‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 1 sur 4 · ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

ENCÉPHALE

coupes sériées du cerveau, de l’isthme de l’encéphaie, du bulbe et de la moelle, auquel elle a donné lieu. Dans ce cas, le siège de la lésion dans le tiers moyen du segment postérieur de la capsule interne

le tiers moyen du segment postérieur de la capsule interne le siège de l’hémiathétose et il faut attendre le résultat d’autres autopsies détaillées pour être fixé sur la part qu’il faut accorder à l’interruption des fibres capsulaires et à la lésion des noyaux gris centraux dans la pathogénie de l’hémiathétose.. Sur notre conseil et sous notre direction, le docteur Jean Perietzeanu a utilisé cette observation et d'autres observations

fait le sujet de sa thèse (Contribution à l'élude analeûm-pathologique et clinique de thémiathétose. Paris, ujort).

Les altérations des cordons postérieurs dans les tumeurs de l’en-

excès de tension du liquide céphélb-rachidien, soit secondaire à une raétastase(suruneracinelacohStal^tiond’un foyer néopjasjqueélaittrès nette). Dans un autre cas,’en raison de l’envahissement secondaire de la moelle par la tumeur, il est difficile de savoir la part qu’il faut faire aux métastases méùùlUirès,' à 'la (fégénérescence rétrograde, aux troubles circulatoires et à l’œdème, à la compression possible des racines postérieures, à leur pénétration dans la moelle. Dans les deux cas, par leur topographie et l'ènr répartition, les dégénérations fie présentaient pas les caractères des dégénérescences wallériennes.

Un oas de syndrome de Weber d'origine syphilitique suivi d’autopsie. Société de neurologie , 1901.

L’intérêt de cette observation réside : 1 “ dans la multiplicité des lésions, véritable éruption gommeuse sur le système nerveux ; 2 ° sur l’existence de la paralysie alterne, réalisée ici par une double lésion, siégeant d’une part sur le trajetjntracranien du moteur oculaire commun, d’autre part sur le trajet de la voie pyramidale (capsule interne, pédoncule cérébral) ; la marche des accidents et la coexistence d’une

ont admis trois espèces d’images verbales dans leur conception idulangage intérieur : images verbales auditives; images verbales (motrices ; images verbales visuelles.

Les recherches de MM. Dejerine et Mirallié ont montré le défaut d’évocation des images visuelles verbales chez ces aphasiques moleors^ corticaux et le rapport étroit qui existe entre ce défaut d'évocationl’agraphie. Dans la précédente communication, nous avons appuyé;

Voici quelle est cette expérience :

2° Nous prononçons en face de la malade et en fixant son atten sur les mouvements de nos lèvres, une voyelle, ou une syllabe, 01

avec plus ou moins d’exactitude, répéter la syllabe ou le mot que nous avons articulé. Elle répète plus facilement certaines voyelles, a,»?,-: parmi les consonnes, les labiales, puis les dentales.

La prononciation est encore plus facile , et plus parfaite quand oifîj

et de cinq chats ayant subi des extirpations du cervelet à différents degrés et ayant survécu de deux à six semaines. Les dégénéresccncé$|| secondaires ont été étudiées par la méthode de Marchi. ;

ment en avant du genou du facial, puis du noyau triangulaire de l’acoustique) ; elles forment ainsi une zone antérieure et une zone postérieure; au niveau du bulbe, la zone antérieure est comprise entre l’olive inférieure et le noyau antéro-latéral du bulbe ; la zone postérieure en avant du noyau de l’hypoglosse. Lorsque l’olive inférieure a disparu, les fibres de la zone antérieure s’étalent de plus en plus à la périphérie de la moelle ; les plus internes, ainsi que la zone postérieure, s’introduisent dans le faisceau fondamental antérieur. Au-dessous de l’entre-croisement des pyramides, la zone de dégénérescence occupe le cordon antéro-latéral de la moelle, les fibres sont éparses, elles ne sont

dirigé obliquement d’arrière en avant et affleurant la surface de la moelle par son extrémité antérieure ; en arrière il n’atteint pas le fais-, ceaucérébelleux direct,.ni le faisceau pyramidal; les fibres dégéné-

Dans la région cervicale inférieure, les fibres sont moins tassées et dispersées ; dans le cordon antéro-latéral, elles se rapprochent davantage de la périphérie. Elles s’épuisent surtout dans la région dorsale, mais elles existent encore en petit nombre dans la région lombaire, surtout dans le faisceau fondamental antérieur.

. Ces fibres se terminent dans les cornes antérieures de la moelle, autour des cellules ganglionnaires.

Sur les fibres d’union de la moelle avec les autres centres nerveux et principalement sur les faisceaux cérébelleux ascendants. Société de biologie, 1897.

Pour étudier le trajet des fibres qui se rendent directement de la moelle au cervelet, nous avons pratiqué sur le chat l’hémisection de la moelle au-dessus de la II* paire cervicale.

Nous avons sacrifié l’animal i5 jours aprèsl’opération et nous avons ensuite étudié le névraxe sur des coupes sériées colorées par la méthode de Marchi.

Nousavons puainsiétablirqu’uncertain nombre de fibresdes cordons

corps restiforme, où elles se confondent avec les/lires du faisceau cérébelleux direct.

pour siège le cervelet ou les pédoncules cérébelleux, dans un point quelconque de leur trajet;

3° Des névraxes d’animaux ayant subi des extirpations partielles; ou totales du cervelet (ablation d’un hémisphère en entier ou en partie, du cervelet en entier, du vermis, de l’écorce d’un hémisphère) ou d’autres opérations exécutées sur le trajet des voies cérébelleuses*;^ :

Nous avons ainsi examiné i3 névraxes de chiens ou de chats; 4 névraxes d’hommes, ce qui représente des milliers de coupes, toutes étiquetées et numérotées de façon à pouvoir suivre telle fibre oû tel faisceau dans les divers étages du névraxe.

Ensuivant exactement le trajet des dégénérescences secondaires par les méthodes de Marchi ou de Pal, ou par le picrocarmin, nous

cérébelleux moyen. Le pédoncule cérébelleux supérieur n’en contient.

presque pas.

Pédoncule cérébelleux inférieur. — Il conduit au cervelet des fibres

qui prennent leur origine dans la moelle et le bulbe. On lui distingue deux portions fondamentales :

i° Le segment externe, ou corps restiforme proprement dit ;

,1 c) Le contingent du noyau du cordon latéral.

D’après nos recherches personnelles, d’après l’examen de coupes de bulbes du fœtus, le corps restiforme nous semble pouvoir être divisé en deux parties : l’une centrale, formée par la réunion des fibres des

Nos recherches expérimentales ont contribué à démontrer que la

olivaires se dirigent toutes vers le lobe médian, auquel elles abandonnent du même côté un grand nombre de fibres ; les fibres les plus

postérieur du côté opposé ; quelques fibres très rares s’épuisent dans l’hémisphère du même côté, mais dans les circonvolutions les plus

En somme, l’olive inférieure ne fournit pas de fibres destinées aux olives cérébelleuses ; mais ses rapports avec la corticalité cérébelleuse chez l’homme sont, au contraire, établis par ce fait que les

thèse), et cette atrophie est croisée, c’est-à-dire qu’une lésion unilatérale du cervelet reténtit sur l’olive bulbaire croisée (observation 111 de notre thèse), ce qui avait été déjà signalé par un grand nombre d’auteurs.

Nous avons également établi que le faisceau de Gowers se termine partiellement dans le noyau du cordon latéral du bulbe, et, comme Bèchterew a signalé l’existence de fibres qui prennent leur origine dans le noyau du cordon latéral du bulbe, montent dans le corps restiforme et se terminent dans le vermis supérieur après, entre-croisement, nous avons pu en conclure qu’il existe un nouveau système de fibres afférentes d’origine médullaire, ayant un relais dans le noyau du cordon latéral.

Le segment interne du corps restiforme est, comme, nous le dirons plus loin à propos des voies efférentes, formé par des fibres qui unis*

nous rendre compte que, s'il s’atrophi* cérébelleuse, c'est parce qu’étant une i ment la dégénérescence rétrograde,

par la méthode des dégénérations secondaires.

A la suite d’extirpations du cervelet, les fibres dégénérées

appelé système

• mique de la plus haute importance, que nous avons a cêrébello-vêstibulaire.

En outre le noyau dü toit et le noyau dentelé entrent en rapport avec îe noyau de Deiters-Bechterew du Côté opposé par un faisceau, faisceau en croissant, qüiebntdürhe le pédoncule cérébelleux supérieur.

' 4° Dans le pédoncule cérébelleux supérieur ;

Ces fibres forment la plus grande partie du pédoncule cérébelleux supérieur du même côté, Elles prennent leur origine dans le noyau cfintelé, elles s’éntrë-cfoisént au-dessous du noyau rouge et s’épuisent en partie dans le noyau rouge, en partie dans le noyau externe du thalamus. Toutefois après leur entre-croisement,quelques-unes de ces fibres, comme j’ai été le premier à le démontrer, forment une branche descendante destinée au miciem telicuiàris tègmenti pontis et à la substance réticulée de la protubérance.

Il existe en outre, en amère du pédoncule cérébelleux supérieur, un

petit fa

u qui di

: 5“ Dans le pédoncule cérébelleux moyen.

Les fibres dégénérées sont en très petit nômb Origine dans l’écorce cérébelleuse et se termir

a substance

D’autre part, à la suite de lésions localisées à .'écorce CérébelIeUt d’un lobe latéral, il sé produit uné dégénérescence des fibres de pr jection qui peut se poursuivre dans lè noyau dentelé du même côté.

Les mêmes lésions n’entraînent pas de dégénérescence dans l’éCOri du lobe latéral du côté opposé : ce qui prouve qu’il n’existe pas t

es latérar

La desif

moitié du cervelet n’entralne de dégénérésdu'côté opposé que dans l’écorce du vêrmis etdans le flocculus. in, pour nous rendre compte de l’architecture fine du cervelet, rVons nous-même pratiqué, en suivant la méthode de Golgi, un nombre de coupes du cervelet de différents mammifères : souris, rat, lapin, cobaye, fœtus humain, et nous avons été à même de ir les résultats obtenus par Golgi, Cajal, Kolliker, Van

lations sont quelquefois d’assez grande amplitude pour déterminer les chutes fréquentes. La fatigue survient vite.

J - ' Si pendant la station debout on fait exécuter un mouvement aux membres supérieurs, les oscillations de la tête et du tronc augmentent, et le mouvement s’accompagne de tremblement, que quelques auteurs ont comparé à des mouvements choréiques, d’autres au tremblement intentionnel de la sclérose en plaques.

Si le malade est dons le décubitus dorsal ou assis dans un fauteuil, les troubles sont beaucoup moins marqués. On constate généralement que la force musculaire est bien conservée aux membres supérieurs et aux membres inférieurs, la résistance aux mouvements de flexion et d’extension est normale ; iln’ya pas de paralysie.

Quelquefois, la tête, au lieu d’osciller, est maintenue fixe, ainsi que

Les mouvements des membres supérieurs, quoique moins altérés dans ces attitudes que dans la station debout, ne sont plus exécutés normalement; ils s’accompagnent quelquefois d’oscillations et de

11 n’y a pas non plus d’ataxie dans les mouvements isolés des membres inférieurs, ils s’accompagnent de tremblement ou semblent faibles, incertains, pourtant l’énergie musculaire peut être considé-

l’animal privé de cervelet réacquiert d’autant plus vite un mouvement ou une attitude que le mécanisme qui doit entrer en jeu pour son exécution est plus simple.

La station debout en équilibre stable ne sera réalisée que plusieurs jours, quinze à vingt jours, après l’opération.

Dans le décubitus abdominal, les membres antérieurs étaient’ très écartés, et celui du côté lésé toujours davantage que celui du côté sain. Sur ses pattes ainsi écartées, l'animal essaie d’élever au-dessus

attitudes n'ont rien de comparable aux attitudes analogues chez un chien normal : elles ne peuvent être maintenues que par un mécanisme spécial, en rapport avec un déplacement du centre de gravité; l’abduction des membres antérieurs en est la preuve la plus évidente : l’abduction plus marquée de la patte du côté lésé semble indiquer que le centre de gravité s’est déplacé de ce côté; le tremblement et les oscillations du corps nous démontrent que le centre de gravité est non seulement déplacé, mais qu’il n’est plus fixe : elles ont pour but de le ramener à une situation invariable; tout déplacement d’un membre ou d’une partie du corps entraîne la chute de l’animal, parce que le déplacement du centre de gravité qui s’ensuit ne provoque plus l’ensemble des contractions;musculaires dont la combinaison doit y

normal ; elle se fait dans la position accroupie, les pattes postérieures s’écartant davantage, mais gardant toujours le contact avec le sol : la

surtout dans le sens antéro-postérieur; la chute en est la conséquence fatale, du moins au début. Le coït est impossible, non pas que l'instinct génital soit diminué ou aboli, le contact de la femelle excite

instable ne lui permet pas de prendre ou de garder l’attitude nécessaire. Seule, la natation est encore possible, à condition qu’elle ae dure pas trop longtemps, parce que la fatigue survient vite. La situation du tronc dans l’eau n’est pas symétrique, et le côté sain plonge

la progression ne se fait pas absolument suivant une ligne droite, mais dévie toujours un peu vers le côté sain. Lorsque l’animal sort de l’eau et se secoue, même plusieurs semaines après l’opération, ces mouvements s'accompagnent de grandes oscillations et de déplacements du corps dans le sens transversal ; il en est de même lorsqu’il veut se gratter.

du côté opéré est plus en abduction : c’est généralement celle-là qui est levée la première ; mais avant d’abandonner le sol, elle est le siège de contractions sans effet, comme si l’animal hésitait; puis, brusque-

['ivresse. Ce mode de progression ne peut être longtemps soutenus la fatigue apparaît rapidement. L’amélioration se prononçant détour en jour, la titubation diminue, les oscillations du corps sont moins amples et moins fréquentes, mais l’animal a perdu de sa souplesse, il est comme soudé, la tête est maintenue raide et fixe, toujours un peu inclinée du côté de la lésion ; les pattes ne sont plus soulevées avec la même rêgir-

temps que la postérieure dumêmè côté ; cette simultanéité n’est plu? ;

aussi parfaite; les membres du côté opéré sont toujours.'soulevés brusquement et retombent de même sur le sol; tandis que ceux du

côté sain se meuvent comme autrefois ; ce phénomène est surtout net pendant la course, il persiste très longtemps. Après la marche, la course est réapprise ; mais aussitôt que l’animal s’arrête, oscillations, tremblement et déplacements du corps réapparaissent; il en est de

vement d'un côté et d’autre, elles se généralisent ensuite au tronc qui )subit de grands déplacements et s’éloigne du but. Il semble même que les.oscillations de la,tête augmentent de fréquence et d’amplitude à mesure qu’elle s’approche du but, si bien qu’au moment même de l’atteindre, l’animal est rejeté très loin de lui. ai Pour boire, il se passe quelque chose de très analogue, la tête dépasse toujours le but, et le museau, au lieu d’affleurer le liquide, plonge profondément ; la tête se retire aussitôt brusquement, l’animal recule et oscille Surtout dans le sens antéro-postérieur.

: Ces phénomènes s'amendent avec le temps, mais lentement, plus lentement même, que. les troubles de la marche et de la station.

à marcher, à courir, à prendre les aliments : les progrès peuvent être

il ne persiste presque plus rien des désordres, précédemment décrits, si ce n’est une certaine raideur du tronc, le soulèvement plus énergique des membres du côté opéré, quelques oscillations très légères aux temps d'arrêt, ou dans les changements d'attitude, l’apparition plus prompte de la fatigue. Tout ceci semble bien prouver qu’il ne -s’agit pas, d’une faculté disparue momentanément, puis réapparue. C’est la création d’un nouveau mécanisme dans lequel les éléments du premier n’entrent que pour une part, mais dont la plus grande revient à la suppléance de l’organe perdu par les parties restantes ou par un autre centre ; aussi les mouvements dits automatiques ne présentent ’ plus ce caractère, il y a désormais en eux quelque chose d’intentionnel, quelque chose de voulu.

A cette période de l’amélioration, il existe néanmoins des troubles très nets de l’équilibre qu’on peut facilement mettre en évidence. Si on fixe l’attention de l’animal, de façon à ce qu’il soit obligé d'élever la tête et de regarder au-dessus de lui, en lui présentant, par exemple, un morceau de viande un peu au-dessus de la tête, au moment où il lève la tête, et qu'il soulève ses pattes de devant pour se dresser sur le

oscillations <

i titubation, oscillations, tremblen

tractions avortées, etc.

La préhension des aliments, la marche sur un plan incliné, la miction, la défécation, le coït, les changements d’attitude sont l'occasion de désordres semblables à ceux décrits plus haut, après la destruction d’une moitié du cervelet.

Lorsque la station debout sur les quatre pattes ou la marche sont

(D’après une photographie instantanée.)

possibles, l’occlusion des yeux n’augmente pas les désordres ; il ne faudrait pourtant pas nier toute influence de la vue dans la rééducation de l’animal ; nous avons pu suivre pendant plusieurs jours et même pendant plusieurs semaines un chien qui devint aveugle, quinze joursou trois semainesaprès l’opération, des suites d’une ophtalmie. Ce chien ne réapprit jamais à marcher, ni même à se tenir debout : il restait immobile, couché sur le flanc j il se produisit des ulcérations aux points de contact (c’est la seule fois que nous ayons observé des troubles trophiques). Comme c’est le seul cas dans lequel aucune amélioration ne s’est produite, malgré une longue survie, et que c’est aussi le seul dans lequel la cécité ait été totale, il y a peut-être lieu d’établir une relation de cause à effet entre ces deux faits, et il est probable que^

ée pour distinguer les contrepoids et les rouages, que ions pas dans l’horloge qui va bien. » (Taine.)

s conditions d’équilibre chez l’animal privé de cervelet.

symptomatologie de

inclinaison de la tête en sens opposé et abduction du membre soulevé.

De même, l’élévation de la patte postérieure du côté de la lésion est devenue très difficile, parce que par la diminution de tonicité des

muscles du tronc du même côté et l’action prédominante des muscles

■du côté opposé la partie postérieure du tronc tend à s’affaisser du côté de la lésion ; c'est aussi pour cette raison que même dans le décubitus abdominal le train postérieur de l’animal reste en contact avec le sol, sur lafessedu côté détruit. L’abduction du membre postérieur, commecelle du membre antérieur, favorise encore le déplacement latéral du tronc.

L’instabilité de la tête au repos, l’apparition de grandes oscillations pendant le mouvement, pendant la préhension des aliments, prouvent suffisamment que dans aucune attitude elle n’est en équilibre stable : l'amplitudè et la fréquence des oscillations démontrent également qu’il ne peut s’agir de troublés paralytiques. Après la destruction unilatérale du cervelet, la tête s’incline toujours du côté de la lésion ; quelques jours après, cette inclinaison diminue, mais la tête est instable ; plusieurs semaines après l’opération, les oscillations ont disparu et la tête est raide, comme soudée ; les Oscillations et la raideur de la tête sont des phénomènes de suppléance et ont justement pour but de lutter contre l’inclinaison de la tête du côté opéré. Les oscillations de la tête persistent très longtemps pendant la préhension des aliments, et, si l’on récapitule la série des désordres qui se produisent pendant cet acte, on observe successivement le déplacement de la tête et du tronc du côté opéré, les grandes oscillations de la tête avec mouve-

cements du tronc s’effectuant alternativement de côté et d’autre ; tard, bien qu’au repos la tête et le tronc restent immobiles, les o lations de l’une et de l’autre réapparaissent pendant la préhension aliments. En présence de pareils faits, il y a lieu de se demander cervelet exerce une action spéciale sur la musculature de la tête e cou, indépendante de celle qu’il exerce sur les autres muscles du t et des membres. Or nous avons dit plus haut que chaque moiti cervelet développe, en vue d’empêcher la chute ou le déplacemei corps de son côté, une force de réaction qui consiste en un mo mentde torsion du tronc et du cou autour de l’axe longitudinal, exé par les muscles du même côté et associé à une inclinaison de la du côté opposé. Lorsqu’une moitié du cervelet a été détruite, l’i

son action peut être utile ; en tout cas elle n’est pas indispensable, puisque après la destruction totale du cervelet la suppléance fonction- ‘ nelle est encore possible. La suppléance se fait principalement par lé cerveau, c’est pourquoi après la disparition des désordres, les mouvements du côté détruit ont le caractère particulier d’un mouvement intentionnel, de quelque chose de Voulu ; pendant la marche* les membres de ce côté sont soulevés brusquement et retombent brusque-

libre réapparaissent quand on détourne son attention. Il ne peut encore exécuter des mouvements compliqués, mais il en réacquiert graduellement l’exercice par des efforts fréquemment répétés.

La nage reste prèsque normale après la destruction partielle ou totale du cervelet ; mais les lois de la statique ne sont plus les mêmes dans l'eau, elle lutte efficacement contre le poids du corps et diminue d’autant les forces de réaction nécessaires pour parer la chute du côté

En résumé, tout mouvement, toute attitude exigera une somme d’efforts beaucoup plus considérable que chez un chien normal ; le mouvement adapté directement au but ne provoque plus les réactions qui assurent le maintien de l’équilibre pendant son .exécution. Avant de réacquérir un mécanisme qui lui permette de conserver l'équilibre, le chien opéré devra, pour ainsi dire, essayer ses muscles, de là la

fatigue, l'asthénie, l’astasie, les contractions avortées, l’atonie ; ces derniers troubles dérivent indirectement de la suppression de l’activité cérébelleuse, iis n’en sont pas la conséquence directe : chaque

correspondant du corps, mais cette énergie a un emploi spécial, elle est affectée au maintien de l’équilibre dans toutes les attitudes et dans tous les mouvements du corps. Du veste, ces troubles, l’asthénie, l’atonie, l'astasie, diminuent de. jour en jour, l’asthénie persiste plus longtemps, elle est l’effet direct de la fatigue due à l’attention et à l’effort, c’est-à-dire à l’intervention plus active du cerveau dans presque tous les actes.

Schiff et Vulpian ont justement remarqué que l’équilibre était plus profondément troublé après la destruction d’une moitié du cervelet qu’après la destruction totale. En effet, en raison de la symétrie des

corps, des hésitations, parce que la force de réaction n’est plus mise enjeu, et que l’animal réagit maladroitement contre la tendance du corps à tomber du côté de la patte levée, mais il n’y a plus de mouvement de translation, comme après la destruction d’une moitié du cervelet, parce que la force de réaction du côté opposé n’agit plus ; c’est pourquoi d’emblée la démarche est celle de l’ivresse. Mais la suppléance se fait beaucoup plus lentement qu’après la destruction d’une moitié du cervelet; ce qui est facile à comprendre, puisque là suppléance ne peut être faite que par le cerveau et que, s’exerçant sur ... les deux côtés du corps, une plus grande activité cérébrale doit être dépensée. C’est pourquoi aussi après la destruction totale du cervelet

La destruction et les lésions du vermis ont une symptomatologie; • un peu spéciale. Les troubles du mouvement sont surtout marqués dans les membres postérieurs, qui se mettent en abduction, la distance qui sépare les membres antérieurs restant normale: l’animal recule ou tombe à la renverse ; ces troubles se corrigent avec le temps. Le vermis semble être surtout en rapport avec la statique de la partie postérieure r du tronc et des membres postérieurs ; normalement il maintiendrait l’adduction des membres postérieurs et l’inclinaison du tronc en avant; c’est peut-être pourquoi il suffit chez les animaux à station bipède dont les mouvements volontaires sont peu développés, c’est-à-dire chez les oiseaux ; les hémisphères cérébelleux suivent généralement lè développement des hémisphères cérébraux et la volonté s’exerce beaucoup plus sur les membres supérieurs ou antérieurs que sur les membres inférieurs ou postérieurs. Aussi, bien qu’il soit impossible de faire des localisations très précises dans le cervelet, on peut dire néanmoins

vermis intervient surtout dans les phénomènes' d'équilibration dépendant de la partie postérieure du tronc et des membres postérieurs, * et les hémisphères dans les phénomènes d’équilibration dépendant de la partie antérieure du tronc et des membres antérieurs. La destruc-

Nous avons décrit précédemment le syndrome cérébelleux chez l'homme: il présente de grandes analogies avec les désordres consécutifs aux lésions expérimentales du cervelet: on y retrouve l’élargissement de la base de sustentation, les oscillations du corps pendant la station debout, la titubation pendant la marche, le soulèvement brusque des jambes, la fatigue rapide, l’exagération des réflexes, l’absence de signe de Romberg, un certain degré d'asthénie physique et intellectuelle : dans un certain nombre d’observations le nystagmus ou le strabisme sont signalés.

Les mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal ou de translation sont exceptionnels, par ce fait que dans la plupart des cas il s’agit d’atrophie évoluant lentement et que les suppléances se font simultanément ; il n’y a pas suppression brusque d’une fonc-

Dans la plupart des cas, on signale des oscillations des membres supérieurs dans le mouvement intentionnel, se généralisant ensuite au tronc et à la tête ; il est possible que les oscillations soient dues en partie aux modifications de l’équilibre du corps causées par

mènes de suppléance, ] dérobles.

Le syndrome cérébell celui qu’on observe che

ns la protubérance et la substance grise du pont en particulier, te que le pédoncule cérébelleux moyen est une voie d'associaitre l’écorce d’un hémisphère cérébral et celle de l’hémisphère lieux du côté opposé avee l’interposition d’un neurone dans la substance grise du pont. — La substance grise du pont reçoit aussi quelques fibres venant des deux hémisphères cérébelleux.

L’écorce du cervelet reçoit encore des fibres qui prennent leur ori-

postérieur et les lamelles hémisphériques immédiatement adjacentes

En résumé, l’écorce du cervelet reçoit par ces différents systèmes

Page 1