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Des pansements antiseptiques

(Bull. de la Soe. de chir., 1879^ p, 229.)

Par suite de diverses circonstances, parmi Ifesquelles les bons résultats tournis par le pansement ouaté d’Alphonse Guérin occupent la première place, l’essor de l’antisepsie listérienne ne se produisit en France que vers 1875 et 1876 sous l’impulsion de M. Lucas-Championnière. Ce tilt à cette date que, l’un des premiers à Paris, j’embrassai sans réserve la nouvelle méthode, et cela me permit d’en prendre chaudement la détense dans une discussion importante qui eut lieu à la Société de chirurgie en 1879.

Après avoir affirmé ce principe que la septicémie est loin d’être une dans ses causes, — à cette époque les diverses espèces microbiennes étaient encore assez mal différenciées, — j’en esquissai les principaux types cliniques, puis j’exposai les résultats de ma pratique antiseptique depuis 1876, mais surtout pendant plus de deux années d’exercice comme chirurgien de l’hôpital Saint-Antoine. Certes ces résultats sont très inférieurs à ceux qu’on obtient actuellement dans la chirurgie courante, mais une pareille révolution exigeait quelque temps pour donner tous ses fruits. Nous n’étions pas encore assez sûrs de nous, de notre rigueur à appliqueras préceptes dumaitre. En tout cas, ma conviction était déjà profonde, et je concluais par cette phrase: «Je n’oserais pas aujourd’hui pratiquer une opération grave ou même de moyenne importance sans avoir recours à la méthode de M. Lister, ou au pansement ouaté de M. Guérin. »

9. — La part d’antisepsie nécessaire dans les opérations et dans le traitement des plaies.

(BuU. méd., 12 déc. 1906.)

Dans-cette leçon, j’ai essayé de mettre en lumière certaines véritéscompromises par T emploi exclusif de l'asepsie.. Sans doute celle-ci' est suffisante pour lapréparation des instruments et des objets de pansement; au moins égale sous ce point de vue à l’antisepsie, mais elle reste notoirement au-dessous-de sa tâche pour la désinfection-des téguments — peau du malade et mains du chirui^en — pour le traitement des plaies infectées ou atones. Les antiseptiques sont ici d’une utilité indiscutable

par leur pouvoir neutralisant, complet ou incomplet, à l’égard crobeset de leurs toxines, ou simplement parleurs propriétésstimulantes.

La vieille chirurgie savaitles utiliser à ce dernier point de vue, en recourant largement au nitrate d’argent, au chlorure de chaux, à la teinture d’iode. Cette dernière substance, en particulier, jouissait dans la pratique journalière d’une faveur méritée. Son emploi en badigeonnages dans les anthrax, après leur incision et leur raclage, était chose banale, et il n’y avait pas de plaies atones, simples ou ulcéreuses, qui n’en connussent le contact répété. La vogue dont elle jouit en ce moment n’est donc pas pour surprendre beaucoup les hommes mûris ou vieillis dans la pratique.

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