Curettes pour l’extraction des calculs du rein
(Traité des affections chirurgicales des reins, p. 638.)
De formes diverses, elles pouvaient faciliter les manœuvres à une époque où le manuel opératoire de la néphrohthotomie n’avait pas encore été aussi simplifié qu’il l’est maintenant.
39. — Pinces spéolMes pour Ite pineemeot dés* ligaments larges dans l’hystérectomle (ablation de l’utérus) par la vole vaginale.
(BkM. de la Soc. de chic., 1^5, p. 738; et Traité de l’extirpation totale de l’utérus
L’histoire de ces pinces vaut peut-être qpe je m’y arrête un instanh De 1878 à 1882, l’hystérectomie vaginale, exécutée en France en 1828 par Récarrmr, est pratiquée en Allemagne par Czerny, Billroth, Sehrœder, Martin, Olshausen. Péan, Démons et Dudon la réintroduisent en France (1882-1883). D’autres cas publiés par J. Bœckel, Tillaux, Terrier, Gillette, Le Déntii, Rîchelbt, suivent de près avec des fortunes diverses.
La technique était encore mal réglée. Je travaillai la question sur le cadavre, et j’élaborai un procédé mixte consistant dans l’hémostase provisoire au moyen de pinces spéciales ei de ligatures multiples des ligaments larges. L’héinostase provisoire avec les pinces pouvait devenir définitive par le maintieni en^ place des pinces en cas de crainte d’hémorragie.
Que Zweifel, Freund, Péan, Spencer Wells aient fait de la forcipressure avec des instruments quelconques, de forme non précisée, ou en aient conçu la possibilité, prévu les avantages, dès 1880, 1881 ou 1882, le fait ne paraît pas contestable, mais il n’en reste pas moins certain que les pinces spéciales que j’ai présentées à la Société de chirurgie, en 1885 (BuU., p. 738), possédaient des formes qui sont devenues définitives. Ce sont des pinces à mors courbés sur le champ, ayant 0”,06 de longueur. L’augmentation de la longueur des mors et de la solidité de l’instrument tout entier en a fait les pinces dites de Richelbt, mieux adaptées au but, le fait est certain.
Il est vrai que celles-oi n’étaient plus destinées à la simple hémostase provisoire combinée à la ligature multiple, comme dans le procédé que j’avais étudié, mais à la forcipressure permanente et définitive. J’ajoute •que Riohelot ne s’est servi du modèle qui porte son nom qu’en 1886.
40. — Valve spéciale pour l’hystéropexle vaginale (fixation de l’utérus par le vâgln).
{Clinique chirurgicale, p. 520.)
Cette vaive se compose de trois-parties fortement coudées lesunes sur les autres. La coudure de lai partie terminale peut être augmentée oui.
diminuée au moyen d’une vis de rappel. Elle a été imaginée en vue de l’opération qui consiste à fixer la matrice déviée en arrière, derrière la vessie, sur la paroi antérieure du vagin.
Une fois le cul-de-sac péritonéal vésico-vaginal ouvert, on va à la recherche de l’utérus, et on introduit la partie terminale de la valve derrière la face postérieure de cet organe. Il suffit de faire jouer la vis de rappel pour exagérer la coudure du segment terminal et ramener l’utérus en avant. On peut maintenir l’instrument en place jusqu’à ce que les premiers fils fixateurs aient été,posés.