I. - ANATOMIE
1. — Recherches anatomiques et considérations physiologiques sur la circulation veineuse du pied et de la jambe.
(Voy. l’analyse ci-dessus, p. 10.)
2. — Note sur un ligament non décrit du péricarde (ligament costo-péricardique).
(Par O. Lannelongue et A. Le Dentu, in Arch. de phys, normale et pathologique^ 1868, t. I, p. 448.)
Un concours pour le prosectorat, où nous avions à préparer en pièces sèches les troncs veineux brachio-céphaliques, nous fournit, à mon collègue Lannelongue et à moi, l’occasion de remarquer la présence, dans le médiastin antérieur, d’un ligament dont les ouvrages classiques d’anatomie ne renfermaient aucune description et ne faisaient même pas mention. Ce ligament se détache obliquement de la face antérieure du péricarde, à 2 centimètres environ au-dessous du point où la séreuse se réfléchit sur les gros vaisseaux de la base du cœur. Il monte en s’élargissant jusqu’à la partie supérieure du thorax et prend des insertions sur la première côte, des deux côtés, en avant de la veine sous-clavière, en arrière de l’articulation costo-claviculaire.
Sur la ligne médiane et entre ces deux insertions latérales, il se continue avec le feuillet aponévrotique qui tapisse la face postérieure des muscles sterne-thyroïdiens.
Ce ligament renferme dans son épaisseur les débris du thymus sous forme de deux traînées jaunâtres, ce qui donne à penser qu’il n’est, du moins en partie, que la gaine conjonctive de cet organe modifiée par les progrès de Tâge. Or, pour que la gaine d’un organe qui disparaît très tôt, presque dès la naissance, ne subisse pas de son côté l’atrophie
qui frappe cet organe, il faut que sa conservation réponde à une fin précise et spéciale. D’où l’on peut conclure qu’on ne saurait considérer ce ligament comme un débris sans importance, mais que, par ses connexions, il est appelé à un nouveau rôle ; celui de contribuer à la fixation, à la suspension du péricarde et, indirectement, du cœur.