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Procédé nouveau pour la suture des tendons

{Comptes rendus du Congrès international de médecine de Genèoe, 1877, p. 329.)'

Ce procédé consiste à former une sorte de cadre, avec un fil d’argent passé transversalement dans les deux bouts du tendon coupé, à quelque distance du bord libre. Les deux extrémités de ce fil sont ramenées au dehors par l’intermédiaire d’un petit tube en plomb et tordues à leur sortie de ce tube. Cette disposition est destinée à en faciliter l’ablation.

A partir du jour où les chirurgiens ont eu à leur disposition des fils résorbables de catgut et des fils de soie bien stérilisés et très fins, ce procédé de ténorraphie a. pu être beaucoup perfectionné, et je l’ai réglé delà manière suivante :

On passe transversalement, dans l’épaisseur de l’un des bouts du tendon coupé, un fil de soie très fine. Ce même fil est passé ensuite, en sens inverse, dans l’épaisseur de l’autre bout, et on noue les deux extrémités du fil sur le côté, en ayant soin de serrer juste assez pour que les deux tronçons soient affrontés bout à bout. Leurs extrémités sont alors maintenues dans un contact parfait par deux fils séparés allant directement de l’un à l’autre, constituant une suture dtappui. Le premier fil forme par l’ensemble de ses directions une suture en cadre.

Ce procédé ne saurait convenir pour la suture des tendons très plats ou très grêles. Il a été appliqué ultérieurement à la suture des nerfs sectionnés.

16. — Procédé de traitement du symblépharon (union oioatrioielie d’une paupière et du globe oculaire) par l’autoplastie conjonctivale.

{Congrès pour l’avancement des Sciences, Lyon, 1873.)

Sur un malade atteint de symblépharon de la paupière inférieure, après dissection des adhérences de cette dernière avec le globe oculaire, un lambeau en pont, emprunté au segment supérieur de la conjonctive bul* bairo intacte, fut^abaissé au-dessous de la cornée et fixé sur le segment

inférieur de l’œil. Des fils partant du bord inférieur de ce lambeau, au niveau du cul-de-sac conjonctival inférieur, furent fixés, après transfixion de la paupière inférieure, sur la surface cutanée de cette dernière.

17. — Opérations diverses pour le relèvement de la pointe du nez et la réfection de la narine chez les sujets atteints de bec-de-llévre compliqué.

(Traité de chirurgie clinique et opératoire, t. V, p. 735, et Nouveau Traité de chirurgie.

Ce sont de petites opérations de perfectionnement qui corrigent certains inconvénients presque inévitables des procédés employés couram-

Par exemple, après l’utilisation de la partie cutanée du lobule intermaxiiiaire pour la réfection de la lèvre supérieure, la pointe du nez se trouve psxioii disgracieusement attirée en bas. J’ai indiqué un moyen d’en obtenir le relèvement.

D’autre part, la reconstitution d’une narine largement ouverte, étalée et onduleuse, est défectueuse si l’on se borne à rapprocher par une suture directe les portions de la lèvre qui devront en reformer le bord intérieur. Un petit lambeau taillé aux dépens de l’ourlet muco-cutané de la narine, et fixé à la base de la cloison, assure une réfection très satisfaisante.

Si la forme onduleuse de la narine persiste, on peut la corriger par l’excision d’une petite portion de tissu plus large du côté des téguments que du côté de la muqueuse. En serrant les fils de suture, .on lait disparaître l’ondulation.

18. — Traitement de la constriction cicatricielle des mâchoires par la désinsertion du masséter et du ptérygoldien interne.

(Bull, de la Soc. dechir., 1891, p. 64.)

Cette opération a donné un excellent résultat chez la malade qui m’a fourni l’occasion de l’imaginer. Une incision correspondant à l’angle du maxillaire inférieur conduit directement sur les insertions inférieures des deux muscles. Quelques débridements avec le bistouri et les ciseaux, et le décollement avec la rugine de ces muscles adhérents aux deux faces de la branche montante font le reste. Il importe de maintenir avec soin l’ouverture de la bouche pendant les jours suivants.

19. — Diverses opérations pour combattre l’hypertrophie diffuse des os de la face.

{Clinique chirurgicale, 1904, XV, p. 176.)

A diverses reprises, je me suis occupé de cette altération particulière du squelette de la face et du crâne, dont la cause est encore inconnue. Il sera question plus loin des travaux qui la concernent au point de vue pathologique. Ici je me borne à dire que je crois avoir inauguré la thérapeutique chirurgicale de ces difformités considérées antérieurement comme de . simples curiosités anatomiques. L’abrasion des masses exubérantes, la reconstitution des narines oblitérées, au moyen du ciseau et du maillet, arrêtent habituellement la marche de l’hyperplasie osseuse, tout en corrigeant les déformations de la face dans une certaine mesure. Horsley a eu recours plus récemment, en Angleterre, à des opérations du même genre, et avec un succès encourageant.

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