Procédé spécial de cure radicale des hernies
(fier, de chir., 1900, t. II, p. 731.)
Ce pro(îédé consiste essentiellement dans un plissement de l’aponévrose du grand oblique et de toute t épaisseur de la paroi antérieure du canal inguinal en avant du cordon spermatique. Il faut commencer par isoler le sac et par le rebrousser vers une petite boutonnière faite à la paroi abdominale à plusieurs centimètres au-dessus de l’orifice du canal, à la façon de Kocher. Là on le fixe et on résèque tout ce qui dépasse. Le plissement s’obtient au moyen de plusieurs anses de fils de catgut placés à travers la paroi antérieure du canal dans des plans verticaux perpendiculaires à taxe longitudinal du pli. En serrant et en nouant les fils, on détermine la formation du pli. Des adhérences suffisamment solides des tissus le maintiennent ensuite. La fermeture partielle de l’orifice inguinal par des points directs complète l’opération.
Ce procédé ne convient qu’aux hernies commençantes ou de dimen-
21. — La colopezle (fixation du côlon à la face Interne de la paroi abdominale) associée au procédé d’Allingbam dans la technique de l’anus artificiel iliaque.
(Congrès frantais de chirurgie, 1908, p. 372.)
Le renversement des bouts de l’intestin avait trop de tendance à se produire après l’emploi de certains procédés d’établissement de l’anus artificiel (colostomie). J’ai cherché à éviter cet inconvénient en préconisant un procédé mixte inspiré de celui du chirurgien anglais Herbert Allingham.
Ce dernier consiste essentiellement, une fois faite l’incision de la paroi abdominale, à exercer sur le côlon iliaque une traction suffisante pour tendre les deux bouts. Cette traction amène au dehors une anse plus ou moins longue, suivant que le mésocôlon est plus ou moins long. On fixe alors l’intestin et le mésocôlon par quelques fils extérieurs aux bords de la plaie, on pince la portion extériorisée avec un clamp (pince à pression continue) muni de pointes, placé à un pouce en avant de la plaie, puis, dans un délai variant entre douze heures et trois jours, on coupe tout ce qui dépasse, et le lendemain on enlève le clamp. L’anus artificiel est constitué, et, par le retrait graduel des deux moignons d’intestin, il se met de niveau avec la paroi abdominale.
Le renversement du côlon n’est guère à craindre dans ces conditions. Pour le rendre encore plus difficile, j’ai pensé qu’il pourrait y avoir avantage, une fois que l’intestin a été attiré au dehors, à fixer le bout supérieur à la paroi abdominale, à quelques centimètres au-dessus de l’incision.
Cette précaution serait sans doute inutile si les tractions exercées sur les deux bouts avaient fait constater que le mésocôlon est court. Elle s’imposerait si le mésocôlon avait une longueur exagérée. Elle m’a paru réaliser un progrès dans le cas où j’y ai eu recours.