‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 144 sur 152 · De la grossesse extra-utérine · texte numérisé non relu

De la grossesse extra-utérine

{Éludes de Clin, chir., XX, p. 204.)

A l’époque où cette leçon a été publiée, on discutait encore beaucoup relativement à la conduite à tenir dans le cas de grossesse ectopique. J’ai insisté sur les signes capables de mettre quelquefois sur la voie du diagnostic : troubles de menstruation, retards plus ou moins marqués, modifications de la mamelle et de l’aréole, etc. J’ai rappelé les cas d’hématocèle à début inquiétant et dont lés symptômes se calment après un temps quelquefois assez court, et l’intérêt qu’il peut y avoir à attendre que l’épanchement sanguin se soit enkysté, avant de décider de la nécessité de l’intervention.

Il est opportun et légitime d’agir toutes les fois que la vie est menacee, ou que la grossesse supposée n’a pas dépassé ni même atteint cinq mois. Si la grossesse a atteint six mois et semble suivre son cours sans occa* sionner des accidents, si après avoir atteint six mois et davantage sa marche est interrompue par la mort de l’enfant, il faut attendre pour intervenir, dans le premier cas, que le foetus vivant soit âgé d’un peu moins de sept mois (on peut alors le sauver), et, dans le second cas, attendre jusqu’à ce qu’on puisse penser que le placenta s’est atrophie. En effet, ce qu’il faut redouter, c’est l’hémorragie au moment du décollement du placenta. Donc, que l’enfant soit mortou vivant, il faut laisser le placenta en place et attendre qu’après l’opération il s’atrophie graduellement et se dessèche entièrement.

411.—Présentation de deux embryons provenant d’une grossesse tubaire à sac unique.

{Bull, de VAcad. de méd., 1896, t. XXXV, p. 214.)

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