Tumeurs congénitales et malformations de la région
crânienne et de la face.
( Traité de chirurgie clinique et opératoire, t. V, p. 673-758,85 pages.)
15. — Tumeurs et difformités congénitales de la région crânienne
et de la face.
(Nouveau Traité de chirurgie, tasc. XV, p. 1-150.)
Déjà, dans la première de ces monographies, j’avais apporté un soin particulier à l’étude de ces questions. Indépendamment des quelques nouveautés que j’avais pu y introduire successivement, en idées et instrumentation, je m’étais appliqué à ne rien laisser dans l’ombre de ce qui avait été dit et fait d’important antérieurement.
Dans une première partie, consacrée aux tumeurs développées sur le trajet des fentes embryonnaires, figuraient les kystes dermoïdes et mucoïdes, répartis dans des régions bien connues cliniquement parlant, puis les tumeurs solides «f origine fissuraire : fibro-chondromes et fibro-lipomes, lipomes, angiomes, lymphangiomes, productions beaucoup plus rares, saut les angiomes, que les précédentes.
En second lieu, je faisais un exposé aussi completquepossible des malformations par défaut de soudure des bourgeons embryonnaires de la face.
Après les exceptionnelles fistules congénitales du crâne et de la face, prenaient place les fissures superficielles et profondes, dont les unes constituent des raretés et les autres sont assez communes (6ec-de-fîèere, division palatine), avec leurs diverses variétés ou combinaisons. L’étiologie et la pathogénie de ces dernières, encore bien obscures à certains égards, ont été exposées suivant l’état actuel de la science, mais avec une prédi¬
lection marquée pour la théorie d’Albrecht, qui concerne la situation dos fissures à l’égard des os intermaxillaires. Il semble démontré, par les travaux de cet auteur et ceux d’A. Broca, qu’elles siègent entre les deux os intermaxillaires et non en dehors de l’intermaxillaire externe (fig. 5 et 6).
La plus grande partie de l’article est remplie par des descriptions de procédés opératoires classiques ou plus modernes. Je n’ai pas craint d’insister beaucoup sur des détails que je considère comme très importants pour le succès des interventions. J’ai consacré aussi beaucoup de pages
à la discussion des points qui partagent le plus les chirurgiens : les troubles physiologiques occasionnés par ces difformités, Vâge opportun pour les interventions suivant les variétés du bec-de-lièvre et aussi, en ce qui concerne les divisions du palais osseux et du voile, les résultats phonétiques des restaurations palatines, les accidents opératoires, les opérations en deux séances.
techniques; j’ai in¬
troduit dans le texte le plus possible de photographies prises sur mes opérés et montrant, par l’exemple, ce qu’on a le droit d’espérer même dans des cas très difficiles. Ainsi se sont trouvés réunis dans un cadre unique, à côté de faits inédits tirés de ma pratique, les documents que jusque-là on ne pouvait trouver qu’éparpillés dans de nombreuses publications françaises ou étrangères (fig. 7 et 8).
La deuxième édition de notre Traité de chirurgie m’a fourni l’occasion de combler quelques lacunes et d’élargir certains exposés ; mais le fond de mes idées ne s’est modifié en rien. Je demeure fidèle aux procédés personnels ou impersonnels qui m’ont donné le succès dans presque toute mes interventions, et aussi à la fixation de l’âge de cinq à six ans pour
l’urano-staphylorraphie, sauf réserve pour quelquescas où l’on peut opérer des enfants plus jeunes. Cette fois j’ai pu m’appuyer sur des statistiques importantes publiées en France ou à l’étranger depuis la rédaction de mon premier article. Les statistiques allemandes surtout m’ont fourni des arguments difficiles à réfuter.
Les éléments nouveaux que j’ai introduits dans mon second article sont surtout relatifs à la pathogénie indirecte des malformations faciales, à l’influence des états pathologiques des procréateurs, tuberculose : infections aigués ou chroniques, syphilis de première ou de seconde génération, au rôle de l’hérédité et de la consanguinité, importantes questions encore bien obscures à certains égards et sur lesquelles on commence seulement à avoir quelques clartés.
B, - TRAVAUX PRÉSENTANT DES IDÉES PERSONNELLES . ET DES FAITS NOUVEAUX.