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NERFS PÉRIPHÉRIQUES

biologie, ■

Dans ce cas l’examen histologique a montré que dans la névrite périphérique en voie d’amélioration le retentissement de la lésion nerveuse périphérique a cessé de se produire, puisqu’ici les cellules

MM. Dejerine et-Sottes ont en 1893 édité une nouvelle entité m< bide, la névrite interstitielle hypertrophique, en s’appuyant sur de observations concernant la sœur et le frère; la première seule sui

plus grêles disposées en rosace. La fibre centrale possède le plus souvent un cylindre-axe, la gaine de myéline fait ordinairement défaut et est remplacée par un tissu se colorant encore soit par le carmin ou l’éosine, la gaine de Schyann est hypertrophiée. La plupart des fibres grêles sont dépourvues de cylindre-axe, de sorte que, sur les coupes transversales, elles forment comme une série de lacunes orientées autour de la fibre centrale. Ces lacunes sont limitées par un tissu conjonctif épais, formant autour de chacune d’elles un anneau large, dans lequel les noyaux sont volumineux et nombreux.

Plus loin de la moelle les fascicules sont plus rares ou plus grêles ; ce que l’on distingue surtout, ce sont des fibres nerveuses dont la gaine de Schvann est considérablement hypertrophiée et doublée souvent par du tissu conjonctif en lames imbriquées donnant l’aspect d’un bulbe d’oignon.

L’examen des racines postérieures et des nerfs périphériques donne des résultats analogues : cependant les aspects de fascicules de régénération y sont moins nombreux en ce qui concerne les nerfs périphé-

En résumé, de même que l’évolution clinique, les altérations histologiques sont identiques chez lé frère et la sœur, et la névrite interstitielle hypertrophique constitue bien une maladie familiale.

giques. Nous avons plus particulièrement insisté sur les altérations fines de la sclérose en plaques,des cavités médullaires, du tabes. Nous avons en particulier représenté à l’article « Tabes » plusieurs préparations où se voit nettement la disposition segmentaire dé l’atrophie radiculaire, qui jusqu’ici avait été laissée dans l’ombre. De même, nous avons rappelé que l’atrophie des racines postérieures est lente et progressive : sur un grand nombre de préparations de racines postérieures de tabétiques nous avons vu un grand nombre de cylindres-axes atrophiés, occupant le centre des fibres complètement démyélirïisées. Cette persistance des cylindres-axes après de nombreuses années de maladie nous explique sans doute pourquoi il est rare que la sensibilité, si fréquemment altéréé chez les tabétiques, disparaisse complètement.

Dans la rédaction des divers chapitres d’anatomie pathologique, nous avons été principalement guidés par l’examen de nos collections personnelles de préparations histologiques.

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