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INTRODUCTION

Mes premières éludes ont été des études de science pure. C’est en entendant la parole de maîtres tels que Giard et Yves Delage en préparant une thèse restée inachevée sur la régénération des tissus et des organes, que j’ai pris goût aux grandes questions de biologie.

Je dus quitter la Sorbonne pour préparer sérieusement les concours de médecine, mais les trois années passées au contact d’Y. Delage, avaient fait sur moi une impression profonde et ont exercé une influence décisive sur ma carrière scientifique.

Mon orientation vers la bactériologie, qui me ramenait au laboratoire, se dessina nettement le jour où je devins l’interne de mon maître le Professeur F. Bezançon qui voulut bien m’associer à ses travaux et même dès celte époque à l’enseignement de la bactériologie, enseignement qu’il avait organisé à la Faculté de Médecine, dans le laboratoire de Cornil, en 1901.

Toutes mes recherches scientifiques, qu’elles s’appliquent à la bactériologie pure, aux méthodes de diagnostic bactériologique ou aux maladies infectieuses, ont été dominées par le souvenir de mes premières éludes de biologie générale.

C’est ainsi que, pour la tuberculose, avec F. Bezançon, j’ai compris toute l’importance que pourrait avoir la connaissance exacte du parasite et de son mode d’action sur l’organisme pour mieux connaître la maladie et, partant, sa thérapeutique.

Au cours de mes recherches sur la morphologie du bacille tuberculeux, sur sa vie extra-parasitaire aussi bien que parasitaire, sur sa façon d’infecter aussi bien que de réinfecter l’organisme, j’ai toujours eu en vue le côté biologique du bacille, sans négliger pourtant, chemin faisant, au cours de ces éludes, les méthodes de laboratoire capables d’assurer le diagnostic de la maladie.

Cest ainsi encore, qu’étudiant les septicémies, j’ai été guidé par ces notions de lologie pour envisager le passage des microbes dans la circulation non pas seulement

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