IV. - THÉRAPEUTIQUE
Essai de traitement du glaucome par les substances osmoUques. (Voy. page 12.)
sation active, passive, mixte). La sérothérapie généraie para-spécifique a queiques partisans ; le sérum antidiphtérique, le sérum de Deutsch-
La sérothérapie locale peut être pratiquée dans la chambre antérieure; il s’agit là d'un procédé seulement expérimental, à délaisser en clinique. Les injections sous-conjonctivales ont donné dans la diphtérie oou-
le bord libre des paupières ; elle permet enfin de restreindre beaucoup les indications de l’anesthésie générale. La méthode a par contre deux inconvénients : l’un minime, qui est de nécessiter que l’injection soit bien faite, en bonne place ; l’autre, plus important, qui est de forcer à attendre plus longtemps que dans l’analgésie locale avant de commencer l’opération.
Technique. — i. Le liquide à injecter est vai'iable. Nous nous sommes servis indifféremment, et avec un résultat égal, de novocaïné à i p. loo ou
rarement trois, de ces territoires, selon l'opération. Les zones représen-
et surtout par des données physiologiques, obtenues par l’exploration de la sensibilité après chaque injection.
Points de repèbe des injections. — i“ L’injection supiro-inlerne, destinée à atteindre les nerfs frontal externe et frontal interne, est sus-trochléaire.
La situation de la trochUe est déterminée avec soin par la pulpe de l'index, enfoncé dans l’angle supéro-interne de l’orbite. L’aiguille pique immédiatement au-dessus et un peu en dedans du point trochléaire, représenté par une croix sur la figure Sa, puis, passant au-dessous du rebord osseux supérieur de l’orbite, par lequel elle ne doit pas se laisser arrêter,elle file le long du plafond orbitaire,q\x’e\leàoil sentir,passant audessus et un peu en dehors de la trochlée; l’inclinaison de la voûte orbi-
pour qu’elle attaque le nerf frontal externe, qu’elle soit également dirigée un peu en dehors. Cette obliquité en dehors est d’autant plus nécessaire que son orifice d’entrée — éloigné à dessein du globe oculaire et de la partie oculaire de la paupière qu’il faut éviter d’infiltrer — est un peu interne; le corps de la seringue sera donc un peu rapproché du dos du nez. On fera pénétrer l’aiguille de i cm. 5 à 2 centimètres.
Il est bien entendu que, comme dans toute analgésie locale, le piston doit toujours être poussé en même temps que la seringue, si bien que l’aiguille, projetant toujours le liquide analgésiant devant elle, n’entre jamais en contact direct avec les tissus.
2» L'injection externe ou lacrymale {nerf lacrymal) se fera de la façon suivante. L’aiguille sera enfoncée au niveau d’une ligne prolongeant la commissure externe des paupières, sur le pourtour osseux de l’orbite, dont elle ira chercher le contact. Progressant le long de ce rebord osseux, en suivant son versant orbitaire et non son versant cutané, sur une longueur de 3 à 4 centimètres, l’aiguille déposera le liquide anesthésique entre le périoste et la glande lacrymale à la limite supérieure de la portion palpébrale de cette dernière.
Cette injection déforme légèrement, par infiltration, la partie supérieure et externe de la paupière, ce que ne fait pas l’injection sus-trochléaire, intra-orbitaire et plus profonde. Cette déformation est minime et tort éloignée du bord libre et de la commissure, qui gardent leur aspect normal.
L’analgésie ne dépasse pas le rebord externe de l’orbite ; elle n’atteint pas le bord libre de la paupière supérieure, qui, dans toute son étendue, relève de l’injection sus-trochléaire (fig. 3i).
postérieur, son obliquité est telle qu’elle forme avec les angle de 20 à 25*; pratiquement Y épaisseur d'un doigt sép de la lèvre supérieure. Ainsi dirigée, l’aiguille va vers
orbitaire ; elle peut pousser là son injection, nous l'appellerons alors injection orifieielk ; mais elle peut parfois pénétrer dans le canal, avec ou sans tâtonnements, et y déposer le liquide anesthésique : c’est alors une injection canalicalaire (généralement inutile).
4“ Vinjection som-lrochiéaire {nasai externe) analgésie le sac lacrymal. La poulie de réflexion du grand oblique ayant été sentie et repérée, l’aiguille est enfoncée au-dessous et un peu en dedans d'elle {point noir sur la figure Se, au-dessous de la croix indiquant la trochlée). La pointe cherche le contact osseux de la paroi interne de l’orbite, et, sans s’en écarter, elle Sic,directement antéro-postérieure,nn-iossons delà trochlée, jusqu’à une profondeur d’un centimètre et demi environ.
Si l’injection est faite selon la technique indiquée et si le temps d’attente nécessaire à rimbibiüon du nerf est bien observé, l’analgésie sera complète. Depuis sept mois, toutes les opérations justiciables de cette méthode, pratiquées à la clinique ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu, l’ont
présent, défavorable.