II. — Amylase
Le liquide d’œdème ne contient que des traces du ferment : nos recherches bous ont montré que le liquide pleural et que le liquide ascitique ont un pouvoir amylolytique réel quoique très inférieur à celui du sérum sanguin ; pour obtenir en effet des quantités de sucre dosablés, il faut mélanger à 50 centimètres cubes d’empois non plus 2 cen-
IIÏ. - Nouvelles recherches sur le pouvoir lipasique du
Des discussions se sont élevées sur certains effets chimiques du ferment ainsi que sur son rôle physiologique, et môme sur ce qu’il convient de désigner sous le nom de lipase ; bien qu’elles aient exclusivement porté sur le côté chimique et physiologique de la question, ces contre* verses ont été assez vives, pour inspirer aussi quelques doutes sur la valeur des résultats cliniques obtenus au moyen de la recherche de la lipase dans le sang des malades ; aussi n'était-il pas inutile de revenir sur ce sujet afin de montrer qu’il n’a rien perdu de son intérêt clinique.
Bien que l'existence même d’un ferment sanguin dédoublant la monobyturine reste hors de doute, de nombreux auteurs ont contesté que son action s’étendît aux graisses normales et ont proposé pour le dénommer le terme de monohutyrinase, comme précisant mieux sa fonction; sans vouloir prendre parti dans la question on peut remarquer que le mot lipase, de par son étymologie, peut tout aussi bien s’appliquer à une action sur les graisses étrangères à l’organisme (monobutyrine) que sur les graisses entrant dans sa constitution normale ; aucune raison étymologique ne nous empêche de considérer le ferment de la monobutyrine nomme une lipase ; ce nom n’avait été d’ailleurs proposé
par M. Bourquelot que pour désigner d’une façon générale les ferments qui agissent sur les corps gras.
Nous avons recueilli de nouvélles observations qui confirment entièrement les premières ; nos conclusions anciennes avaient d’ailleurs été celles de M. Carrière et de M. Garnier.
lièrement les résultats obtenus chez un malade atteint de leucémie lymphatique et dont le sang contenait 158.000 leucocytes par millimètre cube. Le pouvoir lipasique n’était pourtant que de 8,5 au lieu de 17, chiffre normal, preuve nouvelle de l’indépendance du ferment vis-à-vis de ta leucocytose.
En somme,ce qui avût pu faire surgir quelques doutes sur la valeur clinique de la recherche de la lipase dans le sérum c’était une confusion dans les mots,et c’est seulement en prenant le mot lipase dans une acception un peu différente de la première que l’on a pu dire que le ferment n’existait pas dans le sang ; mais si l’on s’en tient au sens primimitif du mot, la lipase, mesurée par le dédoublement de la monobuty-
Reposant sur l’observation d’un phénomène qui n’est pas contesté, vérifiés par d’autres auteurs et confirmés par nos nouvelles recherches, les faits mis par nous en lumière méritent donc de retenir l’attention du médecin.
G. — SUR L’ABOLITION DU POUVOIR LIPASIQUE DU SÉRUM PAR LE CHAUFFAGE ET SA RÉGÉNÉRATION PAR L’ADDI¬ TION DE SÉRUM FRAIS
Il est nécessaire pour détruire sûrement le ferment de chauffer le sérum pendant une heure entre 60 et 62® ; pour obtenir une régénération appréciable, on est obligé d’ajouter au sérum chauffé une quantité relativement considérable de sérum frais : nous mélangions donc à 1 centimètre cube de sérum chauffé 1/2 centimètre cube de sérum frais.provenant tantôt du même individu tantôt d’un autre ; nous avons
Usée, de cancer du pylore, de squirrhe de la mamelle, et que, dans nos cas, aucune étiologie satisfaisante ne pouvait être adoptée, nous sommes amenés à proposer simplement le titre de splénomégalie avec anémie
infantild).
et myélémie (forme
La publication précédente concernait des cas observés chez l’adulte ; de l'étude personnelle de deux cas, dont l’un avec autopsie, nous avons pu conclure que le même syndrome s’observait chez le nourrisson. A
une splénomégalie intense accompagnée d'anémie, s’ajoutait une réaction sanguine portant sur les myélocytes et surtout sur les hématies nucléées, avec hyperplasie myéloïde de la moelle osseusse et delà rate ; de tels faits restent exceptionnels dans la première enfance ; car, outre qu'à cet âge toutes les splénomégalies ne s’accompagnent pas de myélémie, cette myélémie quand elle est isolée n’atteint jamais l’intensite observée chez nos malades. L'affinité du syndrome avec la maladie deYon Jaksh
et de Luzet n’est pas douteuse au point de vue clinique et reste proba-
anatomiquc de ces auteurs, vu l’ancienneté de leurs travaux, est demeurée incomplète et leurs constatations hématologiques n’ont pas une suffisante précision.
Notes sur la splénomégalie avec anémie et myélémie.
Grâce aux travaux de divers auteurs, parus après les nôtres et à l’étude de cas récents, il nous a été possible d’apporter plus de précision dans la classification des faits ; en ce qui concerne le nourrisson, la syphilis héréditaire joue un rôle évident prouvé par l’efftcacité du traitement mercuriel ; on a pu également incriminer avec raison le paludisme ; chez l’adulte, nous avons observé le syndrome au cours d’une tubercu-
Restent les cas où l’affection semble primitive en apparence, bien qu’il soit possible d’incriminer les tumeurs primitives ou secondaires des organes hématopoiétiques ; les formes dites primitives, se rapprochent
entre lesquelles elle constitue comme une forme intermédiaire ; peutêtre la myélomatose aleucémique pourrait-elle être incriminée ; pourtant les lésions prédominantes de la série rouge médullaire et les réactions myélocytaires qualitativement et quantitativement incomplètes assignent à la maladie une place distincte.
Splénomégalie avec anémie et lymphocytémie.
Il s’agissait de deux nourrissons atteints d’anémie et porteurs de grosses rates; les lésions sanguines se caractérisaient par une hypoglobulie manifeste avec absence presque complète d’hématies nucléées ; les globules blancs étaient en nombre normal, mais l'on comptait chez notre prcnner malade 73 et chez le second 67 lymphocytes et mononucléaires non granuleux pour 100 leucocytes, proportion très supérieure à la lymphocytose observée normalement chez le nourrisson et qui ne dépasse pas 60 0/0, il s'agissait vraisemblablement du syndrome clinique décrit par Von Jakchs et Luzet ; mais ici l'anémie s’accompagnait de lymphocytémie, tandis que dans la plupart des cas c’est la myélémie
La myélémie (sa valeur séméiologique) (en collaboration avec P.-Emile Weil).
où s'observe la myélémie et la valeur de ce symptôme au point de vue du diagnostic de diverses maladies.
Diagnostic des splénomégalies chroniques (en collaboration avec P.-Emile Weiv).
Dans cette revue générale nous avons admis trois classes de faits dont nous avons étudié la valeur séméiologique ; tantôt, en effet, la rate, les ganglions et accessoirement le foie sont simultanément hypertrophiés, c’est le syndrome spléno-adénique ; tantôt la rate et le foie sont seuls intéressés, c’est le syndrome spléno-hépatique ou képato-splénique suivant le viscère le plus touché. Enfin la splénomégalie peut res-
ques sont demeurées très incomplètes ; l’étude de 5 cas personnels qui concernaient le chien, jointe à celle des travaux déjà publiés, nous aconduits à des constatations plus précises.
La leucémie lymphoïde existe chez le chien d'une manière indiscutable : chez l’un d'eux, porteur d’adénopathies volumineuses et de tu-
dont 90 lymphocytes et mononucléaires.
en médecine vétérinaire, mais nous avons eu l’occasion de caractériser un syndrome qui s’en rapproche ; il s’agissait de 2 chiens porteurs d’adénopathies multiples qui moururent à la suite d’une cachexie progressive ; chez l’un d’eux on comptait 165.000 globules blancs dont 93 polynucléaires, et quelques rares cellules de Turk (mononucléaires basophiles non granuleux). A l’autopsie, l’hyperplasie généralisée des organes hématopoiétiques portait exclusivement sur le mononucléaire basophile non granuleux ; il s’agissait donc bien d’une réaction myéloïde, mais anatomiquement imparfaite et contrastant avec l’hyperleucocytose sanguine, qui portait sur l’élément adulte par excellence, à savoir le poîy-
De l’étude microscopique de 2 cas concernant un chien et un cheval nous avons pu conclure qu’une hyperplasie lymphoïde généralisée des organes hématopoiétiques, peut se traduire par une lymphocytose sanguine sans hyperleucocytose chez l'animal comme chez l’homme : à côté des formes leucémiques de la lymphomatose il faut admettre l’existence d’une forme aleucémique yroAxsXio. par la môme lésion initiale et
bre des leucocytes étant exceptée.
lus que nos prédécesseurs, nous n’avons pu reproduire la mas’agissait pourtant non pas d’inoculer la leucémie de l’homme
les mononucléaires basophiles non granuleux.
S’agissait-i! d’anémie pernicieuse proprement dite ou bien d’une lymphadénie atténuée ? On sait qu’il existe dans la littérature médicale un certain nombre de cas dclymphomatosc leucémique ou aleucémique ayant évolué sans tumeur apparente, tandis que le sang offrait des lé-
divers organes l’existence de lymphomes microscopiques ; rien de pa-
anémie pernicieuse mais d'une espèce particulière : c’est qu’en effet il ne s’agit pas ici d'une anémie pernicieuse dite plastique, où la réaction myélémique est plus ou moins accentuée, ni de la variété aplastique où cette myélémie est absente, mais où la moelle est réduite à une masse
ments primordiaux, lymphocytes et myélocytes basophiles non granuleux, éléments qui, s’ils représentent la partie vraiement embryonnaire du tissu hématopoiétique, en constitueraient aussi Yultimm moriens.
comme point de départ les ganglions trachéo-bronchiques ; histologiquement, il s’agissait d’un lymphadénome contenant quelques grosses cellules atypiques et remarquable par le grand nombre des cellules éosinophiles qui l’infiltraient.
En collaboration arec MM. Enriquez et Rathery nous avons rapporté l’observation d’un malade ayant succombé aux suites d’une anémie pernicieuse dite cryptogénétique mais qui, loin de suivre une progression régulière comme c’est l’habitude, présenta une rémission de plusieurs
assez longue pour avoir fait espérer un moment la guérison complète.
Notre observation, qui doit être rapprochée de celles apportées par MM. Ménétrier, Vaquez, démontre bien qu’il est nécessaire d’opposer
sue fatale procède par étapes entrecoupées de rémissions plus ou moins longues ; en présence d’une anémie qui en dehors de toute cause appréciable revêt le type dit pernicieux, le pronostic doit donc rester exceptionnellement réservé et l’on ne saurait considérer comme la guérison définitive ce qui n’est le plus souvent qu'une amélioration trompeuse et passagère.
Le sang de notre maiade ne montra qu’une myélémie peu marquée, mais, en revanche, la prolifération méduliaire était manifeste et portait
caractérisée par l'atrophie souvent complète du tissu hématopoiétique ; il s’agissait bien d’anémie plastique, forme caractérisée non par l’intensité mais seulement par l’existence de la réaction myélémique ; si relative que puisse donc paraître en certains cas l’épithète de plastique attribué à une anémie grave, elle a le mérite de s’opposer à celle d’aplastique comme un fait positif à un fait négatif,et le terme d’hypoplastique proposé par M. Chauffard devrait en réalité s’appliquer non à l’exception, mais à la majorité des cas d’anémie pernicieuse avec réac-
les caractères d’une fllaria loa.
Notons que jamais on ne put déceler d’embryons dans le sang circulant. On comptait au début, sur 100 leucocytes, 53 polynucléaires éosinophiles ; après l'extraction de la filaire réosinophilie était tombée à 38 0/0 ; en même temps que les phénomènes douloureux s’atténuaient les œdè'
ilAI.ADll<:S DU SASTÈIIK NEaVKUX |
Hémorragie de la protubérance. j
Hémorragie des méninges rachidiennes (en collaboration avec [ M. le D' Netter). i
il s’agissait d'un jeune enfant qui au cours d’exercices de gymnas- ! tique perdit connaissance et tomba dans le coma ; la ponction lombaire pratiquée au moment de la mort permit de retirer du sang presque ; pur ; le diagnostic fut vérifié à l’autopsie. . ,,
Syringomyélie avec ankylosé spondylo rhizomélique (en collaboration avec M. le D' Acbaro). -1
avons observé une rigidité de la portion cervico-dorsale du rachis et une ankylosé des épaules. Le thorax présentait en entre la formation dite « en bateau ».
Erythème thoracique en bande segmentaire. — Accompagnement d’épanchement pleural (en collaboration avec M. le D' ; Achabd). ;
Chez un malade atteint de pleurésie séro-hbrineuse à petit épanche- ^ ment, nous avons constaté l’existence d’une bande érythémateuse ) siégeant sur la région correspondante du thorax et exactement hori- j zontale; il semble bien que l'exanthème cutané et qup l’exsudation pleurale aient été les deux manifestations parallèles d’une même cause pathogène. i