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partie de l’écorce cérébrale et aussi delà moelle et du bulbe

Il existe entre les noyaux centraux et l’écorce cérébelleuse un double

l’écorce et se terminant dans les noyaux, les autres prenant leur origine dans les noyaux pour se terminer dans l’écorce (leur existence est plus difficile à démontrer).

L’action de l'écôrce cérébelleuse se concentre sur le noyau du toit et sur le noyau dentelé. L’écorce cérébelleuse ne fournit en effet que

h noyau du cordon latéral et dans le noyau externe du faisceau de Burdach, ou noyau de Monaken.

Les fibres qui prennent leur origine dans les noyaux gris centraux et se terminent dans d’autres centres, sont les véritables voies effé-

1“ Le faisceau cérébelleux descendant ;

2° Les faisceaux cérébello-vestibulaires et le système cérébellovestibulaire ;

cérébelleux descendant du côté sain qui continue à agir sur certains muscles du tronc et de la racine des membres ; c’est vraisemblable-, ment à sa destruction qu’il faut rattacher l’attitude du membre en abduction et en partie le défaut de tonicité des muscles du tronc du, côté opéré; l’inclinaison de la tête du même côté est plus difficile à expliquer, elle doit être envisagée comme un mouvement associé Ma torsion du tronc du côté opposé. :

Lorsque, sous l'influence de la volonté,, une patte antérieure, est levée au-dessus du sol, l’excitation de l’écorce cérébrale ne provoqué pas seulement les contractions musculaires nécessaires pour le soulèvement de la patte ; par l’intermédiaire du pédoncule cérébral, de la substance grise du pont et du pédoncule cérébelleux moyen, eHé détermine une modification de tonicité dans certains groupes muscu-; laires qui est en rapport avec la forme et l’étendue du mouvement, et ; assure le maintien de l’équilibre pendant son exécution. Dans le cas. particulier, il se produit une exagération detonicité dans les muscles adducteurs et les muscles de la partie antérieure du tronc du côté soulevé. L’écorce cérébelleuse, le noyau dentelé et le noyau du toit, lq système cérébello-vestibulaire et le faisceau cérébelleux descendant sont les voies suivies par le courant nerveux pour cette modification!, de tonicité; mais elle ne peut être efficace que si les muscles auxquels elle s’applique ont un point d’insertion fixe : la condition de fixité est aussi une exagération de tonicité de certains muscles du tronc du côté opposé : c’est pourquoi le noyau dentelé et le noyau du toit, par l’ii); termédiaire des faisceaux cérébello-vestibulaires, agissent , sur les deux côtés du corps. Au moment même où la force de réactiqs« développe, le cerveau en est averti par la voie du pédoncule cérébelleux supérieur qui lui transmet le moment précis auquel se déve; loppe la force de réaction, ses variations d’intensité, les conditions ' d’équilibre;il intervient donc comme un véritable régulateur;dans tous les mouvements dans lesquels le cerveau agit soit d’une .façon prépondérante (mouvement volontaire), soit d'une façon latente (automatisme).

Chez un chien qui a subi la destruction unilatérale du,-cervelet, au moment où il lève la patte antérieure du côté détruit, cette modifies-, tion de la tonicité musculaire ne se produit plus, parce que l’excita; ion cérébrale n’est plus transmise à l’écorce cérébelleuse, au noyau,

la. physiologie, elles se confirment au contraire les unes les autres; et en s’appuyant sur les deux on peut conclure que l'activité du cervelet

serait une erreur de dire qu’il est l'organe de l'équilibre, pu l’organe de la coordination musculaire, puisqu’il ne leur est pas indispensable,

A cet ensemble clinique si singulier correspondent des lésions anatomiques d’une topographie et d’.une nature très particulière; ce sont : 1“ /' atrophie symétrique de l’écorce cérébelleuse , plus prononcée sur les hémisphères que sur le vermis contrastant avec l’intégrité relative des noyaux gris centraux : noyau dentelé, noyau du toit, noyau sphérique et bouchon ; 2° l’atrophiei totale de - la substance grise du

pédoncule cérébelleux supérieur, qui prend ses origines dans le noyau dentelé, est au contraire relativement bien conservé; 3" l’atrophie très prononcée des olives inférieures, des noyaux juxtaolivaires,: des noyaux arciformes, la dégénérescence des fibres arciformes externes et: du corps restiformé. Les pyramides et les pédoncules cérébraux paraissent plus petits que normalement, mais sans trace de dégéné- } rescence.

Les lésions semblent avoir débuté àla fois dans l’écorce du cervelet, dans la substance grise du pont et les olives inférieures ; les cellules de Purkinje sont pour la plupart disparues, celles qui subsistent sont très altérées ; des cellules de la substance grise du pont il ne reste plus trace, lé plus grand nombre des cellules des olives inférieures sont atrophiées ou disparues ; ces lésions cellulaires ont eu comme conséquence : l’atrophie des cellules de la substance grise du pont; la dégénérescence du pédoncule-cérébelleux moyen qui y prend sa principale origine ; l’atrophie des cellules.de-.l’oliveinférieure ;la dégéné- ! rescence partielle du corps restiforme ; l’atrophie des cellules de. Purkinje ; la dégénérescence des fibres de projection du cervelet ; toutes réunies : l’atrophie de la substance blanche et de l'écorce cérébelleuse. Cette atrophie systématique de l'écorce cérébelleuse et des noyauxd’ori-'^ gine de ses principales voies est une atrophie primitive ; l’absencé dés } lésions inflammatoires et de prolifération névroglique permet de l’affir-

Chez certains malades atteints de surdité par lésions dU nerf auditif, on observe quelquefois des troubles de l’équilibre,,qui rappellent d’assez près le syndrome cérébelleux et qui sont dus à i’atrophie de la racine vestibulaire delà VIII» paire. En dehors de la surdité qui dans ces cas est un bon élément de diagnostic, nous avoqs mis en relief l’utilité des renseignements fournis par la recherche du 1 vertige rotatoire et du vertige galvanique.

pont, par la dégénérescence totale du pédoncule cérébelleux moyen et par la dégénérescence partielle du corps resliforme, par l’intégrité .‘relative des noyaux gris centraux ; c'est une atrophie primitive dégé-

s héréditaire, ni familiale, ni congénitale,gelle survient à un 4ge

avancé. Son étiologie est obscure, elle rentre dans le cadre des atrophies cellulaires primitives.

Sur nos conseils et sous notre direction, le docteur Pierre L*oew arepris cetteétude dans sa thèse de doctorat ..(L atrophie olivo-pontocérêbelleme [Type Dejerine-Thomas h Faculté de Médecine de Paris,

l’accord n’est pourtant pas absolu sur quelques points. Quelques' auteurs, se ralliant à l’ancienne opinion d’Edinger, admettent qu’un certain nombre de fibres dé là racine veslibulaire se terminent'dàhs le

labyrinthe.

Si nous nous reportons en effet aux désordres observés chez un chien qui a subi la section bilatérale de la VIII e paire, nous remarquons que, quelques semaines après l’opération, il marche presque aussi bien qu’un chien normal, et qu’il se tient bien en équilibre soit pendant la station debout, soit pendant la marche ; pourtant si on le soumet à l'expérience du plan mobile, il ne réagit pas ou réagit maladroitement aux diverses inclinaisons ; il ne descend pas ou il descend mal les escaliers; il ne sait plus nager. Ce chien est donc capable de certaines coordinations, alors qu’il est incapable de certaines autres ; il ne réussit à conserver l’équilibre que dans certaines conditions. La preuve de l’intervention particulière du labyrinthe dans certaines

coordinations nous est encore donnée par l'attitude spéciale de la tête et des yeux, produite par la section unilatérale de la racine laby-

Les désordres qui accompagnent la section unilatérale ou bilatérale de la'VIII* paire s’amendent progressivement ; quelques-uns;' s’atténuent même au point de n’être. plus apparents ; or, il ne peut s’agir d’une restauration fonctionnelle du labyrinthe, il faut admettre que certains organes sont capables de le suppléer sinon en totalité du moins partiellement dans sa fonction.

La destruction du gyrus sigmoïde gauche chez un chien qui avait subi plus de six semaines auparavant la section de la VIII’ paire droite a été l’origine de deux ordres dephénomènes: d’une part augmentation des symptômes qui s’étaient développés, puis atténués aprèsla première opération, je veux parler de l’inclinaison et de la torsion de la tête et de la déviation des yeux, des mouvements de rotation en cercle ; d’antre part, apparition de symptômes qui ne se manifestent pas habituellement ou du moins avec une intensité pareille à la suite de la destruction du gyrus sigmoïde : ç ’est-à-dire le mouvement de rotation autour de l’axe longitudinal, l'extrême irrégularité des mouvements des membres, les attitudes anormales des membres, l’inaction de la patte postérieure ; l’animal ne repose plus ses pattes sur le sol comme un chien normal, il ne semble pas avoir une notion très exacte de la position de ses membres ; ces faits prouvent encore la compensation dont sont capables vis-à-vis l’un de l’autre l’écorce cérébrale et le labÿ- i

Un autre chien a subi, à 3y jours d’intervalle, la section bilatérale de la VIII' paire et la destruction du cervelet.

Les mouvements dé rotation de gauche à droite qui se sont manifestés après la deuxième opération sont dus, comme le. montrent les coupes, à la plus grande étendue de la lésion du côté droit. Il n’a pii réapprendre à marcher, ni même à se tenir debout, bien qu’en liberté: les deux membres antérieurs étaient repliés sous le tronc; il faisait quelques efforts pour progresser ou pour se lever, mais il retombait aussitôt sur le côté, et presque toujours sur le côté droit. Pendant la ; préhension des aliments, la tête oscillait largement. Quoiqu’il fût bien nourri, l’émaciation était très accusée; 60 jours après la deuxième opération, l’animal n’avait fait aucun progrès soit pour la marche, soit

triangulaire de l’acoustique et le noyau de Bechterem étaient légèrement atteints du même côté. Malgré cela, cette expérience nous semble démontrer la suppléance que peuvent exercer vis-à-vis l'un de l’autre le labyrinthe et le cervelet.

quels il a été fait allusion plus haut, il nous paraît résulter que la suppléance entre le cervelet et le labyrinthe est plus considérable que la suppléance entre la zone excitable de l'écorce cérébrale et le labyrinthe : en résumé, les troubles de la motilité sont

excitables de l’écorce cérébrale que chez celui qui est privé du laby-

mission de l’irritation aux pédoncules sectionnés ; elle sérail, a ii contraire, plus aisée pour ceux qui envisagent ces mouvements comme d’ordre paralytique, c'est-à-dire par suppression brusque du courant nerveux dans les faisceaux sectionnés. Les désordres de la motilité qu’avait engendrés la première opération réapparurent ensuite avec une plus grande intensité, et 3 mois après la deuxième opération l’aéi-: mal était incapable de rester debout' et de marcher ; à chaque tentative il retombait presque aussitôt du côté de la lésion cérébelleuse: de! même un chien qui a subi en trois fois la section de l’acoustique

droit, l’ablation du gyrus misphère cérébelleux n’a [

une compression sur le trajet du nerf vestibulaire gauche, et cette hypothèse a été confirmée par l’autopsie. Le mouvement de manège et la tendance à se diriger du côté de la lésion, l’absence de perception des mouvements de rotation sur l'appareil tournant sont tout à fait comparables aux phénomènes observés chez l’animal par nous et par d’autres après la section de la VIII* paire.

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