De l’effort
(Nouf. Dieu de méd. et de chir. pratiques, t. XII, p. 425-449.)
Cette question de physiologie venait d’être rajeunie par les recherches poursuivies sous divers points de vue par Longet, Bouley fils, Maquet, Morel-Lavallée, Krishaber, M.arey.
Considérant que l’effort est très variable dans son intensité et dans ses formes et que (pour adopter la classification de Verneuil) il peut être général ou thoraco-abdominal, abdominal ou expulsif, ou simplement thoracique, considérant encore que Vocclusion de la glotte, dont Is. Bourdon et J. Cloquet avaientfait la caractéristique de l’effort, n’est pas constante, mais bien contingente, je me suis arrêté à la définition suivante, qui s’inspire plus de la condition fondamentale de l’effort que de son résultat: « C’est un ensemble de contractions musculaires ayant pour condition la fixation complète ou incomplète, générale ou partielle, du thorax, avec ou sans suspension de la respiration. »
Une partie importante de cet article est consacrée kV influence de V effort sur la circulation. Dans une série de tracés du pouls pris avec divers sphygmographes, j’ai constaté des modifications dece dernier différentes, je ne sais pourquoi, de celles que Marey avait enregistrées. Voici le résumé de ces observations :
Pendant la respiration normale, il se produit une légère accélération du pouls pendant l’inspiration et un faible ralentissement pendant l’expiration. La simple suspension de la respiration sans effort détermine un ralentissement notable des pulsations cardiaques.
Pendant \’effort avec suspension de la respiration, on observe ce qui
1“ Il y a d’abord ralentissement puis accélération des pulsations, puis de nouveau ralentissement quand l’effort cesse ;
2» La tension dans l’aorte est d’abord augmentée, puis diminuée, enfin augmentée de nouveau ;
3® Dans la radiale, la tension est augmentée, puis diminuée, puis aug-mentée de nouveau ;
4“ Les pulsations cardiaques sont d’abord ralenties, puis elles s’accélèrent tardivement, et elles se ralentissent de nouveau quand la respiration reprend son cours physiologique.
D’autre part l’examen des conditions physiologiques du chant m’ont amené à affirmer la prédominance du diaphragme sur les autres muscles régulateurs de la respiration pendant cet effort spécial.