut régresser en totalité (10 fois); il est encore moins connu que l’atrophie peut rester indéfiniment partielle; le chiffre de 62 cas montre cependant que ce n’est pas une exception et que, lorsqu’un nerf optique est lésé dans un semblable traumatisme, le pronostic n’est pas toujours la cécité de l’œil correspondant. Dans ce, travail, nous rapportons un fait d'at.rophie optique partielle dont nous ne connaissons pas d’autre exemple ; il s’agit d'un confrère qui, après un choc orbitaire, fut amaurotique d’un œil ;

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