INDICATIONS GÉNÉRALES
1892 (prix Laborie à la Société de chirurgie en 1893, à l’Académie de Médecine en 1894, publié en 1896), et dont j’ai donné, en 1905, une édition remise au point, mais avec suppression de la bibliographie (considérable dans la première édition), est documenté par 30 observations de ma pratique personnelle.
I. Anatomie et physiologie. — Il est divisé en deux parties : dans l’une sont étudiées l’anatomie et la physiologie dans leurs conséquences chirurgicales, les indications opératoires générales et la séméiologie d’ensemble, le manuel opératoire; dans l’autre sont passées successivement en revue les lésions traumatiques, les tumeurs, les complications des otites, l’épilepsie, l’hydrocéphalie, la microcéphalie, les psychoses.
On y trouvera une description complète des circonvolutions cérébrales empruntée aux publications de Paul Broca dans la Revue d'anthropologie ; après vérification sur bien des cerveaux, et pas seulement par piété filiale, j’ai toujours trouvé que cette description était la plus claire et la plus précise. J’en dirai autantpour la topographie cranio-cérébrale, sur laquelle on a publié depuis une vingtaine d’années une quantité de mémoires et de procédés opératoires rj’aitâché d’en donner la revue à peu près complète, mais je n’ai pas trouvé qu’on aitajouté grand’chose de pratique aux recherches initiales de P. Broca et de son élève Lucas-Championnière. Une précision extrême n’est pas fort utile, puisque nous devons toujours ouvrir de très larges brèches, et il convient de vulgariser le procédé le plus simple, j’allais presque dire le plus grossier.
J’ai ensuite résumé, sans aucune préoccupation doctrinale, ce que nous savions en 1896 sur les localisations cérébrales.
II. Indications chirurgicales générales.— Peu à peu précisées, ces données d’anatomie, de topographie, de physiologie, nous ont permis, le jour où la trépanation en soi devint inoffensive, de poser dans leur ensemble les indications de la chirurgie cérébrale.
Ici, deux cas sont à distinguer selon que la lésion occupe une région neutre du cerveau ou une des régions, encore peu étendues, dont nous connaissons à peu près les fonctions. Celles-ci, quoi qu’on en ait dit il y a une trentaine d’années, ne sont pas d’une précision extrême, et le fait pratique est que, quand il y a désaccord entre un signe extérieur, un enfoncement par exemple, et un signe de localisation, le chirurgien devra donner la préférence au signe extérieur: on m’a reproché cette opinion en 1896; ce qui s’est passé depuis en physiologie cérébrale lui a donné
dans le colobome de la lè^ rch. d'ophtalmologie, 1889,
246. Bec-de-lièvre supérieur, absence du tubercule médian (£ul/. de la Soc. anal y
247. Traitement des fissures ccngénitaies de la lèvre supérieure et du palais
{Revue de stomatologie, janvier et novembre 1893).
248. Vices de développement de la face et du cou, article du Traité de chirurgie
(dirigé par Duplay et Recius), t. VI, Paris, 1891 ; 2» édition, 1898.
249. Note snr un cas de persistance dn cartiiage de Meckel avec absence de
l’oreille externe du même côté. Considérations sur le développement du maxillaire inférieur et des osselets de l’ouïe (en collaboration avec M. O. Lenoir) {Journ. de Tanat. et de la phgs„ 1896, p. 669).
230. Valeur de la palatoplastie eu deux temps (Bull, delà Soc. de chir., 1904, p. 78).
251. La technique et les résultats de la palatoplastie (Jiev. d’orihop., !«'■ janvier
1905, p. 1; Presse méd., 13 mai 1903, p. 298).
252. Bec-de-lièvre complexe de la lèvre supérieure {Journ. des pral., 1906, p. 1).
253. Malformation et implantation sur la joue du pavillon auriculaire (avec
M. Barbet) {Pevue d'ortkop., 1908, p. 463).
Jusqu’en 1879, il a été admis sans conteste que le bec-de-lièvre latéral complexe de la lèvre supérieure, dans sa forme la plus ordinaire, fendait l’arcade alvéolaire entre l’inter-maxillaire et le maxillaire proprement dit, c’est-à-dire entre l’incisive latérale et la canine. On donnait l’interpréta-
de 10 à 12 p. 100. Aussi, jusqu’à ces derniers temps, m’étais-je prononcé, comme Trélat, en faveur de l’opération différée jusqu’à ù ou 5 ans. Je ne tiens guère compte de la discussion sur la valeur de la phonation dans cette indication ; opérez le nourrisson, disent les uns, parce qu’il ne contractera pas d’habitudes vicieuses; opérez, recommandent les autres, quand l’enfant sera assez raisonnable pour prendre bien des leçons de diction, indispensables. Mais ni d’un côté ni de l’autre on ne fournit une statistique vraiment démonstrative et sur ce point je n’en ai pas de pro-
Depuis quelques mois, j’ai mis à l’étude, cependant, l’opération précoce : je n’ai encore rien publié sur ce sujet.
Ma statistique intégrale, jusqu’en janvier 1905, donnait en chiffres ronds 70 p. 100 de succès en une fois et 30 p. 100 de retouches faites ou à
II. — Des fissures faciales j’ai rapproché, à cause de leur origine par malformation branchiale, des anomalies de l’oreille externe et moyenne. Une mention suffît pour l’implantation en pleine joue d’un pavillon rudimentaire (n<'253). Sur l’enfant de 3 mois que j’ai disséqué avec M. O. Lenoir (n‘’249), le pavillon droit était accompagné d’appendices préauriculaires. A gauche, ilétait remplacé par deux ou trois tubercules informes, sans conduit externe. De notre dissection, publiée avec dix dessins, de l’étude des pièces absentes, des pièces conservées et de leur forme, nous concluons que le cartilage de Meckel intervient dans l’ossification du condyle et du bord postérieur de la branche montante du maxillaire inférieur, que probablement les deux premiers arcs branchiaux entrent dans la constitution du marteau et de l’enclume, l’apophyse de Raw et le manche du marteau représentant respectivement les prolongements postérieurs de ces arcs.