‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 16 · IV. - la typho-baoillose. Monde Médical, 15 janvier · texte numérisé non relu

IV. - la typho-baoillose. Monde Médical, 15 janvier

V. — Un cas de myocardite tuberculeuse spontanée chez le chien, granulie terminale. Bull, de la Soc. tCétudes scientifiques sur la tuberculose, séance du 11 janvier 1912, n" 2.

VI. - lèpre humaine et lèpre murine. Progrès Médical, 2 mai 19U.

VII. — Comparaison entre les formes dégradées du bacille tuberculeux et les bacilles tuberculoïdes. fF« Conf. de VUnion internationale contre ta tuberculose. Lausanne, 5-7 août 1924, p. 87. (En collaboration avec F. Bezançon.)

VIII. Tuberculose ostéo-périostique généralisée hyperalgésique et fébrile à évolution paroxystique. C. R. Congrès de la tuberculose, Paris 1906, p. 515. (En collaboration avec le D' Legendre.)

donnent sur les milieux des cultures grasses, non chromogènes, évoquant un peu l’aspect des cultures de bacille aviaire ou pisciaire. La plupart, au contraire, le bacille du lait, du beurre, de Timothée, donnent des cultures plus ou moins chromogènes, sèches, écailleuses, se rapprochant beaucoup plus de la culture du type tuberculeux humain ou bovin. Ces bacilles végètent sur le bouillon, en y formant un voile cohérent

et plissé à la manière du bacille tuberculeux. Mais, à l'encontre de celui-ci, ils végètent beaucoup plus rapidement; en trois ou quatre jours, ils donnent déjà une culture bien développée. Ils sont moins exigeants que le bacille de Koch, quant à la teneuren glycérine des milieux de culture. Enfin, ils sont susceptibles de végéterà basse température, à 25 degrés — comme d’ailleurs le bacille pisciaire.

Le gros problème que soulève l’existence de ces bacilles est, en réalité, celui du saprophytisme du bacille tuberculeux.

Ces tuberculoïdes représentent-ils des espèces totalemenl différentes du bacille de la tuberculose ou bien sont-ils des formes dégradées, ou bien encore en représententils la forme souche, originelle, capable de s’adapter à la vie parasitaire et de produire la maladie chez l’homme?

On parle toujours des bacilles acido-résistants de la nature et l’on oppose au bacille tuberculeux pathogène humain, bovin ou aviaire, adaptés à la vie parasitaire, les bacilles tuberculoïdes vivant de la vie saprophytique et l’on considère volontiers implicitement qu’ils sont répandus un peu partout dans la nature. Des bacilles des animaux à sang froid, très voisins comme on sait, des bacilles tuberculoïdes par leurs caractères, peuvent servir d’intermédiaires puisque d’autre part, ils seraient adaptés à la vie parasitaire dans certaines conditions.

C’est là une notion un peu trop simpliste et qui ne parait pas correspondre à la réalité des faits. Les vrais bacilles tuberculeux adaptés à la vie parasitaire sont les bacilles humain et bovin; le bacille aviaire vient se placer à côté d’eux, mais il est déjà moins répandu et il semble que la tuberculose aviaire, qui a un si grand intérêt au point de vue expérimental, soit plus rare que les précédentes. Le nombre des cas observés est relativement restreint et si certains foyers assez étendus peuvent être considérés comme de petites épizooties des poulaillers, on peut se demander si le bacille aviaire n’est pas déjà un bacille humain ou bovin adapté à l’organisme des oiseaux, les poules, les faisans, vivant dans l’entourage de l’homme et de bovidés tuberculeux.

Ce qui n’est qu’une hypothèse pour le bacille aviaire semble, pour nous, démontré pour le bacille « pisciaire . ; les échantillons de bacille pisciaire (des animaux à sang froid) précieusementconservés dans les laboratoires viennent en tout et pour tout, de cinq ou six cas observés depuis quarante ans. El dans quelles conditions a-t-on observé ces cas? Chez une carpe trouvée par hasard dans un vivier' par Bataillon, Dubard et Terre ; chez des animaux de ménagerie, une couleuvre (Sibley), un python (Hanseman) ; chez deux tortues marines (Friedmann, Piorkowski) ; chez un orvet (Moeller) ; chez trois

où les bacilles luberculoïdes du lait ont élé plusieurs Ibis''rencontrés, la Inbenulose

11 semble donc bien que les tuberculoïdes^ne sont pas des saprophytes universellement répandus dans la nature, formant, en quelque sorte, un réservoir de virus, mais

qu’ils sont, au contraire, strictement localisés à l'entourage des bovidés et de l’homme tuberculem. Il nous semble donc plus logique, pour cette raison, de les considérer comme des bacilles tuberculeux dégradés, avirulents, adaptés, et encore difficilement, à la vie saprophytique, plutôt que d’envisager l’hypothèse inverse, car, dans ce cas, ils devraient être répandus partout.

Les auteui-s onL choisi le cobaye p ui-même. Quel que soil l'intérêt d Impossible de les assimiler à ceux qi

s faits expérimentaux, il parait actuellement )n observe dons la clinique humaine. Dans ses

symptômes. La dyspnée s’installe progressivement jusqu’à la mort de l’animal; celle-ci n’est jamais précoce. Les lésions anatomiques sont constituées par des tubercules axés

II. Dans le deuxième groupe d’expériences {lapim infectés par voie sous~culanée n réinfectés par voie intra-trachéale), nous recherchions inversement l’influence que peut exercer un foyer sous-cutané en évolution sur le poumon. Tandis que les lapins réinoculés avec de faibles doses ne présentaient pas sur le poumon de lésions bien

au contraire, les lapins réinoculés avec de fortes doses ont tous présenté une lésion très spéciale, bien qu’ils n’aient point cliniquement souffert de signes fonctionnels brutaux. A l’autopsie, le poumon droit est considérablement hypertophié, de couleur gris jaunâtre, et transformé en une masse dure à la palpation, représentant une rentable hépatisation complète de tout le poumon. A la surface de celui-ci, il existe quelques rares petits nodules de la grosseur d’un grain de mil, entourés d’une auréole légèrement congestive. Ces nodules représentent des tubercules non caséifiés. Le lobe supérieur est presque entièrement transformé en une masse ayant l'aspect du silex.

A la coupe de l’organe, il existe une disposition péri-bronchique de l’infiltration par

U ramollissement aigu, à la fonte caséeuse rapide, allant même, dans deux ca q, presque trois cas, à la production de cavei’nes géantes du volume d’un ; ou d’une petite noix.

nisme et en parliculier le poumon, vaccinés.

Le problème du « réveil » de la tuberculose de l’enfance, réalisant sans réinoculation une évolution tardive du processus tuberculeux, est un aspect de la question susceptible d’ôtre l’objet d’un champ d’investigations expérimentales que nous nous proposons d’abord ultérieurement: c’est le second problème, celui de la réinfeclion après guérison que nous avons porté sur le terrain de l’expérience.

Nous avons vu, dans nos expériences précédentes, que, chez le lapin « adulte *, le tissu pulmonaire déjà tuberculisé est très sensible à une nouvelle infection aérienne hétérogène et y réagit par des lésions caséeuses normales, mais souvent rapides et étendues.

Pour serrer le problème de plus près, nous avons essayé de nous rapprocher le plus possible des conditions de l’infection humaine et nous avons infecté par voie mtr»' trachéale non plus des lapins adultes, mais bien de jeunes lapins Ôgés ou plus de deux mois. De plus, au lieu de faire appel à des doses massives, nous avons employé des

lion tuberculeuse, toujours par voie aérienne, c’est-à-dire par inoculation intra- Irachéale, après un intervalle de quatre, neuf et môme douze mois. Nous pensions que ces intervalles étaient suffisauls pour laisser, soit s’affirmer, soit se guérir, les lésions

Dans un premieu groupe d’expériences, quatorze lapins sont infectés par voie intratrachéale, dans le jeune âge, avec une dose de bacille variant de un cent millième à un dixième de milligramme. Sept de ces lapins sont conservés comme témoins; sept

tuberculose. Comment, ceci étant admis, le lapin se comporte-t-il dans les réinfections tuberculeuses? Jamais cet animal, quels que soient les doses de bacille et le temps qui sépare les deux infections, ne réagit à la réinfection par le processus brutal de nécrose et d’hémorragies qui caractérise le « phénomène de Koch » du cobaye. Jamais, même pour les grosses doses employées, il ne succombe comme dans le phénomène de Bail.

portes d’entrée, les ûges des animaux, les intervalles des injections, on pénètre un peu plus dans la pathogénie de ces réinfeclions et, parlant, de la tuberculose en général, surtout dans les expériences qui calquent les modalités de l’infection de l’homme.

L’infection et la réinfection pratiquées par des voies différentes [peau-poumon, poumon-peau, poumon-péritoine, poumon-.sang, poumon-articulation) n’entraînent de réaction allergique pour aucun de ces groupements à l’exception de la succession peaupoumon; dans ce cas seul, il semble, quand il s’agit de grosses doses, y avoir retentisswnent de la lésion sous-cutanée pour le parenchyme pulmonaire (demeuré sain chez le témoin) en ce sens que la réinfection pulmonaire donne une lésion massive étendue, sans caractères hémorragiques, mais sans tendance caséeuse. Dans tous les autres cas, il semble qu’il y ail indépendance, isolement des divers tissus.

Par contre, lorsque l’infection et la réinfection sont pratiquées par la même voie — en l’espèce la voie inlra-lrachéale — le poumon, loin d'être allergique, est rendu plus réceptif à la seconde inoculation cl fait des lésions plus étendues, plus rapides et brutalement caséeuses, proportionnelles aux doses employées et pouvant, pour les très grosses doses de réinoculalion, aller jusqu’à la production de cavernes géantes.

Ces résultats paraissent indépendants de l’intervalle qui sépare les inoculations et les réinoculations et de l’âge des animaux. En particulier, l’injection unique ou répétée * c mim'wa » du lapin jeune paraît prédisposer le tissu pulmonaire aux lésions évolu* ■d'es lors d’une réinfection pulmonaire et cela avec des doses inférieures à celles qui,

LA TUBERCULINE

l. — Hypersensibilité à la tuberculine ancienne de Koch. Rapport au Congrès de Toulouse. .4s80cia(î0rt française pour l’avancement des sciences, 1910. (Eu collaboration' avec F. Bezançon.)

11. — Les idées actuelles sur les tuberculines et la tubercuUnothérapie. La tubercMiose. tome I, février 1911, p. 281.

m. — TubercuUnothérapie. Traité de thérapeutique pratique. Albert Robin, tome I, 1912. (En collaboration avec F. Bezançon.)

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